DANS LA VAPE… ET ALORS ?! (OU L’HISTOIRE FUMANTE DE MA VIE ENFUMÉE).

      Hello !

   Sans fumer, il est notoire que l’on respire mieux, que l’on a plus d’énergie, que l’on diminue les risques d’avoir certaines pathologies…et notre porte-monnaie nous dit un grand merci ! Alors, pourquoi fumer et surtout continuer à fumer ? Par plaisir, par habitude ? Tous les fumeurs (ou presque) savent et admettent que c’est mauvais – consciemment ou non – et désirent arrêter. Néanmoins, quand on souhaite se libérer de « la tueuse », on tergiverse, on (se) cherche des excuses : on redoute le manque, la frustration, la peur de prendre quelques kilos… On verra ça quand on ira mieux dans notre tête, quand on…

     On se dit que l’on peut arrêter, que l’on va le faire…un jour… Puis, on se motive : on va consulter son médecin traitant, un.e tabacologue, un.e hypnothérapeute, un.e homéopathe ; on tente l’hypnose, la relaxation, la méditation… ; on essaie les gommes, les patchs…

   On arrête parfois…et on recommence souvent ! Et si vapoter/vaper était la (meilleure) solution ! ?

J’ai fumé (toute) ma vie…

      Mon père avait le mégot sans filtre vissé au coin des lèvres et prisait régulièrement – il aurait pu en mourir – mais, lui, ça ne l’a pas empêché de vivre un peu plus de 70 ans et de claquer d’autre chose… Ce n’est pas toujours la vie en fumée qui nous fait partir mais s’enfumer provoque toujours des dégâts dans notre vie (et celle de notre entourage). Gainsbourg aimait citer Hemingway : « Je bois et je fume. L’alcool conserve les fruits, la fumée conserve la viande ». On a vu le résultat… (ils sont décédés respectivement à 62 et 61 ans).

    Gamin, je m’amusais, de temps à autre, à rouler des clopes pour mon père avec son tabac « gris ». Je n’avais appris qu’en le regardant et ma technique était aboutie ; excepté que mes cigarettes, esthétiquement mieux que les siennes, avaient un diamètre ridiculement petit. Il se gaussait de les voir ainsi et ça me faisait du bien car ce n’était pas un homme facile et encore moins d’un naturel comique. Cette relative et mince complicité entre nous ne m’a jamais donné, pour autant, ni l’idée, ni l’envie de fumer (enfin, je veux dire consciemment). Je devais avoir à peine 12-13 ans ; c’était la fin des années 70.

    Cependant, un jour durant ces années-là, un copain à peine plus âgé que moi subtilisa quelques blondes dans le paquet (à dominante rouge) de son grand frère. Nous vivions dans la campagne bretonne et c’est en pleine nature, au bord d’un ruisseau, que, mû par la curiosité, j’ai fumé ma première cigarette. Lui n’était déjà plus un débutant… J’ai un vague souvenir d’avoir ressenti, peut-être pas du plaisir mais une excitation, et un sentiment paradoxal : un mélange de bien-être (un parfum de liberté ?) et de culpabilité (est-ce mal ?) ; en tout cas, c’était une porte d’entrée dans le « monde des grands ».  

    Avant de retrouver nos domiciles respectifs, nous avions pris soin de manger quelques friandises, du chocolat, des chewing-gums (le père de mon pote était le boulanger-pâtissier du village) pour masquer notre mauvaise haleine. On savait bien que cette expérience avait un goût d’interdit : elle ne devait donc pas laisser de trace, surtout pour moi.

    De retour à la maison, ma mère avec son flair aiguisé, m’a dit tout de go : tu as fumé !!! J’eus beau répondre par la négative, en prétextant dans un premier temps, je ne sais quelles fadaises, que je dus finir par avouer tant elle fut incisive ; la punition à la mesure de mon méfait et surtout de l’avoir nié me passa l’envie de recommencer durant quelques années.

    Mais j’allais être un ado rebelle : fumer allait de pair !

