Co-vid’ des hauts et des bas…

    Précédemment, je vous faisais part de mon expérience covidesque. Cette publication – tout simplement une tranche de vie partagée d’abord pour le bien commun (prévention, mise en garde, réflexion…)1 – m’a paru responsable et civique. Bon, je sais, dit comme cela, ça fait prétentieux alors que ce n’est évidemment qu’une modeste contribution ; pas de quoi postuler pour le Prix Nobel de Médecine ou de Littérature…ou la légion d’honneur ! 😉

Néanmoins, via les réseaux sociaux et autres, je sais que j’ai bien fait de publier cet article : il me semble qu’il a été une réelle source d’information utile. De plus, ce témoignage m’a permis d’avoir des échanges intéressants, bénéfiques intellectuellement, encourageants et stimulants humainement. Obligé d’employer l’expression consacrée : je dois une « reconnaissance éternelle » à toutes les personnes pour leur soutien, d’une manière ou d’une autre, même silencieusement.

Outre la diffusion, j’avais d’abord un besoin viscéral d’écrire sur le sujet car vous savez bien que, en plus d’être thérapeutique, l’écriture est une de mes passions. Cependant, je n’avais pas prévu une suite car…

Je pensais en avoir fini…

Eh ben non ! Juste pour vous donner une idée, après avoir eu de nouveaux épisodes de malaises et de fièvre (entre autres) ces trois dernières semaines, je viens de me remettre d’une infection urinaire (Escherichia Coli pour les puristes). Merci à mon Doc de m’avoir prescrit l’antibio adhoc ! Un pur bonheur quand les brûlures mictionnelles s’arrêtent ! (Dorénavant, je compatis avec les femmes qui sont fréquemment sujettes à ce genre d’infection).

J’avais – comme on nous l’explique – à l’esprit qu’il y a les asymptomatiques, les malades modérés (10 jours maxi environ), les malades graves (3 semaines de réanimation en moyenne) et après, on est tous guéris ! (Ou malheureusement décédés !). Mais je viens de découvrir le #apres20jours sur Twitter et je m’aperçois que l’on est nombreux à être symptomatiques pendant 1 mois voire beaucoup plus (40-50-60 jours). Quotidiennement, on nous annonce le nombre de « guéris » : qu’en est-il exactement de cette guérison ? Sont-ils au top de leur forme, réellement tous exemptés de symptômes, de séquelles ? L’immunité est relative… Alors un vaccin, je suis sceptique quant à sa pertinence, son efficacité, son innocuité…  Mais admettons ! Il y aura bien une solution !

Le lundi 4 mai 2020, j’étais à J 40 : la fin de « ma traversée du désert » ? (Vous savez…  Enfin, toute proportion et contexte gardés). Suis-je enfin arrivé au terme de ce voyage en duo ? Ce compagnon – déjà qu’il n’a pas été invité – n’est-il plus mon hôte ? Je lui ai bien signifié que le moment de rompre est arrivé mais il est du genre collant…

Pour la première fois depuis le début des hostilités, il s’est passé plusieurs jours sans nouveau symptôme important (ou conséquence) : YOUPI ! HOURRA ! Bon, si quand même, un p’tit grattage d’une démangeaison sur un mollet s’est transformé en hématome spontané !!! Et un « pincement » au niveau du cœur s’en va et revient, palpitant comme un refrain entêtant (on va dire que c’est de l’angoisse ; à suivre…). Bref, des détails ! (En cours d’exploration).

C’est surprenant mais c’est une des caractéristiques de ce virus : il est joueur ! Comme au loto, on ne sait pas quels numéros vont sortir…et le tirage nous est rarement favorable. C’est chacun sa grille, chacun son Covid. En effet, il y a des symptômes en commun mais on ne les a pas tous, pas dans le même ordre, pas à la même intensité, pas de la même manière… Tout dépend de notre patrimoine génétique, de notre âge, de notre état immunitaire, de nos comorbidités…ou pas !  Une aventure pleine de rebondissements ! (Y’avait mieux mais je n’avais pas coché les bons numéros…de la grille du loto, faut suivre !).

Je pourrais faire un article de 10 pages sur les affres de cette maladie et les méandres qu’elle emprunte tant elle revêt d’aspects divers et variés : ce virus peut affecter tous les systèmes (neuro, vasculaire, respiratoire, urinaire, digestif…) donc potentiellement tous les organes. Comme cela a été le cas pour moi à un niveau moindre mais malgré tout parfois bien pénible. Je vous épargne la longue liste de manifestations du virus sur mon corps et mon mental. L’angoisse n’est pas une vue de l’esprit et cette pathologie en génère tellement que l’on pourrait dire que ça en devient un symptôme à part entière. J’avais la hantise de me retrouver en réanimation avec les conséquences que ça implique : des mois de rééducation voire un décès. Je ne peux me résoudre à ne pas avoir présentement une pensée bienveillante envers ces patients quel que soit l’issu de leur hospitalisation. Dieu merci, je n’ai pas eu de dyspnée et mes poumons, tout au moins en apparence, n’ont pas été touchés. Une étude semble montrer les bienfaits de la nicotine et comme je vape depuis 15 mois…

Des traitements ?

Oui, plus ou moins si on a développé une forme grave et que l’on est hospitalisé. Et encore, on connait les polémiques sur l’hydrochloroquine, qui fonctionne un peu partout dans le monde sauf en France (à part Marseille, et ailleurs mais de manière non reconnue) et sur l’artémise (Madagascar).  Dans la majorité des cas, sans dyspnée, on reste à la maison avec pour seule indication du paracétamol…  Et de mettre un masque (si on en a) ! Super ! Magniiifike ! (Cristina sort de ce corps).

