~~~~~~~~~~~~~~~~ AVIS AU LECTORAT !

"Trompette de la renommée… Vous êtes bien mal embouchée…"

Georges Brassens.

 

 

Jardin du Luxembourg  - Paris
© chridriss

 

Que vous soyez

Cul rieur-curieux

De mes écrits-cris,

De mes poèmes-aime ;

Aimant le verbe,

Verbiage ( ?) Sans âge ;

 

Sujets de mes…

Compliments d’objections,

Compléments d’abjections ; 

De mes lettres à l’être

Vire-tue-elle ;

 

Amateurs à matrices

De mes mots dits

Bleus à l’âme ;

Amoureux de ma (la) plume,

Muses ou/et poètes,

Museaux ou/et musettes

À idées ;

 

Actrice,

Impératrice,

Inspiratrice,

À tristesse,

Soupirante, aspirante,

Aspirateur réacteur

De détresse en feux,

Sous respirateur

Art-y fit ciel,

 

J’espère vous donner

Mon oxygène littéraire,

Dans l’air du temps,

Dans l’ire du vent ;

Un peu de moi,

Un peu d’espace,

Un peu d’amitié,

Un peu d’amour,

Un peu de plaisir,

Un peu de bonheur….

et de VIE ! 

 

Chriss

 Retrouvez aussi mes mots en Poèmes ici

" makwacha" : entre peinture ancestrale et action humanitaire.

primitif-05-copyright-matthieu-lombard

copyright-matthieu-lombard

 

 

                                  Bonjour à tous !

 

          J’inaugure la nouvelle rubrique "Expo" sur mon blog avec cet article.

 

   Ce samedi 19 avril 2014, je suis allé avec une copine* (jusqu’alors "virtuelle" mais avec et après moult échanges écrits bien réels) à l’Exposition MAKWACHA à la Maison des Métallos (Paris20). Une première rencontre "dans la vraie vie" enrichissante (nous avons bien discuté) et emplie d’émotions positives.

   MAKWACHA est un village situé dans le Sud de la Province du Katanga en République Démocratique du Congo (RDC) où des femmes pratiquent l’art de la peinture murale sur l’extérieur de leurs maisons; appliquant des pigments naturels à base d’argile et de manioc à main nue ou à l’aide de pinceaux en crin d’animaux.

  Jusqu’alors, ces femmes perpétuaient une tradition en étant garante de l’héritage culturel et historique du village mais grâce au fond de dotation Artistes Africains pour le Développement (AAD), et sous le commissariat d’Hervé Di Rosa (fondateur du Musée International des Arts Modestes (MIAM), leur art est désormais accessible notamment au public français. 

  En parallèle, une action humanitaire a facilité l’accès à l’eau potable pour ce village en y creusant 3 puits. 

  Bien que ravis par cette découverte, nous avons eu quelques interrogations : en effet, comment concilier art et projet humanitaire ? Quels sont les intérêts de chaque partie ? Est-ce équitable et sincère ? 

  Ce questionnement devrait se faire à chaque fois qu’une association / ONG établit un partenariat avec l’Art afin de savoir si les intérêts sont bien communs et s’il existe un partage juste. Si ce n’est pas le cas, il me semble qu’il faille boycotter les coopérations douteuses.

   En ce qui concerne cette exposition, après quelques lectures sur le net, je ne sais si cette action est louable -vu l’aspect business des partenaires d’ ADD- mais je vous encourage à aller voir cette expo (jusqu’au 27 avril).

   Pour ces femmes et pour l’Art !

     Chriss ;)

 

 

* Merci Marielle pour ta compagnie si délicieusement précieuse !

 

 

                   Le 20/04/2014 - © chridriss

 

 

 

"La face cachée des mots" ou "La fesse cachot des mets" ?

"C’est parce qu’Ève reste qu’elle avale l’hanche des hommes…"

 

"Qui ne dit maux, qu’on sent au mâle".

 

"De mâle en pis" (proverbe de l’éleveur de bovin).

 

 

Chriss ;)

 

Le 18/04/2014 - © chridriss

Château-Rouge… (PART. 3 et fin)

        Un soir, alors que j’avais déposé des amis à la Gare du Nord, je passais par Château-Rouge afin de regagner le périph pour rentrer chez moi. Comme je n’étais pas pressé, je décidais d’y faire une rapide halte. C’est ce soir-là que je fis une belle rencontre bouleversante.

