~~~~~~~~~~ AVIS AU LECTORAT ! ~~~~~~

« Trompette de la renommée… Vous êtes bien mal embouchée… »

Georges Brassens.

 

 

Jardin du Luxembourg  – Paris
© chridriss

 

Que vous soyez

Cul rieur-curieux

De mes écrits-cris,

De mes poèmes-aime ;

Aimant le verbe,

Verbiage ( ?) Sans âge ;

 

Sujets de mes…

Compliments d’objections,

Compléments d’abjections ; 

De mes lettres à l’être

Vire-tue-elle ;

 

Amateurs à matrices

De mes mots dits

Bleus à l’âme ;

Amoureux de ma (la) plume,

Muses ou/et poètes,

Museaux ou/et musettes

À idées ;

 

Actrice,

Impératrice,

Inspiratrice,

À tristesse,

Soupirante, aspirante,

Aspirateur réacteur

De détresse en feux,

Sous respirateur

Art-y fit ciel,

 

J’espère vous donner

Mon oxygène littéraire,

Dans l’air du temps,

Dans l’ire du vent ;

Un peu de moi,

Un peu d’espace,

Un peu d’amitié,

Un peu d’amour,

Un peu de plaisir,

Un peu de bonheur….

et de VIE ! 

 

Chriss FV

 Retrouvez aussi mes mots en Poèmes ici

© chridriss

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CASS’HEURTS…

    Vendredi matin (7 décembre), j’ai emmené mon loulou à la maternelle : on traverse tranquillement la « Résidence des Poètes » – enfin, la cité H.L.M. où nous habitons – et nous voilà dans la rue où se trouve l’entrée des petits de son école publique élémentaire. C’est comme ça quasi tous les jours. Pouvoir accompagner son enfant à l’école, ce n’est jamais une contrainte même si c’est parfois compliqué (horaires de travail, distance…), ça doit être simplement un bon moment de vie partagé.

    Mais cette fois-ci, ce n’était pas un jour comme les autres…

    En effet, en sortant de la maternelle, alors que je m’apprêtais à faire le chemin inverse afin de récupérer ma voiture, garée en bas de mon immeuble, pour aller au travail, quelle ne fut pas ma surprise de tomber nez à nez avec une bande d’une trentaine de jeunes, tout de noir vêtu, encagoulés pour la plupart ! Ils poussaient des bacs à ordures, notamment ceux de la maison de retraite sise juste de l’autre côté de la rue, et commençaient à envoyer tout ce qui leur tombaient sous la main en direction du lycée technique en face !

    Je ne pus m’empêcher de penser « Quelle bande de cons ! C’est complètement stupide le vandalisme, d’autant plus que le lycée a été entièrement rénové, il y a peu ». J’ai même failli les interpeller pour leur demander à quoi cela leur servait de faire ça. Au moment où j’allais m’adresser à l’un d’eux, j’entendis un « Caillassez ! caillassez ! » ; je pris conscience, en une fraction de seconde, que j’étais seul face à une foule déchaînée alors je continuais ma route, abasourdi par cette violence. Courageux mais pas téméraire. Ou juste prudent.

   J’appris dans la matinée par le groupe Facebook de l’école que la route fut barrée toute la journée. L’entrée de la maternelle fut détournée par l’entrée principale de l’école. Un long détour.

   Heureusement, mon loulou n’a rien vu. Je ne suis pas rentré dans les détails pour lui expliquer le pourquoi du nouvel itinéraire. Quel exemple ces ados donnent-ils aux tout petits ! ? Quelle éducation ont-ils eu ? Mon grand, 17 ans, lycéen, est tellement loin de cette jeunesse… Il ne pense qu’à obtenir son BAC et faire son sport.

 

 

Vu sur mon quartier de mon balcon – © chridriss

    Après le we tourmenté que l’on sait, ce lundi matin, j’emmène mon loulou à la maternelle. Arrivé à l’angle de la rue Maison de retraite/Lycée technique/Maternelle, je constate que des poubelles ont été brûlées. Le personnel de nettoiement de la voirie est plus qu’à pied d’œuvre. L’accès à la maternelle se fait à nouveau par l’entrée principale à l’autre bout de la rue, où 5-6 voitures de police s’agglutinent. Quelle démesure ! Les incendiaires sont déjà loin ou bien cachés…

     Mon fils, lui, s’amusent de voir une balayeuse et des voitures de Police ; ne manque qu’un véhicule de pompier pour que l’excitation soit à son comble ! Tout ça n’est sûrement qu’un jeu pour lui…

    Je ne travaille pas ce jour. Dans la matinée, à l’instant où j’écris cet article, des jeunes jouent au chat et à la souris avec la police dans mon quartier.