Dans mon précédent article, j’ai expliqué ce que j’ai fait pour aider mon corps à lutter contre ce virus. J’ai utilisé des huiles essentielles pendant 1 mois (que j’ai arrêté pour laisser mes défenses immunitaires agir seules). Jusqu’à maintenant, j’ai pris de la vitamine C (jusqu’à 4 gr/jour) et du zinc (et je vais continuer pendant longtemps en diminuant la dose). J’ai un traitement homéopathique prescrit par mon médecin traitant. J’ai commencé les probiotiques. Et je bois beaucoup d’eau. Par ailleurs, je pratique des exercices de relaxation (respiration abdominale, cohérence cardiaque…) et l’EFT (non, ces alternatives ne sont pas de l’autosuggestion : elles sont même reconnues médicalement)). Je suis persuadé que tout ce que j’ai mis en place (avec l’appui de personnes qui se reconnaitront) a eu une influence positive. Quoiqu’il en soit, un bilan sanguin, que je viens de faire, confirme que je n’ai plus de terrain infectieux. Une bonne nouvelle !

En aucun cas, mon ressenti et ma médication n’ont valeur de généralité. Surtout pas ! Chacun doit trouver ce qui lui convient, en fonction de son vécu, de ses connaissances, de ses intuitions. J’insiste sur le fait que je ne relate que mon expérience et je ne saurai être responsable de vos pratiques.

La plupart des gens ne sont et ne seront pas touchés par ce virus, d’autres seront asymptomatiques, d’autres auront tel ou tel symptôme, et basta ! Les cas les plus graves restent minoritaires. Ne vous laissez pas emporter par l’ambiance anxiogène. Le stress et la baisse du moral ne sont pas bons en général et encore moins pour aller vers la guérison.

Le travail, c’est la santé !?

Les arrêts de travail se sont succédé (prolongés semaine après semaine car j’imaginais à chaque fois que ça allait s’arranger). Et puis, je vous l’ai dit précédemment, je ne voulais pas abuser (culpabilité) et je ne suis pas habitué à m’arrêter pour un oui, pour un non mais là, j’ai dû accepter cet état de fait. Comment reprendre quand on est fatigué au bout de 500 m de marche, que l’on a des pattes de mouche à la place des jambes de cyclistes ? (-10 kg alors que je bouge un peu et me nourris ; cela vous donne une idée du résultat après 3 semaines de réanimation où il faut réapprendre à marcher…). Mais ça suffit ! Y’en a marre ! Je veux au moins essayer de retourner au travail. Mes collègues me manquent ! Eh, oui, c’est possible ! La reprise sera probablement effective lors de la publication de cet article, c’est-à-dire la semaine du 11 mai (pas vraiment original 😉). Et si je ne vais pas bien, je serais sur place, à l’hôpital, pour être pris en charge (quoique les cordonniers sont les plus mal chaussés).  On peut et on doit rester positif et optimiste (simple à dire). Tout est relatif : un mal (transcendé) peut aussi être un bien ; ah bon ? !

Une opportunité ?

Dans les pires moments, je ne pensais qu’à sortir vivant et sans préjudice de cette aventure, au moins pour mes enfants encore jeunes. Oui, j’ai eu peur, très peur. Mais maintenant, je me dis que c’est peut-être une chance. Je pense que c’est le cas de la plupart des personnes qui ont vécu un évènement où la « faux » leur est apparu comme dans un bad trip… Le clap de fin. Je pense notamment à des amis victimes d’infarctus, qui relativisent maintenant les aléas de la vie. Être malade engendre, certes des peurs, mais aussi des questionnements, des remises en question. J’ai eu la chance d’avoir des réponses. Après mon « entrevue avec Dieu », j’ai eu l’intuition qu’il fallait que je me tourne vers mon « être intérieur ». Non, je n’ai pas perdu la tête ! j’ai passé l’âge de la crise de la cinquantaine et je ne sombre pas dans un quelconque mysticisme. Le confinement n’a pas altéré mes fonctions cognitives (enfin, je ne pense pas !). Bien au contraire !

Cette maladie, c’est une porte ouverte vers une spiritualité consciente ; c’est le début d’une nouvelle aventure bien plus passionnante, le rebondissement qui valorise l’intrigue du film ou du livre, une nouvelle histoire dans l’histoire. En effet, je mesure davantage ce qui est essentiel dans la/ma vie. J’en avais déjà une idée théorique mais là, je sais que je peux, que je dois et comment aller dans ce sens, dans le bon sens. J’ai pris conscience de l’importance de mettre en pratique ce que je sais déjà, et bien plus encore ! J’ai découvert d’autres possibles. J’ai soif de l’être, je suis arrivé à satiété de l’avoir. Le changement, c’est maintenant et surtout une affaire personnelle intime. Ce n’est pas la société dans son ensemble qui va changer d’elle-même spontanément ; c’est à chacun d’entre nous de changer individuellement pour apporter sa part afin que le monde évolue globalement vers une certaine harmonie. De là, tout ce qui peut polluer mon chemin, désormais, je l’évite… Je lévite ?! 😉

Information-désinformation-manipulation-intoxication…

Comme vous, j’ai regardé des kilomètres de vidéo, j’ai lu des hectares d’articles, j’ai entendu des hectolitres de mots de peur, de haine, de contre-vérités … Une activité sans effort physique, juste ce qu’il me fallait ! Oui mais non !