   Vers 16-17 ans, au contact de copains fumeurs, j’allais prendre pour de bon le chemin du tabagisme. C’était ponctuel mais régulier. Puis de moins en moins ponctuel et de plus en plus régulier. J’utilisais inévitablement moult subterfuges – qui ont a priori fonctionné – afin que ma mère ne s’en rende pas compte.

   Puis, un jour, après le déjeuner, mon père me croisa dans la rue alors que je venais d’allumer une blonde (paquet avec l’animal à une bosse) ; il n’eut rien d’autre à me dire que : « Ah, ah, je t’y prends… » tout en continuant sa route dans un rire tonitruant. Il était comme ça mon pater : il s’énervait pour des choses insignifiantes et laissait passer ce qui, probablement, devait être réprimandé. Le soir même, après dîner, je fis comme lui : je fumais une clope à table, au grand désespoir de ma mère (elle avait un peu fumé dans sa jeunesse mais avait vite abandonné). Avant qu’elle ne me dise quoique ce soit, je lui envoyais un « Puisque le père m’a déjà vu fumer et qu’il ne m’a rien dit, moi aussi, j’ai le droit de fumer ». Elle manifesta son incommensurable insatisfaction d’avoir dorénavant 2 fumeurs à ses côtés mais c’était peine perdue !

   C’était parti pour de longues années de tabagisme actif (on fumait presque partout à l’époque : à la maison, dans la voiture, dans les bars, les discothèques…) et passif (enfin, passif, ce n’était pas à l’ordre du jour : on pouvait même fumer au-dessus du berceau, dans un espace public clos).

    Je suis l’aîné. Ma sœur n’a jamais fumé et mon frère n’a qu’un rapport distancié avec le tabac, genre 1 cigare de temps en temps lors des repas de famille, des mariages, etc. Pourquoi suis-je le seul des enfants à avoir fumé comme notre père ? Peut-être parce que j’étais celui qui voulait le plus avoir un lien fort avec la figure paternelle alors que j’étais celui qui s’entendait le moins avec lui ? Un besoin de reconnaissance, de conciliation, de légitimité ? (J’étais un fils adopté – à noter que j’ai eu connaissance que mon père biologique était aussi fumeur).

   Bref, passons sur ces considérations peut-être un peu capillotractées (mais bon, il n’y a pas de hasard : je suis, depuis une douzaine d’année, aide-soignant dans un service de psychiatrie-addictologie ! Étonnant, non ?!)

J’ai arrêté et recommencé tant de fois…

   Étrangement, pendant toute mon existence, j’ai vécu des périodes où être fumeur m’exaspérait au plus haut point (tout en aimant fumer ! Va comprendre cette ambivalence !). J’aurais même voulu n’avoir jamais commencé !  

    Une fois, vers 21-22 ans, encore jeune fumeur et bien malade – ça ne m’a que rarement empêché de tirer sur ma clope – je dis à ma compagne de l’époque et à des potes qui étaient venus me visiter : j’arrête de fumer ! Tout le monde a bien ri. Pourtant, du jour au lendemain, sans aucune aide, ni préparation, et encore moins de volonté, j’ai bel et bien rompu avec la cigarette ; et cela a perduré pendant 1 an et demi !

     J’ai recommencé, tout aussi curieusement, parce que je me suis réveillé un matin avec une envie irrésistible (craving) de fumer ! Ce fut soudain, inexplicable (je n’avais pas de problème, ni de contrariété…) ; j’y pensais toute la journée mais je résistais. Ce conflit permanent dura 2 semaines et puis, n’en pouvant plus tellement c’était une lutte intense, j’ai replongé au rythme d’un paquet/jour (ce que je fumais en moyenne avant cette abstinence).

   Pendant environ une trentaine d’année, j’ai alterné des périodes fumeur/non-fumeur, en arrêtant toujours d’un seul coup sans substitut (leur existence est relativement récente). Les épisodes sans tabac ont varié généralement entre 2 semaines et 5-6 mois (j’ai même eu une période de 4 ans environ où je ne fumais que la moitié de l’année). En 2010, j’avais écrit cet article sur mon blog.

   À noter qu’ il m’est arrivé, entre 20 et 30 ans, de griller régulièrement 2 paquets voire 3 dans une journée !!!). Des brunes, des blondes, des roulés, des cigarillos… What else ?