    Je m’interroge : pourquoi cassent-ils ?

    Bien sûr, ce ne sont pas des gilets jaunes excédés au point de craquer à force de ne pas être entendus par nos gouvernants, encore moins des « ultras » droite et gauche confondus, ni même des pillards (il n’y a rien à voler). Sont-ils eux-mêmes des lycéens ? Alors ?! Est-ce juste pour se faire remarquer, se défouler ? Est-ce un signe des temps comme un miroir de la société ? Est-ce… juste tout bêtement de la connerie ?

    Je n’ai pas de réponse. En revanche, je sais que je n’aimerais pas être parent de ces enfants-là. Je prône la non-violence et je serais vraiment très mal si mes enfants s’adonnaient à ce type de comportement.

    Évidemment, on pourrait comprendre « les casseurs » voire les excuser par le fait que la réelle violence est celle exercée par les très riches sur les pauvres, par les excès et le non-sens du capitalisme et du libéralisme, par la domination et le racisme d’état des blancs sur les racisés, comme une réponse à l’oppression d’une certaine police sur ces derniers et sur les manifestants (jeunes, ouvriers, retraités, etc.), comme une réponse à l’iniquité, à l’autoritarisme étatique… On peut mélanger tout cela car il s’agit bien d’une lutte des classes commune à tous les défavorisés, à tous les exclus, à tous ceux qui sont en bas de l’échelle sociale, au bas de la pyramide.

    Mais cela légitime-t-il pour autant la violence des casseurs ? Pourquoi tant de haine ?

  La violence pour la violence ne fait qu’envenimer une situation déjà délétère. L’escalade sans fin dictée par la loi du Talion comme elle existe dans le conflit israélo-palestinien en est l’exemple le plus parlant. Oui mais… On fait quoi quand le peuple n’est pas entendu, quand la rue crie famine, quand le citoyen demande justice ?

    Manifester gentiment en chantant sur les boulevards n’apporte aucune réponse aux frustrations, aux demandes du peuple.

    Empêcher la libre circulation des individus, provoquer la faillite des commerçants de proximité, perturber les cours au lycée…ne peut qu’engendrer le mécontentement et nuire au mouvement justifié « des gilets jaunes ».

    En revanche, permettre les transports gratuits (péage, train…) satisfait tout le monde.

   Il est temps de parler de démocratie participative, de considérer que la politique ne doit plus être un métier…

   Je ne cautionne aucune violence mais je dois admettre qu’à un moment donné, la radicalité semble être la seule solution pour un changement.

    À part la révolution des œillets au Portugal, je n’ai pas connaissance qu’un mouvement pacifiste ait réussi à changer de paradigme sociétal. Ne parlez pas de Gandhi, de M.L. King ou de N. Mandela ! Certes, ils ont impulsé un autre possible mais quid 10 ans, 20 ans, 30 ans après ? L’Inde n’a jamais été aussi violente ; les noirs en Afrique ou ailleurs sont toujours dominés…

   Bref, il est bientôt l’heure que je me casse à l’école pour le retour à la maison de mon loulou…

    Chriss FV

 

                                            Le 10/12/2018 –  © chridriss

QUI NOUS OBLIGE ?

 

Qui nous oblige à dépendre de la télé : suivre des séries sans fin, mater la télé-réalité décérébrée, s’abreuver d’infos manipulées en continu, se nourrir de débats stériles, s’abrutir de pubs envahissantes et intrusives… ? Qui nous oblige à liker, commenter, partager, communiquer virtuellement ? 

On peut très bien ne pas gaspiller une bonne partie de notre temps de vie devant un écran. On peut être sélectif, choisir, doser, oser se déconnecter. On peut se rencontrer, se parler de visu. La vie est sur notre pallier, dans la rue, dans les transports en commun, dans les associations, dans le travail, dans les loisirs collectifs… La vie est partout et ailleurs !

 

Qui nous oblige à être consommateur/acheteur compulsif, à être toujours dans « le plus », dans « l’avoir », dans la performance ?

On peut tout à fait se modérer, se satisfaire de l’essentiel. Vivre modestement, humblement. Être, juste être !

 

Qui nous oblige à ne pas réfléchir avec recul, mesure, discernement ? Pourquoi réagir dans l’instantanéité émotionnelle avec une pensée si binaire : soit « tu es exclusivement gilet jaune », soit « tu es pro-Macron » ?