Au début, je dévorais tout et puis, j’ai eu la nausée : j’ai mis de la distance avec les médias d’infos en continu (pas de pub) dont je ne suis déjà pas du tout friand. Puis, mon œil critique s’est détaché aussi des autres médias. Mais je voulais apprendre et comprendre la situation sanitaire, « ma » maladie et ses conséquences. J’ai donc surfé sur le web, regardé les liens que l’on m’a envoyé. Du convaincant, du possible, du farfelu…J’en ai fait une overdose et cela n’a fait que majorer mes angoisses. Alors je me suis éloigné du chemin tout tracé, et je me suis heurté à la vérité sans concession de ceux qui ont tout compris, preuves à l’appui disent-ils, dont on s’aperçoit en creusant un peu que ces mêmes personnes ne sont pas si cleans que ça…

Bref, à ce stade de saturation, je ne regarde plus rien ou presque. Je suis très sélectif. Exit les politiciens menteurs, exit les experts autoproclamés ou désignés, exit les spécialistes corrompus, exit les gourous de la « Terre plate », exit les sachants qui croivent…  Vous me fatiguez tous tout autant que ce virus !

  • On a manqué de masque et on a masqué le manque !
  • On a dit une chose un jour et l’inverse le lendemain ou on l’annule voire on nie l’avoir dite !
  • On ne donne pas la possibilité objective aux malades de se soigner !
  • On interdit aux médecins libéraux et aux pharmaciens de faire leur métier éthiquement !
  • On confine la liberté sans discernement et on déconfine pour le bien des travailleurs !
  • On surveille et verbalise en masse…

         Liste non-exhaustive.

Les jours d’après…

Malgré un optimisme confiant, c’est difficile de se projeter dans l’avenir en pensant que tout va bien se passer. Je ne peux m’empêcher de craindre le pire. Il y a tellement de comptes à rendre ; des procès sont déjà dans les tiroirs des avocats, des mouvements sociaux ne demandent qu’à s’exprimer, des manifestations couvent…avec comme réponse la répression violente ! (Les stocks de LBD sont au max !). Après avoir été des héros, les soignants et autres vont-ils enfin être considérés à leur juste valeur ?

La course aux profits va-t-elle se calmer ? Non ! Les actionnaires ont déjà empoché des dividendes colossaux pendant cette crise sanitaire… Va-t-on se saisir de la pandémie pour réinventer le monde pour construire une société équitable, juste, responsable ? Je suis dubitatif. Certes, on a constaté de la bienveillance, de l’entraide, un sursaut d’humanité mais l’Homme a la mémoire courte…et des crédits à rembourser, un besoin conditionné de changer de smartphone, des rêves d’apéros et de vacances…

En attendant des jours meilleurs, l’heure est au déconfinement. Un entre-deux. S’agira-t-il de « Contrôler des crétins ou informer des hommes libres » ?

En attendant que l’on mette « Bas les masques », je vous souhaite le meilleur.

Prenez soin de vous et des autres.

Chriss Brl

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1 Pour les trolls, les rageux, les aigris, les cons, faut-il préciser que ce n’était en aucun cas pour en tirer une gloriole, une vanité ou je ne sais quelle mise en avant : aucune fierté d’avoir chopé cette pathologie (ceux qui y ont échappé ne doivent pas non-plus fanfaronner). J’dis ça au cas où…

restez-a-la-maison

Covid’ de sens ?!

 Le 18 mars 2020, je publiais un article de prévention sur le Coronavirus Covid-19 sur mon site de défume. C’était mon devoir de soignant impliqué dans la santé publique. Je l’ai partagé sur différents supports et ça, c’était un acte civique citoyen. Normal !

Étant assez effrayé par cette pandémie, j’ai pratiqué moi-même, les « gestes barrières » avec assiduité voire excès de zèle. Évidemment, je le faisais pour mes patients en psy, mes collègues mais aussi pour ma famille. Normal !

Une semaine plus tard, je disparaissais des réseaux sociaux… Pas normal !

Et bim !

Vous savez pourquoi ? Vous savez quoi ? Personne n’est à l’abri de choper ce virus ! Personne ! Moi, non-plus ! Je n’ai même pas pu remercier le gentil donateur… On n’a pas eu l’honneur d’être présenté ! 😉   

Oui, le 24, j’étais fébrile et le 25 mars, j’ai été testé…aux Urgences (converties en Centre de dépistage) de l’hôpital où je bosse ! Le 26 au soir, on m’appelle : positif au Covid-19 ! Surpris mais pas vraiment. Mais bon, un bon coup de massue derrière la tête quand même… Cela dit, pendant les 2 jours suivants, plus de symptôme donc je me suis dit si c’est « juste ça », c’est peanuts ! Allez hop, on passe à autre chose…

Oui mais non, j’ai été malade, bien malade… Bon, j’ai surtout eu de la fièvre, de la fièvre…et de la fièvre (jusqu’à presque 40° !). Et quelques autres sympathiques désagréments… Perte de l’appétit : je confirme, le régime « Comme jeûne », ça marche ! (- 6kg), sûrement en lien avec une perte du goût et de l’odorat (heureusement réversible). C’est assez curieux de sentir des odeurs normalement, puis telles celles qui vous rappellent l’enfance – vous savez comme un vague souvenir lointain – elles s’évaporent comme elles sont venues. Ensuite, plus rien ! Quant au goût, c’était plus radical : du tout au rien ! Imaginez, grand buveur de café, je n’en ai pas bu une seule goutte pendant 3 jours ! Quel intérêt de boire de l’eau chaude ? 😉

Je suis privilégié : ça n’a duré que quelques jours cette perte totale. Un mal pour un bien : il faut perdre pour gagner, pour se rendre compte de ce qui est inestimable. Croyez-moi, dorénavant, je mesure davantage le plaisir de manger. Mon café est encore plus exceptionnel ! Je savoure pleinement la nourriture terrestre…  La qualité est la priorité ; la quantité doit être modérée : user mais ne pas abuser…

Il y a presque autant de formes de la maladie qu’il y a de malades. Certes, on trouve des symptômes typiques tel la fièvre et la toux, mais ce virus se manifeste (ou pas : patients asymptomatiques) de nombreuses autres manières (digestives, cutanées…). D’après certaines recherches, ce virus ciblerait d’abord le système neurologique (j’adhère assez à cette approche). Une chose est sûre : on ne choisit pas ; on subit. On prend ce qui vient.