  L’addiction à une substance a toujours été pour moi source de questionnement. Pourquoi fumer, boire…et pourquoi devient-on dépendant ?  

   Entre 18 et 23 ans, j’aimais faire la fête avec mes potes, et en Bretagne, ce n’est pas au jus d’orange que l’on s’éclate (je sais, ça fait un peu cliché mais c’est une réalité encore en 2019). J’avais une aptitude phénoménale à « encaisser » l’alcool et ce, presque tous les jours. Pourquoi ai-je arrêté de consommer sans même le vouloir, sans même m’en apercevoir ? (De ma jeunesse jusqu’à maintenant, je n’ai plus bu qu’occasionnellement). Pourquoi ne suis-je pas devenu alcoolo-dépendant ? je ne sais pas. Pour le tabac, c’est une autre histoire…

   J’ai fait de nombreuses recherches, et au fil du temps, elles m’ont conduit à développer une « méthode » basée sur de l’autosuggestion, de la visualisation mentale afin de créer une détermination, une motivation sans faille (avant et au moment de l’arrêt). Il n’a jamais été question de volonté (juste le fait de vouloir ne suffit pas et paradoxalement, on constate que de nombreux fumeurs ont arrêté la clope sans même le vouloir – juste en vapotant par exemple). Cette technique personnelle m’a permis d’arrêter facilement de nombreuses fois. Néanmoins, les premiers jours de sevrage (voire plus), je ressentais plus ou moins de la frustration. Du coup, j’ai toujours eu tendance à compenser le manque par la nourriture avec la suite que l’on devine…

   Ma technique d’arrêt était bonne (pour moi) mais j’aurai dû prévoir une technique pour ne pas rechuter… Comme j’aime fumer – parce que c’est un réel plaisir pour moi – j’ai toujours fini par reprendre…  Bref, il faut intégrer que ce n’est pas parce que l’on aime quelque chose, que l’on doit y succomber ! Facile à dire…

   Cela fait environ 5-6 ans que je n’ai plus arrêté. Sauf lors d’un premier essai de vapotage bien peu concluant…

Chaque échec est une victoire.

   En effet, malgré la reprise du tabac, le temps que vous avez arrêté est de toute façon bénéfique puisque vous avez fait du bien à vos poumons (et pas qu’eux). Par ailleurs, il serait plus facile d’arrêter définitivement après plusieurs tentatives.

   Bien sûr, pour ceux qui gardent le cap, l’envie s’estompe avec le temps et disparaît. Mais même après une longue abstinence (des dizaines d’années), on peut craquer ! Si on ne veut pas recommencer, il faut garder une vigilance de tous les instants : le café, l’alcool, la fête, mais aussi une grosse contrariété, un chagrin peut vous inciter à reprendre une clope ; puis, deux, puis…et c’est reparti ! Fumer est inscrit dans notre mémoire comme un vieux dossier oublié voire effacé dans notre ordinateur ; il reste toujours une trace ; il suffit d’un clic pour l’ouvrir ou d’un logiciel pour le voir réapparaître…

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

    Parce que chaque fumeur a commencé et continué dans un contexte qui lui est propre. Je viens juste de vous raconter le mien. J’ai l’impression d’avoir peut-être un rapport atypique au tabac : en tout cas, chacun a sa propre histoire.

   En effet, que vous ayez fumé 10, 20, 30, 40 ans ou plus, vous avez développé un lien si personnel avec le tabac qu’il fait partie intégrante de votre quotidien. C’est une histoire forte, faite de convivialité, de rire, de détente…, de solitude, de pleurs, d’énervements. L’acte de fumer a accompagné vos émotions, créant une relation intime quasi affective entre le tabac et vous-même. Fumer se confond avec votre identité. Vivre de nouveau sans fumer revient d’une certaine manière à retrouver une identité perdue. Ce n’est déjà pas simple de ne plus dépendre du tabac alors quand cela devient une véritable addiction donc une pathologie… Cette problématique est sensiblement la même quand il s’agit d’alcool, de cannabis, etc. C’est bien plus qu’une routine, c’est un rituel. Le café après le déjeuner et l’apéro alcoolisé ne peuvent exister sans la cigarette ? L’endormissement ne peut se faire qu’après un joint ? On peut changer cela !