   En effet, dès que j’arrivais dans le quartier, je revis cette prostituée qui m’avait interpellé par sa tenue vestimentaire très banale et si peu sexy. Elle se tenait au même endroit et toujours habillée de la même manière. Contrairement aux autres femmes qui me glissaient un « On y va chéri ? » quand je passais devant elles ; celle-ci ne me demanda rien. Elle était discrète, à l’écart des autres. Je fis demi-tour et arrivé à sa hauteur, vu que je faisais presque du surplace, elle se décida enfin à me parler, en français avec un accent anglophone très prononcé. Elle semblait timide et assez jeune ; tout au moins, son visage reflétait une grâce juvénile où se dessinait autour de ses yeux légèrement maquillés une certaine fatigue. Je lui demandais d’où venait son accent ; elle me répondit qu’elle venait du Nigeria. Curieusement, elle ne paraissait pas prompt à me proposer une "passe". Peut-être parce que je n’avais pas l’attitude d’un client ? Peut-être parce qu’elle rechignait à se prostituer ? 

   Cependant, j’étais célibataire et bien seul affectivement et sexuellement à cette époque mais j’ai toujours su « gérer » ma libido. Je lui dis que j’allais faire un tour et que je repasserais peut-être la revoir. Elle me dit « Bye » avec une pointe de mélancolie dans le regard. Oui, de la mélancolie. Et de la lassitude.

   Ce soir-là et d’autres soirs – j’y suis retourné de nombreuses fois – j’eus l’occasion de discuter avec quelques-unes de ces femmes si décriées, si bafouées, si mal aimées (dans toutes les acceptions de l’expression). Bien sûr, à cause du lieu et des circonstances, ce n’était pas de grandes conversations mais je réussis à connaître un peu leur parcours (qui corroborait ce que j’avais entendu et lu auparavant). Elles semblaient assez résignées et fatalistes. La joie de vivre n’était pas visible dans leurs éclats de rire, bien que tonitruants. Je me souviens d’une Camerounaise en particulier qui m’avait parlé de ses enfants laissés « au pays » ; d’une Ghanéenne qui se moquait gentiment de mes longs cheveux car ce n’est pas bien pour un homme…mais aussi des regards réprobateurs d’hommes ; clients ou proxénètes que, visiblement, j’agaçais.

   Je me souviens de vous toutes qui avez échangé vos mots contre mon écoute ; qui avez donné du temps à un type qui vous en a fait perdre (pas de clients, pas d’argent pendant ce temps-là) ; qui avez osé braver les « souteneurs » (curieux mot !)qui nous observaient à distance ; qui avez fait confiance à un homme qui voyaient en vous d’abord des femmes avant de voir des prostituées… Pour tout cela, je vous en saurais toujours gré.

   Mais revenons à cette rencontre étonnante. J’étais donc retourné la voir après mon petit tour ce soir-là. Elle dut en conclure que j’étais in fine intéressé et me proposa une relation sexuelle tarifée. Elle avait un charme envoûtant et une grâce indéfinissable, que les autres prostituées n’avaient pas voire que beaucoup de femmes n’ont pas. Je dois avouer que j’étais ému et mal à l’aise. Bien que je n’avais pas l’intention d’accepter cette relation, je me sentais attiré par cette femme. Plus par ce qu’elle dégageait que par ses atours au demeurant très séduisants. J’étais intrigué.

   Rares sont les hommes qui confessent avoir des relations avec des prostituées : pas parce qu’ils ne veulent pas cautionner cet esclavagisme (mais ça peut aussi être un choix personnel)mais parce qu’ils auraient honte que leur famille, leurs collègues…, que la société le sache ! Je ne suis pas adepte de l’hypocrisie en général et je vous l’accorde, j’ai moi-aussi consommé la chair contre quelque argent à des périodes de ma vie où je n’avais pas les idées claires et éclairées. J’étais paumé et je ne me posais pas les bonnes questions sur la vie, sur ma vie. Cela ne m’excuse en rien. Depuis,  j’ai mûri et je trouve malsain et scandaleux de profiter de ces femmes, de toutes les femmes.

   J’avais envie de passer du temps avec V. Être juste en sa compagnie et discuter. Ce n’était évidemment pas possible de le faire là, dans la rue alors je lui signifiais que j’acceptais et nous montâmes dans ma voiture. Nous avons roulé jusqu’à une rue tranquille, assombrie par des arbres. Elle semblait effrayée, pas par moi mais par le fait d’être surpris par la police me dit-elle.

    Nous passâmes à l’arrière de la voiture. Je lui donnais la somme convenue. Elle commença à se dévêtir alors je lui dis que je voulais juste parler avec elle. Elle fut étonnée : ce ne devait pas être si souvent que quelqu’un paye pour faire causette ! Nous avons parlé pendant 20 minutes – un mélange d’anglais et de français – puis elle me demanda de la ramener à son angle de rue ; ce que je fis. Nous échangeâmes nos numéros de portable.

    De fait, nous nous appelions régulièrement et je passais la voir de temps en temps. Je lui donnais toujours la même somme pour  le même scénario. Elle me dit qu’elle aurait aimé refuser mais elle devait rembourser « sa dette » qui culminait à 14000 euros. Le prix de sa liberté !