La vie est une dure lutte…

Dans cet incident de parcours, j’avais un seul désavantage : un surpoids (que j’avais commencé à réduire) mais pas d’autres comorbidités. Cela me laissait une bonne marge d’espoir, d’autant plus que j’avais un atout de taille : plus de clope depuis 14 mois et surtout, a priori, exempté de conséquence de mon tabagisme passé (pas de bronchite chronique, pas de BPCO, pas d’emphysème, etc.). Bien qu’il semblerait que fumer aurait une incidence positive sur ce virus, il est clair que si vos poumons sont malades, vous êtes plus susceptibles d’être gravement touché en cas de Covid. D’ailleurs, dernièrement, on a pu être informé du fait que la nicotine – et non la fumée – aurait un effet « protecteur ». Ou pas ! Nonobstant, je suis convaincu que vapoter m’a aidé à ne pas avoir de problème pulmonaire. Et je suis loin d’être le seul à être interpellé par cela ! Lire le point sur cette hypothèse.

D’autre part, la génétique a peut-être eu un rôle favorable : mon grand-père maternel est encore de ce monde à bientôt 99 ans (début juin). Certes, il a d’intégré un E.H.P.A.D récemment et n’est plus trop en forme physiquement mais il vient encore de survivre à une énième infection pulmonaire (lui n’a jamais fumé). C’est possible que j’aie hérité en partie de sa constitution et que ça m’ait aidé. En tout cas, psychologiquement, ça me fait du bien de le penser.

Dans cette mésaventure, j’ai eu la chance d’avoir une collègue1 avec des connaissances pointues dans les médecines dites alternatives (notamment l’aromathérapie). Dès le début, j’ai donc fait des massages d’huiles essentielles (Tea Tree, Ravintsara, Lavande vraie) au niveau de la gorge, des poumons et dans le bas du dos ; elle m’a aussi conseillé de prendre de la vitamine C (j’ai pris 3 gr/jour) et du zinc. Évidemment, ce « traitement » n’empêche pas d’être contaminé par le virus mais ça aide à « booster » les défenses immunitaires. Autre considération : je n’ai pas lutté contre la fièvre ; j’ai laissé le mécanisme de défense faire son job. Bon, à plus de 39°5, je prenais quand même un gramme de Paracétamol. Ce n’est pas un traitement miracle mais je pense que ça m’a fait du bien. Je continue d’ailleurs à suivre cette « méthode ». Chacun peut s’en inspirer mais attention aux HE, il y a des précautions à prendre !

La peur n’évite pas le danger !

Le plus étonnant et le plus déstabilisant, pour moi, c’était cet état de flottement permanent pendant les 6 jours de fièvre en continue, une sensation étrange, innommable, indéfinissable. J’étais abasourdi ; je n’avais plus les repères habituels liés à une fièvre classique, aux courbatures… Une grippe mais pas du tout une grippe ! Encore moins une grippette ! Ô que non !

Pendant cet épisode, j’ai eu quelques chutes de tension et des vertiges. Je restais couché et faire quelques pas pour aller aux WC devenait un défi : c’était tout à la fois, Koh Lanta, la traversée de la forêt amazonienne, la Route du Rhum… L‘angoisse d’une possible détresse respiratoire accompagnait l’insomnie de mes nuits… Je me voyais en réanimation, branché, intubé : je n’ose imaginer le stress absolu des personnes qui y sont allées. Quant à celles qui en sont ressorties…dans un sac ! 😥

Du coup, j’ai eu la peur de ma vie : la peur de mourir ! Une vraie peur que je n’aie jamais ressentie dans d’autres circonstances périlleuses (accidents de moto, conduites à risque de ma jeunesse, etc.). Cette fois, j’ai aperçu le champ d’un possible où je ne voulais pas m’allonger… Le « Dormeur du Val », non-merci ! Ce ne pouvait être l’heure de partir, j’avais tant encore à faire, à voir, à entendre, à lire, à écrire…à aimer, à vivre !

Je vous invite à lire ce témoignage de Charlélie Couture, dans lequel je me suis assez reconnu. Je me réjouis qu’il en soit sorti mais je suis triste que Manu Dibango soit parti… Et tant d’autres, personnalités et anonymes… Quelle injustice !

Je ressens parfois le syndrôme de l’imposteur : pourquoi ai-je survécu alors que tant d’autres personnes sont décédées ? N’aimaient-elles pas la vie autant que moi ?! Et puis, je suis soignant mais en arrêt de travail, je suis inutile ; je faillis à ma mission… Quand je constate le travail de mes collègues en réanimation (dont je n’ai aucune de leurs compétences), je me sens petit, si petit…

Garder le silence…

D’autre part, j’ai « menti » pour préserver ma mère, ma sœur, mon fils ainé (ce n’est qu’après une douzaine de jours, en allant mieux, que je les ai informé). Je ne voulais pas qu’ils soient tourmentés. Un vrai cas de conscience. Je ne sais pas si c’était le bon choix mais je crois qu’ils ont compris que c’était pour leur bien.

Par mon silence, j’ai menti, aussi à vous, ami.e.s lectrices, lecteurs.

J’ai préféré n’embêter personne avec mon histoire et attendre d’être sur la voie de la guérison pour communiquer sur cette expérience. Je devais m’en sortir et dire qu’il ne faut pas sombrer dans le catastrophisme, dans la « psychose », dire que la majorité des cas ne sont pas fatals ; je devais attendre pour envoyer un message positif, optimiste. Il me fallait un dénouement heureux, pas un journal morbide !