On peut être pour et contre ce mouvement (ou d’accord sur le fond mais pas sur la forme) et le critiquer et en même temps ne pas adhérer du tout à la politique gouvernementale ! Pour défendre une idée, cela doit se faire dans et pas contre un esprit d’ouverture. La bienveillance et l’écoute conduisent à la modération, au consensus, à l’équilibre.

 

Qui nous oblige à être d’accord que le réchauffement climatique ne serait dû qu’à l’intervention humaine ?

On peut se rappeler que les dinosaures n’ont pas eu besoin de l’homme pour disparaître et que le climat a eu de tout temps des variations de température avec les conséquences inhérentes.

 

Qui nous oblige à respecter des lois stupides, des concepts farfelus, un modèle de société malsain ? Pourquoi suivre un chemin tout tracé, rester dans le moule, s’auto-formater, se censurer ?

On peut et on a le droit d’être en désaccord avec le système, le revendiquer, le manifester, et pratiquer la désobéissance civile !

 

Qui nous oblige

 On peut

 

                 Chriss FV

                           
 Le 06/12/2018 – © chridriss

EN JAUNE ET CONTRE TOUT ! SANS MOI !?

 

     Hello ! 

   On connait tous les bérets verts, les bérets bleus… Et l’écharpe rouge du journaliste, la chemise blanche du philosophe (enfin, ce qu’ils prétendent être). Mais ça n’est pas le sujet.

   Il n’y a pas si longtemps, on a eu les bonnets rouges, et maintenant, les gilets jaunes…avec 50 nuances de jaune ! Bah, oui, ça va du jaune vif au jaune pâle… Et puis, on trouve aussi des fans de Caliméro (version Bisounours grincheux), des cocus (soyez pas aigris, de toute façon, madame ne reviendra pas), des adeptes du Pastis (la cirrhose, euh, pardon, l’apéro, c’est sacré), des supporters de foot (p…de cartons jaunes !), des lanceurs d’œufs (je ne vous explique pas pourquoi, hein), des …   

  Et ceux, qui me dérangent le plus, trop nombreux, avec la peste veste brune sous le gilet… Quant aux casseurs, en cagoule noire, ont-ils déjà construit, créé quelques choses pour l’intérêt commun ?

   Bref, c’est quoi le dress-code pour la suite ? Un slip sur la tête ? Ah ben, non, il y aurait divergences entre culotte, string, caleçon, boxer… 😂 J’imagine l’embarras des médias et des politiques avec cet accoutrement…

   Vivement la prochaine fashion week ! 😂


   Sérieusement, que l’on m’explique ces paradoxes :

  • Des personnes dépensent de l’argent qu’elles n’ont pas pour consommer du carburant qu’elles dénoncent (à juste titre) trop cher !
  • Des personnes bloquent l’accès des magasins où il n’y aura bientôt plus rien quand elles auront besoin de faire leurs courses !
  • Des personnes mettent en péril des entreprises, qui sont peut-être, directement ou pas, leur propre employeur !

   L’art de se tirer une balle dans le pied !

   C’est à peu près du niveau de ceux qui brûlent les voitures de leurs voisins, voire de leur famille, dans les cités.

   Les moutons se dévorent entre eux au lieu de s’unir contre le loup (c’est une image, je n’ai rien contre l’animal).

   De quel droit, des personnes empêchent la libre circulation de personnes qui n’ont le choix que d’aller travailler (sous peine de licenciement), que de conduire leur(s) enfant(s) à l’école, d’aller à un rdv médical… ? Il ne faut pas se tromper de cible ! Ce ne sont pas ces personnes, ni les étrangers ou prétendus tels, ni les migrants qui sont responsables de vos (nos) problèmes, ce sont les politiciens de tout bord, actuels et passés (et futurs) avec leur politique libérale.

   Continuez à bloquer le pays, le gouvernement ne réagira pas car c’est déjà – et ce sera toujours – vous et moi les perdants.

   Au lieu de se faire la guéguerre entre citoyens, il serait plus judicieux de faire la paix pour exercer une politique du citoyen pour le citoyen et ne plus en faire un métier aux revenus indécents.

   Au lieu de se faire la guéguerre entre citoyens, il serait plus judicieux de faire la paix pour demander ensemble une réelle répartition des richesses, une vraie lutte contre l’exil fiscal, une politique où l’éducation, la santé ne seraient plus une marchandise.