Et la vape ?

    J’avais déjà tenté la vape il y a 2 ans mais mal conseillé – pour faire du chiffre (les petites fioles à 6€, ça fidélise le client) – comme souvent en boutique, alors équipé de matériel au liquide fuyant, à l’autonomie en énergie contraignante, sous dosé en nicotine (ça, je l’ai compris dernièrement), je n’ai pas résisté longtemps au rappel de « la tueuse »…

   Par intermittence au cours de l’année dernière et surtout en septembre/octobre 2018, j’en ai eu à nouveau suffisamment marre de fumer, de dépenser de l’argent (que je n’ai pas vraiment), de porter atteinte à ma santé (je viens d’avoir 54 ans), qu’il fallait réagir !

   J’avais l’idée, l’envie mais pas la grosse détermination, le déclic imparable. Je n’ai jamais été enclin à mettre des patchs et autres substituts. Je n’avais plus le feeling pour « ma méthode ». Que faire ?

   Je ressentais une sorte de confusion : ne plus être fumeur mais en garder (que) le plaisir. J’avais peur aussi d’être encore sujet à la frustration. Et puis, je me suis trouvé, encore et toujours, plein d’excuses : par exemple, ça fume beaucoup au travail (collègues, patients).

   J’ai donc décidé d’un arrangement avec ma conscience. J’allais vapoter mais en gardant les « meilleures » clopes de la journée : une après chaque repas (donc entre 3 et 5/jour). J’ai tenu relativement facilement ce rythme en me disant que c’était un mieux –même si ce n’était pas le top : disons, un compromis acceptable ! J’ai malgré tout retrouvé un peu de souffle, un petit regain d’énergie. Mais…

  Pendant les fêtes de fin d’année, j’ai mis un coup de canif dans le contrat jusqu’à revenir progressivement courant janvier à 10-12 clopes industrielles/jour en vapotant de moins en moins (mon rythme de croisière de fumeur est de 15 roulées de tabac/jour sans additifs au nom à consonance espagnol… 😉).

   Voilà le résultat de faire des compromis ! On finit par faire revenir au galop le naturel que l’on a chassé…

  Cependant, je ne pouvais, ni ne voulais reprendre la clope comme avant ce deuxième essai de vapotage. Et je n’ai pas investi dans du matériel pour qu’il finisse au fond d’un tiroir, non merci ! Déjà que j’avais fait des mauvais choix de réservoir/résistance… En effet, il faut savoir que vaper pour arrêter la clope se fait presque toujours en indirect car c’est ce qui ressemble le plus à la manière de tirer sur la cigarette. Il faut donc user de résistance d’environ 1.5 ohm mini et vaper en faible puissance, 10 watts ou moins. Pour la vape directe, c’est le contraire ; j’ai essayé – cela s’apparente plus à la chicha – et j’ai cru que j’allais finir en réa… (j’exagère évidemment). Au moins, avec cette expérience, j’ai franchi une étape : j’ai appris à préparer mon liquide (le fameux DIY) car plus économique (mais en 6 mg trop léger en nicotine). J’ai parcouru un bon nombre de pages, groupes, blogs sur la vape en France et ailleurs. J’ai appris beaucoup grâce aux travaux de Jacques Le Houezec.

   Bref, dans la foulée de ce quasi échec, je me suis ressaisi. J’ai compris que vapoter en continuant de fumer même peu n’est pas la bonne solution (en tout cas, pas pour moi). Bien sûr que 5 clopes, c’est moins nocif que 15 mais c’est nocif quand même ! Fuck le goudron ! 

 

J’arrête !

J’arrête !

J’arrête !