    Selon elle, des personnes au Nigeria lui avaient proposé un travail en Europe ; ce qu’elle avait accepté. Mais une fois en Italie, on lui confisqua ses papiers et elle fût rapidement contrainte de se prostituer car ces personnes menaçaient sa famille en Afrique. Elle était en France depuis quelques mois quand je la rencontrais. Bien sûr, elle ne me raconta cela qu’après un certain temps de fréquentation.

    L’avant dernière fois que je la revis, elle me fit comprendre que je pouvais bien couché avec elle vu que je lui donnais toujours de l’argent sans le faire. Il s’était développé une certaine proximité entre nous : nous nous retrouvâmes à moitié nu dans la voiture ; elle était magnifique ! Mais je refusais d’aller plus loin ; elle n’insista pas. Nous restâmes ainsi un long moment blottis l’un contre l’autre. Juste de l’affection, de la douceur, de la tendresse partagée. Je comprenais surtout qu’elle le ferait par dépit, comme pour me "remercier" d’être une présence bienveillante. Je n’en tirais aucune gloire mais sur la route, en rentrant chez moi, je sus que j’avais bien agi. J’avais refusé une aventure sexuelle mais j’avais gagné une meilleure estime de moi. 

    Un jour, ou plutôt une nuit, j’émis l’hypothèse qu’elle s’arrêtât d’arpenter le trottoir et qu’elle se réfugiât chez moi. Elle me fit comprendre que c’était la pire des choses pour elle, sa famille…et pour moi ! Elle était prisonnière d’un système – dont personne ou presque se soucie. À 19 ans, quelle était sa destinée ? Elle m’assurait qu’elle ne prenait pas de drogue mais pour combien de temps ? Elle était forte mais si fragile. Elle rêvait de « prince charmant » qui paierait sa « dette » et l’emmènerait vers le paradis des gens « normaux ». Pour l’instant, elle sur-vivait en enfer.

    Je ne pouvais pas la voir le jour car elle dormait (travaillant toutes les nuits)et restait sous "surveillance".

   Le temps a passé. Nous avons continué à nous appeler mais je n’allais plus la voir : d’une part, je ne pouvais dépenser indéfiniment de l’argent ; d’autre part, je n’étais plus célibataire !

    C’était une relation humaine ambiguë : je n’étais pas un client, ni un pote, ni un ami, ni son boy-friend (pouvait-elle en avoir un ?)mais il existait un lien entre nous. 

    A l’instant où j’écris ces lignes, je n’ai plus de nouvelles depuis longtemps. Je me demande ce qu’elle devient. Je n’ai plus mis les pieds à Château-Rouge…ni les pneus de ma voiture !

           Chriss ;)

                                                                           Le  23/03/2014 – © chridriss

Château-Rouge… (Part. 2)

 

    Tout au long du chemin de retour à mon domicile, mes pensées me ramenaient inexorablement à mes pérégrinations château-rougesques ; mon esprit  me reconduisaient sans cesse à mes émotions quasi cauchemardesques de ce non-lieu ( ?)de vie. Le périph était désert ; j’étais seul dans ma voiture mais il y avait pourtant moult personnages qui rodaient…

    Puis, le temps passa… Je me devais de vaquer à mes occupations. Reprendre le cours normal de ma vie – enfin, normal… Un petit mot pour souvent de grands maux ! La normalité…

    J‘en avais trop vu…ou pas assez !

  Un soir, alors que j’étais dans Paris à une heure tardive, en voiture*, je décidais de retourner à Château-Rouge. Bien ou mal m’en a pris…car cette nouvelle "visite" me hanta longtemps !

   Je fis un tour comme l’autre fois, d’abord en voiture, puis à pied. Quelques mois s’étaient écoulés mais rien n’avait changé. Pourquoi cela aurait-il changé ?

  Quelques femmes, soit seule, soit en groupe attendaient le client. Parfois épanouies, parfois fanées, ces fleurs arpentaient le bitume après avoir quitté les chemins de poussière latérite, les villages traditionnels, les villes bouillonnantes du Cameroun, de la Côte d’Ivoire…mais surtout du Ghana et du Nigeria. Certaines étaient passées par l’Italie, l’Espagne, le Portugal. Que sais-je encore… Enfin, c’est ce que j’avais cru comprendre via divers reportages télévisuels et articles sur le web ; ce que je vérifiais plus tard lors d’échanges emplis de courage de leur part. Oui, il fallait oser se confier à moi, un individu lambda, qui n’était, certes, ni un proxénète, ni un flic, ni un journaliste ; ni un pervers, ni un obsédé sexuel, ni un client ! Mais tout de même un homme ! Oui, il fallait oser me faire confiance.