   Attention car dans « guéguerre », il y a guerre !  Jaune est le souffre…

   Sinon, voici un texte, posté sur Facebook publiquement, qui résume mon point de vue (je ne suis ni communiste, ni syndicaliste, je précise au cas où ; juste un père de famille, fonctionnaire hospitalier à quelques années de la retraite) :

Capture JT Giacomo FB

    Faites gaffe les gens, ne choppez pas une hépatite, on ne distinguera plus votre gilet jaune, on vous prendra pour des poussins…

    Bonne journée.

      Chriss FV

 

                                            Le 20/11/2018, © chridriss                                               

Ô Brésil, mon Brésil…

Hello !

   Si vous cherchez un peu dans mes différents blogs (surtout celui-là), vous verrez et comprendrez pourquoi le Brésil a laissé une empreinte indélébile dans ma vie. Je ne vais pas vous conter de nouveau l’histoire ici mais je crois que cette capture d’écran de mon texte, postée dernièrement sur Facebook et Twitter, la résume assez bien.

Capture FB -- Twitter Brésil

Néanmoins, je vous fais un p’tit topo vite fait…

  Ma rencontre avec ce pays gigantesque – géographiquement et humainement – remonte à peu près à une douzaine d’années. L’amour m’y avait conduit… Ai-je été aveuglé ? Ai-je perdu tout sens critique ? NON ! Tout ce que j’y ai vécu, vu, entendu, partagé a élevé mon âme et mon esprit. J’y ai même réalisé des rêves d’enfance… Ainsi soit-il (n’y voyez point de religion dans cet locution).

   Une seconde, une minute…peut changer une vie alors deux mois…

   Pourquoi ce pays a influencé ma destinée ? Parce que j’y ai rencontré des gens avec une vision de la vie si différente de celle des Français à œillères : une manière de bouffer la vie tout en gourmandise et enthousiasme, un art de relativiser les problèmes, un sens de la fête… Vous pourrez objecter que mes pérégrinations africaines m’ont apporté cela ; oui mais non.  C’est indescriptible. Il faut vivre ce que j’ai ressenti pour le comprendre : tout le monde n’a pas la chance de connaitre des moments de grâce au cours de son existence… J’ai eu ce privilège.

Cependant, le Brésil n’est pas le pays des Bisounours…

  Tout n’était déjà pas idyllique à cette époque : en effet, la violence, le racisme, la pauvreté…étaient déjà (historiquement) très présents. Je ne l’ai pas directement constaté car il faut dire que je ne connais physiquement ni Rio de Janeiro, ni São Paulo (là où les extrêmes sont le plus visibles). Loin du tumulte des grandes villes, j’étais dans l’état de Paraíba (plus précisément à João Pessoa) et un peu dans le Pernambouc.

   Et puis, en tant que blanc, évoluant là-bas en touriste, certes dans un milieu racisé mais relativement aisé, vous connaissez la suite… Cela étant, je n’ai pas eu l’occasion de fréquenter les propriétaires de fazenda, ni les lieux branchés, ni les peoples… Non, je côtoyais de « vrais gens » du peuple.

   Loin des clichés idéalisés, le métissage, fort répandu, ne résout aucun problème. Le football, sport national, n’est pas pratiqué à chaque coin de rue. Quant aux personnes transsexuelles, je n’en ai vu aucune…

   Bref, je pourrais écrire des pages mais à quoi bon ? Je n’ai pas à convaincre, à justifier quoi que ce soit ; je relate juste brièvement une expérience de vie personnelle. Il ne faut surtout pas généraliser mon point de vue : le Brésil n’est pas la France mais 16 fois sa superficie ; on devrait dire les brésils, avec moult particularités entre les états !

J’étais loin de penser que l’extrême droite allant prendre le pouvoir…  

   Un p’tit peu d’histoire…

   De 1964 à 1985 se succèdent une alternance de régimes militaires et dictatoriaux (contrairement à l’Argentine et au Chili, le Brésil n’a jamais jugé son passé). En 1985, Tancredo Neves, est élu – enfin – le premier président civil mais meurt avant même de prendre ses fonctions ! Étonnant, non ! ?

   En 1989, les premières élections véritablement démocratiques propulsent au pouvoir Fernando Collor de Mello. Il démissionnera après des allégations de corruption ! Déjà !