 

   Prêt pour la 3eme tentative et la bonne (J’ai bon espoir), j’ai refait du liquide mieux dosé (12 mg) : la nicotine est à la feuille de tabac ce que la caféine est au grain de café ; elle n’est pas notre ennemi (Il faut vraiment un dosage extrêmement conséquent de ces 2 molécules pour que ce soit dangereux). Au pire, je serai dépendant à la nicotine mais plus addict à la clope. Au fil du temps, je diminuerai le dosage…ou pas ! 

  Outre les motivations déjà citées pour l’arrêt du tabac, je dois reconnaître que j’ai eu une discussion avec l’addictologue de mon service au sujet d’une patiente une semaine avant ce troisième essai. Elle me suggéra que je pouvais être référent, auprès des patients, pour le vapotage (elle y adhère à 100%). Fort de cette proposition, je me suis dit que ce serait plus crédible si je ne fumais plus du tout. Bien m’en a pris ! Voilà le « p’tit truc en plus » qui me manquait pour avoir THE déclic !

   Un lundi, j’ai diminué à 5 clopes sans en fumer le matin, tout en vapotant avec plus de nicotine. Cela m’a coûté un effort vraiment pas insurmontable. Ce soir-là, j’ai rangé le briquet, et bien sûr, je n’avais plus de clope. J’ai profité du mardi et du mercredi (2 jours de repos consécutifs en semaine car j’ai bossé le we d’avant) pour repartir de bon pied : que du vapotage, rien que du vapotage ! La matinée du mardi, j’ai eu envie de fumer surtout à l’approche et après le déjeuner. Mais j’ai résisté ! Arrivé au soir du 1er jour, j’étais content de moi et même si l’envie de fumer est revenue de temps en temps au cours de la journée, ça allait et puis, c’eut été trop bête de foncer au bureau de tabac… Le mercredi, plus facile que je ne pensais ; j’ai beaucoup vapoté. Normal, je n’étais occupé que par l’écriture de cet article et en principe, je fume beaucoup quand je suis en phase d’écriture.

   Voilà donc 2 jours sans toucher une clope ! Il suffisait juste de me mettre dans la peau d’un vapoteur à temps plein (et d’un ex-fumeur) ! Une petite victoire !

   Le jeudi matin, tout allait bien. Mais j’avais une appréhension car je devais affronter les fumeurs sur mon lieu de travail durant tout l’après-midi et la soirée… Eh, bien, fort de mes 2 jours et demi d’abstinence, cela se passa sans encombre.

  Au 5ème jour, j’étais à l’aise avec la vape et je n’ai pas eu envie de fumer. Les fumeurs m’indiffèrent mais je ne peux m’empêcher de taquiner mes rares collègues encore fumeurs (beaucoup vapotent). Je n’ai pas rencontré d’hostilité ; bien au contraire. Par ailleurs, j’ai senti que quelque chose changeait dans mon organisme : l’élimination du goudron et autres a commencé : une fatigue, j’ai choppé un rhume (il parait que les défenses immunitaires chutent avant de remonter au top), je tousse un peu… Cela a duré 5-6 jours.   

   Le temps a passé et je n’ai pas ressenti de manque donc pas de frustration. Le goût et l’odorat se sont améliorés. Je suis moins essoufflé.  Je revis !

   Dans la vape ? Oui à fond ! (Arôme framboise, menthe glaciale ou anis toujours en 12 mg, tirage indirect ; 2 kits complets – batterie et clearomiseur – pour alterner les arômes).

   J 9 : J’aime vaper la menthe alors que je n’aimais pas du tout les cigarettes mentholées.  En parallèle à cet arrêt du tabac, je fais une cure de détox (même si certains pensent que ça n’a pas d’effet) ; c’est un assemblage de plantes censé nettoyer les reins, les intestins, le foie, les poumons et en plus c’est bon pour la peau ! Le bon sens populaire dit « si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal » alors pourquoi ne pas essayer ?

