Un article factuel, en passant… (je n’ai plus le temps d’écrire).

    Boulogne. 9h30. Par ce samedi matin ensoleillé, je sors de La Banque Postale, l’esprit tranquille : mon conseiller, Sliman, est sympathique et efficace. En revanche, ce bureau comme beaucoup d’autres, va fermer ses guichets. Quid des personnes qui sont larguées devant un automate ? Le personnel disparaît peu à peu : un service encore public ?

    Dans la rue, une fourgonnette de location est stationnée en double file ; il n’y a pas de place de livraison disponible. Mais cela ne  pose pas de problème de circulation. La ville est encore endormie. Le chauffeur, seul, s’apprête à livrer son colis. C’est alors qu’une voiture de police arrive ; le fonctionnaire, seul également, visiblement déjà surexcité, lui demande de se garer en face, devant l’entrée d’un parking d’immeuble. Le livreur lui indique que, là, ça va gêner l’accès. Et, devant cette absurdité, excédé, lui dit qu’il peut verbaliser. Le policier s’énerve, prétexte un manque de respect, demande les papiers au conducteur. Celui-ci lui donne – une carte de séjour – et déclare : « je viens du bled, je parle mal ».

  « Je m’en fous. Vous ne parlez pas comme ça à un agent de la force public.  Vous avez pris des drogues ? Vous allez me suivre au commissariat » rétorque le policier sur un ton sec et solennel.

  L’homme veut faire sa livraison. Le temps est compté pour lui. Il essaye de négocier. L’ agent, de plus en plus énervé, lui répète de se garer ailleurs. Le livreur tergiverse et finit par obtempérer quand l’agent le menace de garde à vue. À aucun moment, le livreur a eu un mot déplacé, n’a été agressif : il n’a pas manqué de respect. Il veut juste faire son travail.

  Je regarde la scène, médusé, à 2 mètres des 2 personnes. Juste à côté, une grosse berline allemande est garée, sur la place « Transferts de fond », devant la poste, qui est interdite à tout autre stationnement. Le conducteur. « jeune blanc-bien sous tout rapport », démarre tranquillement : le policier, tellement obnubilé par son « interpellation » ignore cela alors qu’il y a, là aussi, une infraction…

  Il y a quelques jours, j’étais moi-même en double file, faute de stationnement, obligeant les autres automobilistes à manoeuvrer ; un policier, souriant, m’a dit gentiment et poliment de circuler ; ce que j’ai fait.

Deux poids, deux mesures. Une fois de plus.   😤

Bon we.

Chriss

Une réflexion sur “Un article factuel, en passant… (je n’ai plus le temps d’écrire).

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