   Son remplaçant, ex-vice-président, Fernando Henrique, va assurer l’intérim et sera élu à deux reprises. Il quittera la présidence en 2002 ; il aura permis de lancer le pays vers une dynamique sociale malgré un chômage en hausse et une détérioration des services publics. Son gouvernement, en coalition avec la droite, n’offrira pas au Brésil ce que son successeur Luiz Inácio Lula da Silva, à partir de 2003, permettra : une ouverture vers le Monde et l’émergence d’une classe moyenne grâce à l’augmentation du niveau de vie. Après 2 mandats, sa « disciple » Dilma Rousseff  prendra la tête du pays. Destituée, elle sera remplacée par Michel Temer.

   La violence s’est amplifiée – elle est toujours sous-jacente – la misère s’est accentuée, le déclin de la gauche est consumé, sous prétexte de (prétendues ?) corruptions… Décidemment, c’est un phénomène récurrent ! Les classes moyennes, qui ont bien profité de la gauche de Lula, ont perdu leur pouvoir d’achat, les citoyen.ne.s en marge (noir.e.s, pauvres, autochtones, etc.), survivent toujours, les riches veulent être encore plus riches : tout est propice au changement. Quel changement !!!

          Comment ce pays a pu mettre au pouvoir l’extrême droite ?

   Jair Bolsonaro représente avant tout l’image de l’homme brésilien : machiste et sexiste, le patriarcat dans toute sa splendeur. Dans une société, où les femmes (et les LGBT) commencent, à raison, à se rebeller, il incarne le conservatisme (la majorité de la population est pour la peine de mort et contre l’avortement).

   Évidemment, il a su se saisir d’une opportunité contextuelle (crise économique, morale et sécuritaire), appuyé par le pouvoir colossal des Évangélistes et des lobbies divers (agroalimentaires, entre autres) ; le tout épaulé par une pratique ultra maitrisée des réseaux sociaux (le Brésil est hyper connecté: il s’est servi de WhatsApp pour diffuser des mensonges, intox…).

    La propagande, l’endoctrinement, le sectarisme ont encore de beaux jours…

   Et, à l’instar de l’Italie et autres, il me semble que les citoyens ont la mémoire courte, la réflexion biaisée, le nombril plus important que le cœur…

   Mais bon, la faim justifie les moyens…

Capture citation brésilienne pour blog

  Quand j’entends certains de ses partisans dirent : on s’en fout qu’il soit raciste, homophobe, machiste, sexiste… ce qui compte c’est qu’il va nous débarrasser de la corruption (de la gauche), je ne suis pas étonné in fine qu’il soit élu.

   Parallèlement, je ne peux m’empêcher de penser aux électeurs de Macron (les retraités, par exemple) … Heureusement, la France n’est pas droitisée à ce point. Enfin, pas encore.

   Le FN et consort sont des amateurs quand on voit ces exemples parmi tant d’autres de l’inhumanité de ce type…

 

        Quelques conséquences…

 

Force et courage à vous.

      Saudade

         Chriss FV

1 « Pendant que les figures politiques traditionnelles jouaient des coudes pour se frayer une place à la télévision ou dans la rue, Bolsonaro a mis au point au fil des années tout un appareil, aussi perfectionné que discret, d’attaque et de propagande sur les réseaux. Il a adopté en particulier une stratégie pyramidale de diffusion, avec quelque 300 000 groupes WhatsApp animés par des militants régionaux et municipaux, mais aussi étrangers […] Les milieux d’affaires ont financé, à hauteur de quelque 12 millions de reais [2,8 millions d’euros], une grande campagne d’envois sur WhatsApp de centaines de millions de messages anti-PT [une pratique illégale car considérée comme du financement électoral déguisé]. Bolsonaro a transformé les électeurs en propagandistes : les victimes sont devenues des bourreaux ».

Souces : https://www.courrierinternational.com/article/seul-le-bresil-pouvait-accoucher-dun-bolsonaro utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1541177705&fbclid=IwAR2CeRU5pBJmSdOfH8VNmTzEPCqL-K2SwXucKREtM7Qims9v8ZNei5-afu0

 

Le 03/11/2018 – © chridriss

Des vœux ?

   Bon jour ! Oui, en 2 mots pour avoir et toujours garder pleine conscience que l’on souhaite sincèrement une bonne journée à son interlocuteur et que ce n’est pas qu’une formule de politesse de circonstance…

        Bref, bonjour à toutes et tous !

    En ce 1er de l’an, il est de bon ton de présenter ses vœux à autrui. Une tradition ? Une coutume ? Une superstition ? J’avoue : je n’ai pas vraiment eu envie de chercher dans l’historique de cette…habitude / routine. Une obligation ? Presque ! Si on ne le fait pas, on est considéré tel un hurluberlu, un asocial, un râleur invétéré, un aigri, un renfrogné…   (c’est valable aussi au féminin).