  J 15 : L’envie de fumer n’est pas liée uniquement à un manque de nicotine ou autres substances mais à un conditionnement, un automatisme. Je ne ressens absolument aucun manque et pourtant, ce jour, alors que je venais de prendre un goûter, j’ai eu envie de fumer : je me suis « vu » me lever, prendre une clope, le briquet, ma veste et sortir sur le balcon comme ce que je faisais avant. J’ai vite chassé cette « image » de mon esprit et j’ai aussitôt vapé comme pour créer et ancrer une substitution à cet automatisme. Cependant, je ne veux pas être un vapoteur scotché à son matériel ; je souhaite garder un certain détachement dans l’idée de me passer de ça aussi un jour. Alors, la plupart du temps, je fais exprès d’attendre un peu pour vapoter à chaque fois que dans une même circonstance, j’aurai fumé.

   J 24 – J 25 : Hasard du calendrier, je suis en formation d’addictologie dans le cadre de mon travail. Je suis ravi de parfaire mes connaissances et de constater que les différents intervenants plébiscitent la vape – mais un peu trop frileusement à mon goût ! 

 

   Voilà 31 jours (ce 28 février 2019) que je suis uniquement vapoteur ! Exit la cigarette !

   Il est temps pour moi de publier cet article. Désolé pour la longueur – il me semble que c’était nécessaire de faire un article complet – et merci aux personnes qui ont eu le courage de tout lire !

  En guise de conclusion, je vous livre une lapalissade : « Le meilleur moyen de ne pas fumer, c’est de ne pas commencer ».

   Bonne vape ! 😉

   Chriss BRL

                                   ——————————————————-

Quelques conseils :

Vaper ou pas, l’essentiel, c’est d’arrêter de fumer. N’hésitez pas à consulter, à vous faire aider. Rappelez-vous que la nicotine est votre meilleure alliée dans l’arrêt du tabac : ne soyez pas pressé de diminuer son taux. Vaper n’est pas pris en charge par l’assurance maladie contrairement aux autres substituts nicotiniques ; cependant, l’achat d’un bon matériel et préparer ses liquides soi-même restent abordable — rien à voir avec les dépenses liées au tabac ! 

 

Quelques liens utiles :

https://fr.vapingpost.com/conseils-tabacologue/?fbclid=IwAR2LP4SJzSkW7wLq_G73OLOpUX215ySKuswYFPnT1f8AomUxxjQxg0H3Y5c 

https://www.facebook.com/groups/lesvapoteurs/ 

https://www.facebook.com/vapyou/ 

 

Edit (le 14/03/2019) :

44 jours de vape  et tout va bien !

Je souhaite attirer votre attention sur le point suivant.

Le lobby du tabac, conscient de perdre des clients, notamment à cause du vapotage a réagi en créant le tabac chauffé !

Attention ! Cela n’a rien à voir avec la vape et est quasi tout aussi mauvais que la clope classique.

Voici une vidéo instructive sur le sujet :
https://www.rts.ch/play/tv/369/video/lempire-du-tabac-contre-attaque-?id=10279439&startTime=47.76342

 
 

Edit (le 20/03/2019) :

50 jours de vape  et tout va bien ! (alternance entre le 12mg et le 9mg).

Une vidéo sur un test entre fumée de cigarette et vape : édifiant !

https://www.viously.com/6fun/W91oeEFwUm8?fbclid=IwAR1V4vc5St6vPCihBaXdCP3xMr4ubNIbvcPFfN-BCQAbQLaTRPP6BbZQcxQ

 

Une artiste que je viens de découvrir et qui nous raconte son arrêt du tabac via la vape :

 

 

 

Le 28/02/2019 – © chridriss

 

12 réflexions sur “DANS LA VAPE… ET ALORS ?! (OU L’HISTOIRE FUMANTE DE MA VIE ENFUMÉE).

  1. Merci pour cet article que j’ai lu avec intérêt. J’en parlerais à mon frère qui est un grand fumeur (trop!). Pour ma part je n’ai jamais commencé ! 😉
    Bises cher ami et j’espère qu’à aujourd’hui tu n’as pas repris.