Je ne voulais – et d’ailleurs, je n’étais pas en état – écrire sur ce que je vivais ; je n’aurais pas su apprécier les encouragements de circonstance et encore moins supporter les apitoiements.

Cet événement m’a permis de constater que, in fine, mon absence du web est passée inaperçue pour la majeure partie de mes contacts. Dois-je en déduire que je ne compte pour quasi personne ? Dois-je reprendre les interactions, commenter, liker… ? À quoi ça sert tout ça ? Publier cet article a-t-il un quelconque intérêt ?

Je dois avouer que je n’ai guère pris de nouvelles d’autrui, mais à ma décharge, comme je ne voulais pas en donner des miennes, ce silence m’a permis de ne pas ajouter du mensonge au mensonge.   

Cela dit, je sais aussi que d’aucuns ne se sont pas manifestés, animés par la pudeur qui est aussi mienne, mais que j’étais dans leurs pensées. Je les remercie chaleureusement.

Et j’ai conscience que d’autres personnes dans la confidence ont fait preuve d’une humanité, qui restera gravée à jamais dans ma mémoire. Ils et elle se reconnaitront.

Et bam !

Dieu merci, je n’ai pas eu besoin d’être hospitalisé notamment à cause de dyspnées. Oui, vous avez bien lu ; moi, celui qui est fâché avec les religions, j’ai cité Dieu. Certes, j’ai depuis longtemps fait un distinguo entre Dieu et la religiosité. Mais j’ai toujours cru qu’une entité supérieure chapeautait l’humanité. La beauté de la nature, par exemple, ne peut pas n’être que le fruit du hasard.

Bref, quand on se retrouve dans certaines situations critiques, Dieu se rappelle à nous ou on se rappelle à lui. Que l’on soit croyant ou pas, rares sont les personnes qui restent indifférentes. En tout cas, je ne suis pas devenu un dévot mais mon rapport à Dieu s’est renforcé. Des ami.e.s catholiques et musulmans ont prié pour moi : ça m’a aussi beaucoup aidé, j’en suis intimement convaincu. Je ne les remercierais jamais assez.

En tout cas, cette « expérience » m’a permis de réfléchir sur le sens de la vie. J’étais déjà dans une démarche spirituelle, à la suite d’une mise au point sur mon existence. Maintenant, je sais que j’avais choisi la bonne voie et surtout j’ai des réponses qui me confortent dans ce choix.

Et boum !

Quant à 20h, tous les soirs, j’entends les applaudissements de mes voisins, je ressens un mélange de sentiments contradictoires : je vous dis merci intérieurement mais je ne peux m’empêcher de penser « où étiez-vous lors des manifestations de défense de l’hôpital ? Où serez-vous après cette pandémie ? ». Les soignants ne sont pas des héros ; ils sont juste des travailleurs, qui veulent un réel outil de travail, avec des moyens financiers pour l’exercer et vivre décemment. Ce texte d’un blogueur Médiapart, Théo Portais, résume assez bien ma pensée. Il est curieux (ou pas) de constater que les métiers indispensables sont les moins considérés et les plus mal payés ! Un grand merci à toutes les personnes exposées mais aussi aux travailleurs de l’ombre.

Bien sûr que les élans de générosité, de solidarité, font chaud au cœur mais qu’en restera-t-il après ? Peut-on espérer que l’humain se soit réveillé de sa léthargie consumériste ? Va-t-il continuer à privilégier le commerce local, l’artisanal ? Va-t-il faire perdurer le lien intergénérationnel ?  Va-t-il plébisciter l’éveil des consciences ?

Et badaboum !

Il y a eu un avant ; on est encore dans le pendant et il y aura un après (on en est loin). En tout cas, ce n’est pas le 11 mai que le virus nous laissera tranquille…

Mais quand on sera déconfiné, libre de vaquer, sonnera l’heure des règlements de compte. Et je suppute qu’ils seront violents ! Les manifs des Gilets jaunes ne seront qu’un souvenir light du mécontentement d’avant la pandémie. Qui pourra oublier la pénurie de masques et autres matériels/matériaux indisponibles ? Qui pourra pardonner les mensonges, les promesses non tenues, des politiques ? Peu importe vos idées politiques, je vous invite à visionner cette vidéo.

Quelle hécatombe parmi nos anciens ! Quelle honte dans leur prise en charge avant, pendant et…une fois décédé !

Quel sera l’état d’esprit de ceux qui n’ont pas respecté le confinement et les précautions ? Ont-ils eu à un moment donné pris la mesure de leur stupidité ? Rappel sur le confinement 

Face au sacrifice de soignants, de travailleurs, de bénévoles divers et variés, comment pourra-t-on les remercier ? Une pétition pour un « Prix Nobel de médecine des personnels soignants », à suivre même s’il y a peu d’espoir qu’elle aboutisse.

Covid’ de sens ?!

Et voilà !

Je crois que j’ai fait le tour de mon Covid-19. Depuis les premiers symptômes, il s’est écoulé 22 jours. Suis-je rétabli ? Non, pas complètement mais, bien que possible contaminant, je vis à peu près normalement. Certes, je n’ai pas totalement retrouvé l’odorat et le goût me joue des tours. Par ailleurs, j’ai toujours cette sensation – bien moindre – mais permanente d’être dans un « certain flou » pas du tout artistique, une « lourdeur » légère persistante dans la tête, un peu comme un mélange de l’effet de la codéine avec un mal de tête résiduel. Bref, un truc inexplicable assez subtil. J’ai un autre symptôme moins connu mais reconnu : des engelures sur le dessus des mains et des démangeaisons sur tout le corps. La fatigue a laissé la place à un manque d’énergie. J’ai la tension bien plus basse qu’habituellement mais ça va. La goute au nez alterne avec le nez bouché et la toux s’exprime de temps en temps… Bref, pas de quoi se plaindre !