Je pourrai accepter – même pas peur – la déconsidération et l’opprobre mais bon, je ne vais pas commencer la première journée de l’année avec des ondes négatives et des jérémiades… Quoique !

    Alors, tout de go, parlons de  – il me semble que c’est la base – la santé ! Eh, bien, je ne peux m’empêcher d’en appeler aux vœux de janvier 2017 en ayant une pensée pour toutes les personnes malades durant l’année écoulée. On leur avait pourtant souhaité une bonne santé ! Du coup, j’hésite à vous la souhaiter bonne…

Tout le monde crache sur les riches mais c’est pourtant d’avoir (plus) de l’argent qui va bien avec la santé. C’est et sera toujours d’actualité : il vaut mieux « être riche en bonne santé que pauvre et malade »… En vérité, on souhaite à autrui de s’enrichir mais on aimerait bien que l’argent tombe d’abord dans nos propres poches… Non ?

La Paix ? (qui souhaiterait la guerre ?). Bah, commençons à la faire avec nous-même ! Ça se fera ensuite tout naturellement avec les autres.

L’Amour ? C’est un peu comme la paix, il faut d’abord s’aimer soi-même pour le partager. Donner et recevoir.

Le bonheur ? C’est juste un concept politique et philosophique comme la liberté, la fraternité, l’égalité… Parce que parler de liberté à un détenu  innocent mais coupable d’être noir, musulman.., de fraternité à un rom, à un migrant et d’égalité à une femme, ça ne fera pas rire les victimes de racisme, de sexisme…mais vous aurez peut-être conscience que de vivre en France (et ailleurs) et de ne pas être une femme, un.e  racisé.e, un.e  homo, un.e  trans…, ou d’être « d’origine… »…, devrait déjà concourir à vous considérer de facto heureux !

Le bonheur, c’est juste savoir regarder, écouter, la nature, les gens. Le bonheur, c’est se dire que cette pluie d’hiver démoralisante, c’est simplement de l’eau et que l’eau, c’est la vie. Le bonheur, c’est de voir vos enfants grandir. Le bonheur, ce sont des rires, des câlins, du don de soi.  Le bonheur, ce sont des petits moments de grâce, d’espoir. Le sentiment du bonheur doit être déjà en vous à l’instar de la paix et de l’amour, afin d’en donner. Souhaiter n’est qu’un mot, donner est une action.

    Concomitamment aux souhaits, le premier jour de l’année, c’est la mise en place des résolutions prises le 31 décembre au soir. Pour certains, c’est pratique d’avoir une date symbolique pour commencer le sport, arrêter de fumer, manger sainement…mais vous savez bien que vous avez peu de chance de réussir ! Pourquoi ? Parce que tout changement demande une préparation mentale, une réflexion et ne peut pas se faire à l’arrache. Bon, j’dis ça, j’dis rien. Bon courage quand même ! Et comme m’a dit, tôt ce matin, mon pote biker, philosophe du jour de l’an : « les résolutions, c’est pour la bonne conscience de ceux qui en ont pas ! » Méditons.

    Bref, pour 2018 (la continuité de 2017), que la vie vous rende ce que vous lui avez donné en 2017 ! Tant pis pour vous et pour moi si c’était de la merde… Bonne chance !

        Chriss FV

       Ps : si c’est pour faire partie d’un copier-coller de vos vœux de votre carnet d’adresse, je préfère que vous m’oubliez…     Sinon, je ne refuse pas que l’on me souhaite que du bon !

 

Le 01/01/2018 – © chridriss

 

Depardieu, l’innocent…

     Capture Innocent Depardieu

 

    Voilà, je viens de terminer la lecture d’Innocent de Gérard Depardieu1 ! Oui, vous avez bien lu : Gérard Depardieu ! Qui ? Quoi ! Ce beauf sexiste et raciste, ce goujat ventripotent, ce vulgaire australopithèque, ce gros-sied répugnant personnage, cet ami de chefs d’états peu fréquentables, ce soi-disant « monstre sacré du cinéma » ? ! Ne niez pas, j’ai lu ces qualificatifs dans vos pensées !

     Oui, il se disperse en pensées et géographiquement. Oui, il est adepte du dérapage (et le revendique). Oui, il côtoie des personnalités sujettes à interrogations. Mais il est loin d’être ce qu’on entend de lui régulièrement. Bien au contraire, il me semble que c’est un être humain intègre, authentique, intelligent, cultivé, avec des valeurs respectables…comme nous tous, d’ailleurs, n’est-ce pas ? Une chose est sûre : lui est lucide sur notre époque !