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  2. Excellent article. Sérieux.
    Si je m’écoutais, je vous proposerais bien de venir toquer à la porte de « Vape Info Service », un groupe FB entièrement dédié à l’aide de ceux qui, débutants dans la Vape, ont choisi cette solution (entre autres) pour arrêter de fumer. Votre approche du « concept » et votre expérience pourront en aider beaucoup.
    Si d’aventure … l’aventure vous interesse, il vous suffira de répondre au hasard à une des question: « c’est Titan qui m’invite », et vous serez accueilli à bras ouverts seance tenante.
    Encore bravo pour votre article et … votre parcours. 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour,
      Je viens justement d’être admis dans ce groupe. 😉
      Le lien de mon article est dans une rubrique annexe en commentaire car selon la charte, les liens externes dans un post ne sont pas admis…
      Merci pour votre com.

      J'aime

  3. Salut l’ami,
    J’avais vu passer l’article sur mon profil FB, mais je n’avais pas eu (pris) le temps de cliquer sur le lien pour lire l’article. Après le petit rappel reçu par courriel, c’est désormais chose faite… Personnellement, j’ai arrêté de fumer début novembre (2018) grâce à l’hypnose thérapeutique. Une séance a suffi, bien que j’étais très sceptique au départ sur la méthode. Cependant, je l’avais choisie, cette méthode, et donc il me fallait au minimum jouer le jeu . C’est sûrement la clé de toute démarche visant à se défaire d’une (mauvaise) habitude : le faire parce qu’on y croit ou, à tout le moins, parce que l’on pense sincèrement que cela a des chances de fonctionner.
    Je ne voulais pas arrêter la cigarette en utilisant des patchs ou des substituts nicotiniques. Filer sa thune à l’industrie pharmaceutique plutôt qu’à celle du tabac, c’est de mon point de vue engraisser les mêmes actionnaires, lesquels sont peu soucieux, c’est le moins qu’on puisse dire, de ta santé.
    Le vapotage ne m’attire pas plus. J’avais pourtant essayé, sans creuser le sujet néanmoins, mais en arrivant assez vite à la conclusion que cela ne remplaçais pas avantageusement la clope pour moi et qu’en outre, les substances contenues dans le liquide devaient être tout aussi nocives que les « agents de texture et de saveurs » contenus dans le tabac, même si cela n’avais pas été (encore) prouvé.
    Bref, cela fait bien cinq mois que j’ai arrêté, je mange peut-être un peu plus qu’avant (mais j’ai toujours été gourmand), j’ai parfois une envie fugace de fumer dans certaines occasions, mais je n’en ai pas besoin, et l’envie s’estompe aussi vite qu’elle est venue. Les gens fument autour de moi, voire chez moi lorsque je les invite, et cela m’est au mieux indifférent. Je ne suis pas gêné par la fumée de cigarette, pas plus que par la vue d’un paquet ou d’une personne en train de fumer ; la seule chose qui me dérange et qui me dérangeait déjà lorsque, fumeur, je pensais à arrêter, c’est l’odeur du tabac froid.
    D’ailleurs, l’arrêt définitif a commencé comme cela, par des petits signes en apparence anodins, mais qui, mis bout à bout, dressaient un tableau plutôt négatif de l’addiction : l’odeur, la cendre qui tombe, les vêtements ou les tapis portant la marque d’une cigarette (pour ça, le tabac à rouler, c’est la misère !), la toux persistante au matin, la mission impossible pour trouver un tabac ouvert en pleine campagne un dimanche après-midi, le « pognon de dingue » parti en fumée…
    Et du jour au lendemain, exit tout cela ! Une autre vie commence… Alors, ne lâche pas l’affaire, tu tiens le bon bout (côté filtre, évidemment !). 😉

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    • Hello camarade ! 🤘

      J’avais cru comprendre – je ne sais plus comment – que tu avais aussi arrêté de fumer mais vu ta consommation de pompier, je n’y croyais qu’à moitié… 😉
      Il est vrai qu’il n’y a pas une méthode infaillible mais plusieurs ; à chacun de trouver la sienne.
      En tout cas, ça me fait bien plaisir !

      Après moult recherches, je ne pense pas que les e-liquides soient nocifs, en tout cas, rien à voir avec les additifs du tabac et autres merdes.
      Avec la vape, j’ai gardé le plaisir de fumer sans les inconvénients. Comme je ne suis pas en manque, je ne compense pas ni par la bouffe, ni par autre chose…

      Bref, bravo à nous et fuck le goudron !

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