A priori, j’ai franchi le cap des possibles complications graves. Il faut à peu près 1 mois pour être guéri. Si tant est qu’on le soit un jour… Normalement, je suis immunisé (quoiqu’il y ait des cas de rechute…).

Je ne vais pas prolonger mon arrêt de travail (fini le 13) parce que j’aurais le sentiment d’abuser, de ne pas respecter mes collègues soignants au plus proche du Covid. Et puis, j’ai des congés, posés antérieurement, qui ont été maintenus par ma hiérarchie ; je reprends donc le travail le 21 avril (si la Médecine du travail me déclare apte).

Déjà ce jeudi après-midi, jour d’après la publication de cet article, je vais sortir après 3 semaines de confinement strict chez moi – bon j’ai la chance d’avoir un balcon – mais ça va être un truc de dingue…d’aller faire des courses !

Vous avez remarqué que je n’ai pas insulté le virus, que je ne parle pas en mal de lui ? Pourquoi ? Parce que je ne tuerais pas un chien en prétextant qu’il a la rage. Parce que ce morceau d’ARN est une conséquence du non-respect de l’homme envers le vivant animal, envers la nature, envers son homologue. Parce que je pense que l’on peut tirer beaucoup de leçons positives de cette épreuve.

Ce récit n’a qu’une vocation informative, un retour d’expérience. Mon cas n’est représentatif que de mon vécu : chacun son Covid. J’ai la chance d’avoir pu écrire ce texte et le partager. Je suis si heureux d’être vivant.

Je vous souhaite le meilleur. Protégez-vous. Aimez-vous et dites-le à ceux qui vous sont chers. La vie est belle.

Chriss Brl


1 Cette collègue a écrit un article sur le tabac et l’hypnose sur le site je-defume.info.


EDIT :

Mon texte a été édité ce dimanche car je me suis aperçu que j’ai doublé une partie en zappant le contenu de « Et bam ! ».
Je n’étais pas encore très frais quand j’ai publié cet article. 😉  

Tempus fugit

Pris par diverses activités, entre autres, mon site de défume, je n’ai pas vu passer l’année. D’ailleurs, j’ai l’impression qu’à partir de la cinquantaine, tout s’accélère… Heureusement, on a plus de temps libre quand on ne fume plus ! Libre pour faire autre chose que travailler ou travailler plus (quand on aime…). Libre pour être encore plus occupé. 😉 J’ai besoin d’être actif voire hyperactif… D’ailleurs, je sais que, si ma santé le permet, je serais un retraité débordé. De toute façon, soit on reste bien vivant avec une retraite active, soit c’est la dépression avec sa cohorte de maux nous précipitant dans la tombe avant l’heure… Le deal ne supporte aucun doute pour moi.

Bref, je n’ai pas écrit grand chose ici depuis l’incendie de Notre-Dame. Le pays s’est aussi embrasé cette année… Le peuple se consume ; renaitra-t-il de ses cendres ?

Attisé par un vent nouveau…

Début 2019, le mouvement des Gilets jaunes a pris de l’ampleur ; le noir anarcho-gauchiste-extrême-droitiste des black blocks promettait le chaos : oui, c’était évident, le gouvernement allait être renversé !

Ou pas ! De samedi en samedi, d’œil en œil perdu, les Gourmands de Justice, stigmatisés par les merdias, ont essuyé les foudres de la gouvernance et de ses Cerbères Repus de Sévices.

Nous approchons de la fin de l’année et peu de choses ont changé…en mieux ; bien au contraire, la rue est toujours jaune mais rejointe par le rouge syndicaliste ; les LBD et autres instruments du pouvoir continuent de malmener – c’est un euphémisme – avec assiduité, les manifestants. Tant de violences ! Il aurait été pourtant si simple, si judicieux que les policiers se rangent du côté de ceux qui dénoncent les injustices… Mais les Fans De l’Outrage sont tellement bien formatés, conditionnés qu’ils ne se rendent même pas compte qu’eux aussi sont victimes du système. Jusqu’à quand le chantage de leur hiérarchie va-t-il fonctionner ? Bah, jusqu’à ce que leur régime de retraite spécial garde sa spécificité. C’est chose faite. Circulez, y’a rien à voir… Univers-sale ?!

Voilà, ils ont échappé à ça. Mais les autres citoyens…

En marche !?

De nouveaux marcheurs ont fait leur apparition avec les transports en commun à l’arrêt. Tout le monde est « en marche », pas avec mais contre Emmanuel Macron. Étonnant, ce parti politique qui reprend les initiales du président !

Personne ne veut perdre ses acquis sociaux et c’est bien normal. Pourquoi jalouser les employés soi-disant privilégiés ? Au contraire, tout le monde devrait aspirer à avoir une assiette bien pleine. Le nivellement par le bas ne peut conduire qu’à la précarité généralisée. Comment peut-on être d’accord avec un système de retraite calqué sur le modèle américain dont on voit les désastreuses conséquences ? Plus de 200000 personnes de plus de 85 ans sont contraintes de retravailler faute d’une pension de retraite suffisante pour vivre. Pourquoi obliger les ainés à travailler plus longtemps alors qu’il y a tant de jeunes au chômage ? C’est absurde !

La France s’enlise peu à peu dans un blocage économique. Les dépôts de bilan titillent les petits commerçants.  Noël 2019 sonnera la victoire du peuple ou ne sera plus comme avant.

La fin des temps ?