  Comment me direz-vous ? Le plus simplement du monde : je fis preuve de… respect me semble-t-il. Et d’assiduité car je revins souvent dans le quartier ! En fait, je fus moi-même. 

  Ce soir-là, j’avais vu de ma voiture, dans un angle de rues, une prostituée seule dans la pénombre, qui ne laissaient rien apparaître de son corps. Elle portait un jean qui lui allait comme un gant, un haut simple sous un blouson, ne laissant même pas deviner la vue d’un décolleté pigeonnant. Rien. Elle était même moins sexy, moins aguicheuse diraient certain-e-s, moins provocante que de nombreuses femmes que l’on peut croiser tous les jours (ce n’est qu’une vue de l’esprit, pas un jugement : les femmes ont le DROIT DE S’HABILLER COMME ELLES VEULENT ET DEVRAIENT POUVOIR LE FAIRE SANS ÊTRE IMPORTUNÉE). Une fois ma voiture garée, je retournais où je l’avais vu. Personne. Elle avait disparu. Enfin, pas pour tout le monde… Un type avait dû… Ils étaient en train de…

  Alors je déambulais dans les petites rues adjacentes à la Rue Poulet – même pas un lointain cousin du « Poulet bicyclette » que je connus en Afrique ! pensais-je.

  Je n’étais pas un client mais qui le savait à part moi ? Pour toutes ces femmes, je représentais potentiellement quelque argent – aurais-je pu être autrement perçu ? Cependant, je ne voulais pas leur donner cet « espoir » (si je puis me permettre d’usiter ce terme). Je marchais droit devant moi en ayant l’air de ne pas leur prêter attention comme quelqu’un qui sait où il va, comme un type qui va à un rdv important, comme un individu qui n’est au-cul-nement intéressé.

  Finalement, j’entrais dans un bar pour profiter des toilettes et accessoirement prendre un café. Ou le contraire ! La clientèle était composée a priori d’égaré-e-s, d’invétérés-éthérés buveurs de bières, de paumé-e-s, de prostituées, de toxicos… Une ambiance qui ne m’impressionnait guère : j’ai un peu vécu comme on dit communément. J’écoutais les conversations oscillant entre banalités et philosophie de comptoir… Pas franchement intéressant.

  A peine sorti dans la rue, mon regard croisa celui d’une femme, visiblement une trentenaire qui avait été au demeurant une jeune fille au physique agréable mais qui semblait présentement hors d’âge… Elle me demanda une cigarette : je lui donnais mais elle ne l’alluma pas. Puis, sans détour, elle me dit qu’elle cherchait du crack. Bon, je ne fus pas surpris car, à l’époque, j’avais encore les cheveux longs et j’attirais souvent malgré moi, les toxicos…voire les dealers : « Tu cherches quelque chose ? » Bon, pas dans les quartiers bourgeois… Parfois, a contrario, je sentais une méfiance car je pouvais aussi être pris pour un flic de la B.A.C.

 Malika** n’obtint pas ce qu’elle cherchait mais nous discutâmes malgré tout un certain temps. Elle me raconta son parcours de vie qui n’avait pas emprunté les bons chemins… Sa famille l’avait rejetée car l’ayant elle-même rejetée, ainsi que l’Islam, la religion familiale. Elle disait vivre avec un type dans un squat, addict lui aussi. Elle fréquentait le 18e pour trouver sa dope, se prostituant parfois. Cela me parut à la fois étonnant et évident qu’elle me racontât tout cela. Mon travail en Psychiatrie-addictologie n’est pas le fruit du hasard…

  Je retournais à ma voiture ; il était déjà 2 heures du matin…

     A suivre…

     Chriss  ;)

* Depuis quelques années, je ne prends quasiment jamais les transports en commun à Paris : c’est en voiture, à moto ou Vélib que je me déplace.

** Prénom fictif mais proche de la réalité.

                                                      Le  15/03/2014 – © chridriss

Journée de la femme…

 

http://sildiogo.tumblr.com/

 

 

 

Sois libre…

Dans ton corps, dans ton esprit…

Dans ton âme, dans ta Vie !

 

Sois forte…

Face à la bêtise de l’homme…

Face à la société qui te gomme !

 

Sois toi-même…

Comme ce poème

Qui dit: " je  t’aime !"

 

 

© chridriss – Le 08/03/2014.

 

 

 

Bienvenue sur mon Tumblr !

Bonjour à tou-te-s !

Je suis dorénavant sur Tumblr :  http://chrissfv.tumblr.com/ .

Bien sûr, j’y publie mes articles mais aussi je reblogue les mots et les images d’autres personnes qui m’émeuvent, m’enchantent, me donne de "positive vibes"…

Allez y faire un tour ! Je pense que ma sélection vous interpellera.

Merci

A + !

Chriss ;)