       C’est avant tout un ogre, un boulimique de la vie.

      Dans cet ouvrage, il revient sur l’amitié, son enfance, le cinéma, la politique, les gens, les religions…

    C’est peut-être parce que je suis autodidacte comme lui que j’ai une affection particulière pour Depardieu. Mais je n’ai pas eu son destin… Il ne m’a pas été permis de rencontrer des pointures artistiques – des artisans – Blier, Gabin, Audiard, Carmet… Bien qu’il soit nostalgique du cinéma d’antan, saviez-vous qu’il produit des cinéastes inconnus en France voire au bout du monde ? Qu’il joue gratuitement dans des films à petit budget ? Qu’il s’investit dans le cinéma d’auteur ?

      Depardieu aime l’Histoire et l’a étudiée. Pas celle des manuels scolaires. Celle que l’on cache, celle qui met à mal la République Française et ses Lumières ; celle dont on ne peut être fier. La politique, c’est le pouvoir donc l’absence d’honnêteté. « Le pouvoir, c’est ce qui tue l’innocence ». Il exècre l’injustice et l’hypocrisie. Seule solution : l’amour. Même si ça devient difficile car nous sommes « entourés d’ondes négatives ».

      Gérard est un terrien ; il aime parcourir la campagne, être au contact des gens « d’en bas » ; que ce soit en France, en Europe de l’Est, en Afrique… Découvrir la culture, l’agriculture…et tout ce que cela produit ! Il a un besoin insatiable de remplir son esprit comme son estomac ! Vagabonder. « Je viens sans bagage et j’apprends ».

      La Russie ? C’est d’abord une histoire d’âme et de littérature. Pas de politique(s). Très intéressant ce passage où on peut comprendre son amitié avec Poutine et son agacement vis-à-vis des Américains, qui, « toujours la Bible en main, ont organisé l’esclavage… ». « La réalité est dans l’ombre, la lumière est réservée aux apparences » ; ce qui est loin d’être le cas avec les Russes.   Il y a bien plus à dire sur eux que sur Poutine. Nos alliés l’ont été et le sont encore par intérêts. Les Français feraient bien de relativiser…

    Vous n’imaginez pas Depardieu faire du Yoga, vivre dans un temple Shaolin ? Et pourtant… Les religions ? Il les a bien étudiées et…il les souhaite « débarrassées de la politique » c’est-à-dire liées à l’essentiel – la spiritualité, la nature…

      Il nous parle aussi de Barbara et son don de soi, de l’énergie, de ses failles…

      Vivre au présent. À l’instinct. Comme une mauvaise herbe. Libre.

      Un innocent.

                  Chriss

                                                           Le 28/12/2017- © chridriss

 

1- Innocent, Gérard Depardieu, Cherche midi, 2015.

Johnny Hallyday n’est plus…

      Depuis ses débuts tonitruants jusqu’à sa disparition, Johnny Hallyday a su conquérir un large public divers et varié. Rares sont les personnes totalement indifférentes à son succès : sans être fan (je n’en suis pas un), vous et moi avons, en tête, plusieurs de ses nombreux tubes. En outre, il suffit d’allumer le feu la TV, de lire la presse, de faire un tour sur les réseaux sociaux pour constater qu’il a été, est, et restera à la fois objet de culte…mais aussi sujet à polémiques. Il n’est pas le seul artiste à déchaîner les passions me direz-vous mais là, depuis sa mort, c’est énorme ! (avec la voix de Lucchini). Ce billet n’a aucune prétention : juste manifester mon étonnement agacé quant à l’ampleur politico-médiatique et émotionnelle que sa vie et surtout son décès suscite.

 

    Oui, j’insiste « divers et varié » car je sais bien qu’il est habituel de sous-entendre qu’il s’agit principalement de personnes qualifiées de beauf, de réac… Des fans pathétiques. Des gens de la France d’en bas. Or, il n’en est rien (même s’il y en a) : au fil du temps, Johnny a laissé une empreinte indélébile dans les cœurs, les âmes et les esprits de TOUS les Français (et pas qu’eux !). Un être humain, un artiste fédérateur. Ce n’est pas parce que certaines personnes n’étaient pas présentes à l’hommage qu’elles n’en étaient pas moins affectées (vous voyez à qui je pense en écrivant cela).