Et quand bien même, le système de retraite serait préservé…

Le modèle économique, basé sur la croissance exponentielle, laisse voir un pillage des richesses de notre planète. La nature nous le rend bien. Nous avons construit des habitations et des commerces n’importe où, n’importe comment : inondations ! Les glaciers fondent, le permafrost est en mutation… Pas grave, ça ouvre de nouvelles voies pour le transport de notre consommation effrénée…

La pollution ? Pas grave, nous avons la parade de la fée électricité. Le nucléaire, c’est propre à court terme mais quand le parc est composé de centrales vétustes, obsolètes, que les déchets radioactifs s’entassent ça et là, on fait quoi ? Rien ! Que se passera-t-il quand on ne pourra plus produire de batterie car les terres rares seront épuisées ? Le vrai problème réside dans l’énergie. Même renouvelable, elle pollue, détruit l’écosystème. Il en est de même pour l’agriculture et l’élevage intensifs. Imaginons un monde sans énergie…

Un espoir ?!

Je regardais récemment un reportage à la tv sur l’Aveyron. J’ai été enthousiaste à l’idée de constater que c’est bien au niveau de l’individu quand il œuvre pour le collectif qu’un autre monde est possible. Quel plaisir de voir cet agriculteur bio, initiateur d’un café participatif, s’impliquer dans le vivre-ensemble (je n’aime pas cette expression mais elle est pratique) ! Oui, l’avenir est prometteur quand « le peuple d’en bas » prend les commandes de sa (la) vie sans rien attendre des politiciens, des économistes croissants, des marchands de mort… Quand on favorise le local, tout en étant ouvert au monde ; quand on privilégie le respect de la nature, quand on s’appuie sur les connaissances de nos aïeux, qui ne consommaient que ce qu’ils étaient capables de produire, quand on choisit le progrès sans ses vices…, on peut retrouver l’espoir et avoir une vie digne et heureuse.

D’ailleurs, c’est sur cette note positive que je vais vous souhaiter le meilleur pour votre 2020.

Chriss Brl

Création et lancement de Tab’arrêt.

Hello !

Je viens de créer un site/blog (je ne sais plus où est la différence) sur l’arrêt du tabac : Tab’arrêt.

En effet, vous avez peut-être constaté que je suis devenu un intervenant actif dans la gestion des risques en santé concernant le tabagisme. J’ai d’abord créé une page, puis un groupe Facebook ; il n’a fallu que quelques clics pour franchir un autre pas… Et comme il faut être visible partout sur le web, un compte Twitter a suivi…

Je vous invite à visiter et faire ce que vous voulez (liker, partager, adhérer, suivre…)  – si vous voulez – ces différents médias.

Merci d’avance et VIVE LA DÉFUME !

Prenez soin de vous.

Chriss Brl

Les liens :

Le site Tab’arrêt 

La page Fb 

Le groupe 

Twitter

PLUS JAMAIS L’HEURE DE FUMER !

Hello !

Toujours dans la continuité de ma défume, j’ai concocté un poème à l’attention des membres du groupe Facebook « Je ne fume plus !  » ( #jnpf ) mais aussi en soutien à toute personne qui se sent concernée par l’arrêt du tabac.    

 

             Parrainages…

 

Si vous voulez atteindre le troisième âge,

Et de votre vie, arrêter ce triste gaspillage,

Ne voyez pas dans cette parlante image,

De ma part, une provocation pas sage.

 

Non, juste vous faire changer d’aiguillage ;

Vous aider à sauter par-dessus le grillage

De cette vile habitude, en modifier l’usage.

Et un jour, vous libérez de cet esclavage !

 

En effet, fumer mérite un bon tabassage !

Dans tous les sens du terme, l’enfumage

Nuit à votre santé et à votre entourage.

Arrêter n’a assurément que des avantages ! 

 

Mesdames, à l’heure du coquin déshabillage,

Oui, vous serez belle même sans maquillage !

Messieurs, au moment – ou pas – du rasage,

Vous n’aurez plus cette fatigue collée au visage.

 

Allez sur les routes du bénéfique décrassage,

Courez patché, gommé, entre deux vapotages !

Goûtez aux rayons du soleil entre deux orages,

Vous sentirez se déverrouiller tous les blocages.

 

N’ayez pas peur de faire le grand nettoyage

De cette addiction en savourant le sevrage.

Profitez des séances illimitées de rattrapage

Si les peaux d’banane vous prennent en otage.

 

Le chemin de la défume n’est pas sans virage

Alors ne culpabilisez pas en cas de dérapage.

Comme un animal longtemps dans sa cage,

Il faut se réadapter à vivre à l’état sauvage.

 

Je vous emmène en paix dans mon sillage,

Et vous accompagne en joie pour le voyage,

Le plus beau ; sans barrière, sans péage,

À contempler de magnifiques paysages…

 

Courage !

Chriss BRL

 

@myartisreal

 

Mes précédents articles en lien :

1 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/02/28/dans-la-vape-et-alors-ou-lhistoire-fumante-et-enfumee-de-ma-vie/

2 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/04/dans-la-vape-toujours/

3 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/28/des-fumeurs-defumeurs-jouons-avec-les-mots/

 

 

Le 03/05/2019 – © chridriss 

DES FUMEURS… DÉFUMEURS… (JOUONS AVEC LES MOTS).

    Hello !

   Dans la continuité de mes précédents articles sur ma défume ici et ici, j’ai voulu fêter, ce 28 avril, mes 3 mois sans tabac. Pour se faire, j’ai paraphrasé quelques auteurs pour montrer que l’arrêt de la clope peut aussi être un amusement et surtout un plaisir.

« Rien ne sert de fumer, il faut vaper à point. » Jean de La DéFume1 (Fameux Fabuliste Français).