    Certes, il a été le premier chanteur français1 à faire connaitre le Rock’n Roll et le reprendre dans la langue de Molière… Nonobstant, il a tout emprunté à Elvis (et consorts), qui, lui-même, s’est approprié la culture noire américaine. Mais s’il en fallait un, en France, qui partage cette musique, c’est lui !

    Certes, sa voix et ses interprétations étaient sans faille ; son charisme et son charme étaient séduisants. Peu d’autres artistes brillent tout autant. Mais s’il en fallait un, en France, qui surpasse tout le monde dans la constance, dans la longévité, c’est lui !

    Certes, il a semé des mots d’amours, des accords de guitare bien sentis, des mélodies entraînantes. Évidemment, ses paroliers (heureusement que Goldman et d’autres plus récemment sont arrivés…) sont loin derrière les proses de Brel, Brassens…et ses musiques sont parfois de la variété bodybuildée. Mais s’il en fallait un, en France, qui a su transcender ses auteurs, c’est lui !

    Certes, sa carrière fut longue et intense ; il a traversé le temps avec brio dans une continuité musicale (le Rock’n Roll) tout en sachant rebondir en adoptant les codes de chaque époque (les tendances capillaires et vestimentaires, notamment, sont un must !). Mais s’il en fallait un, en France, que la chance (d’aucuns penseront Dieu) a préservé d’un crash d’avion, d’une overdose… (combien sont partis trop tôt, trop jeunes ?!), c’est lui !

Il est arrivé chanteur abandonné ; il a vécu Rock’n Roll ; il est parti adulé.

     Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours pensé que la mort de Johnny Hallyday serait un événement considérable. Cependant, j’étais loin d’en imaginer l’ampleur. Que l’on soit fan ou pas, il faut reconnaître que cette ferveur populaire sur les Champs-Élysées et devant l’église de la Madeleine était impressionnante. Étant motard, descendre la célèbre avenue, aussi nombreux, cela devait être mémorable.

Mais…

    La foule dense a bravé le froid pour assister de près ou de loin – surtout de loin – aux obsèques de « l’idole des jeunes ». Bah, c’était un choix. Pas une obligation. Certains fans ont même passé la nuit devant La Madeleine et ont eu droit à une distribution de couverture. Que dire de tous les sans-abris dont c’est le lot quotidien ? Ne méritent-ils donc pas le même intérêt ? Absurdité.

   Le gouvernement interdit des manifestations, des rassemblements à cause de l’état d’urgence. Près d’un million de personnes se sont rassemblées et là, plus de problème de terrorisme ! Absurdité.

    La laïcité est un cheval de bataille de nos dirigeants. Le jour anniversaire de la loi de 1905 (la loi de séparation des Églises et de l’État fête ses 112 ans), la France entière regarde une cérémonie religieuse catholique à la télé. Et s’il avait été musulman ou athée ? Absurdité.

     On lui fait des honneurs nationaux. Oups ! Pardon, hommages populaires ! Nationaux, c’est pour Jean D’Ormesson (vieille droite réactionnaire) ! Absurdité.

   La chasse est ouverte contre les exilés fiscaux. Johnny en était un. Pourquoi ses détracteurs se sont acharnés sur cet exil le jour même de son décès ? Absurdité.

 

« La monstrueuse mobilisation politico-médiatique autour des décès du chanteur et de l’écrivain confine à l’écœurement. Plus d’un « commentateur » a cru y voir le rassemblement national autour de deux symboles d’une France en recherche de valeurs. Vraiment ? Course à l’audimat et au clic, opportunisme politique, démagogie populiste : on a surtout vu le visage hideux d’une société de la com’ où tout se mélange et où tout se vaut, et où la mort est devenue une marchandise, commerciale et politique, sur laquelle se jettent les rapaces de tous ordres. »

Julien Salingue in NPA.

 

    À travers le personnage de Johnny, c’est surtout le souvenir fantasmé d’une France des années 60 que les gens aimaient. Et dont il faut faire le deuil pour passer à autre chose.

    Il ne me semble pas avoir vu les autres « vieilles canailles ». J’aurai bien aimé entendre un discours d’Eddy Mitchell dans l’église commençant par « Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs… » et Dutronc de conclure par « l’opportuniste »…à l’attention des politiques.

   Jean-Philippe Smet est mort et c’est d’abord un drame pour ses amis et sa famille. Qu’il repose en paix.

          Chriss FV

1 – d’origine belge. Mais la France a l’habitude de s’approprier et de franciser l’origine étrangère quand ça l’arrange ; et la dénigrer quand ça, la dérange…

 

                                           Le 20/12/207 – © chridriss