 « Il vaut mieux s’unir (sur #JNFP) pour tenir l’arrêt de la clope sur la Terre que de se disputer sur l’existence d’un paradis des fumeurs dans le ciel.» Maurice Tôt-Rez’2 (alias Momo la Résistance, vapoteur au saut du lit).

« On peut arrêter de fumer non pour fuir, chose impossible, mais pour se retrouver. » Jean Fumais3 (tout l’monde de la cave au grenier !).

« Les fumeurs pessimistes voient des difficultés dans chaque opportunité d’arrêter de fumer, les fumeurs optimistes voient des opportunités d’arrêter de fumer dans chaque difficulté. » Winston4 (ou Marlboro ou Camel, je ne sais plus…).

« Tant va la fumée dans les poumons, qu’à la fin elle t’encrasse. » Jean Crasse5 (pompier volontaire).

«  Vous pouvez me donner toutes les clopes mais vous ne pourrez jamais empêcher l’arrivée de la défume. » Pueblo6 (ou Fleurs de pays, j’ai oublié…).

« Chaque fois qu’un homme a fait triompher l’arrêt du tabac, chaque fois qu’un homme a dit non à une clope d’asservissement à son addiction, je me suis senti solidaire de son acte.» Frantz Faitnon7 (militant de La Cause).

« La vie avec la clope serait une horreur » Fred Niche8 (philosophe à grosse moustache). 

« Quand un humain et une cigarette se tiennent (par la main), l’addiction seule sait celui qui tient l’autre. » Bal Zacharie9 (écrivain très honoré).

« Ne pas risquer la peau de banane sans l’avoir substituée. » Jean de La Défume10.

« Mieux vaut souffrir d’avoir arrêté de fumer que de souffrir de n’avoir jamais arrêté. » Proverbe de défumeur-euse11.

« J’aimerai être nicotine pour naître au creux de ta vape, vivre dans ton e-liquide et mourir dans tes vapeurs. » Chriss BRL12 (bon, d’accord, ce n’est pas aussi romantique que l’original).

 


 

      Désolé d’avoir dénaturé les mots d’origine, je me dois de vous les redonner intacts :

1- « Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Jean de La Fontaine.

2- « Il vaut mieux s’unir pour obtenir le bonheur sur la Terre que de se disputer sur l’existence d’un paradis dans le ciel. » Maurice Thorez.

3- « On peut voyager non pour se trouver, chose impossible, mais pour se trouver. » Jean Grenier.

4- « Les pessimistes voient des difficultés dans chaque opportunité, les optimistes voient des opportunités dans chaque difficulté. » Winston Churchill.

5- « Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse. » Pierre Joigneaux.

6- « Vous pouvez couper toutes les fleurs mais vous ne pourrez jamais empêcher l’arrivée du printemps. » Pablo Neruda.

 7- « Chaque fois qu’un homme a fait triompher la dignité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte. » Frantz FANON.

 8- « La vie sans la musique serait une erreur. » Friedrich Nietzsche.

 9- « Quand un mari et une femme se tiennent, le diable seul sait celui qui tient l’autre. » Honoré de Balzac.

 10- « Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » Jean de La Fontaine.

11- « Mieux vaut souffrir d’avoir aimé que de souffrir de n’avoir jamais aimé. » Proverbe anglais.

 12- « J’aimerai être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds. » Auteur.e inconu.e (du temps de mon adolescence que les moins de 20 ans…).

 


 

Je vous souhaite un nouveau souffle comme le mien.

Bon vent à toutes et tous !

Chriss BRL

 

Le 28/04/2019 – © chridriss

 

NOTRE DRAME ! ?

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© chridriss – 15/04/2019

 

    Bonjour à toutes et tous,

   Je travaille on ne peut plus près de Notre-Dame, et ce lundi 15 avril 2019, j’étais aux premières loges pour constater avec stupéfaction l’incendie de la cathédrale (photo ci-dessus).

   Pourquoi viens-je vous parler de cela ? Je ne sais pas vraiment…

   Je reconnais et je comprends que c’est un événement considérable, par sa symbolique religieuse, économique (une vitrine de la France avec 13 millions de visiteurs / an), historique (unité nationale et outil du pouvoir) et patrimoniale.

  Et je ne suis pas insensible (j’ai un cœur !) et je suis passionné par l’architecture, les arts…

  Pourtant,  je pourrais être indifférent à cet événement car :

  • Il n’y a pas eu de victime humaine,
  • Je ne suis pas en osmose avec la religion catholique (ni les autres d’ailleurs !),
  • Je suis conscient de l’impermanence des choses et j’en prône le détachement,
  • J’ai appris à prendre de la distance, à relativiser…

   Et puis, le traitement médiatique, le business de l’ émotion, la récupération politique, les polémiques inter-minables, les théories complotistes vont encore m’exaspérer au plus haut point…

    Voici un excellent résumé :

Capture réflexion Philippe Battaglia

 

  Néanmoins, je peux me poser quelques questions :

  • Pourquoi la cathédrale a-t-elle été spécifiquement fermée de manière exceptionnelle plus tôt ce jour-là ? Pourquoi l’alarme a sonné mais n’a pas inquiété ?
  • Pourquoi le gouvernement a-t-il été si prompt à déclarer – telle une conclusion définitive – que cet incendie est accidentel ? Pourquoi un tel empressement à reconstruire ? (J.O. dans 5 ans !)
  • Pourquoi n’ai-je pas senti l’odeur typique du bois brûlé et suffoqué avec tant de fumée ?

  Bref, au-delà des doutes légitimes, des innombrables fakes news, des irrévérences envers cette référence absolue du christianisme et de l’aura emblématique de la France, des débats inutiles, de l’interventionnisme présidentiel, ce qui me choque profondément, c’est le paradoxe entre les sommes d’argent faramineuse promises par des donateurs fortunées (ou pas) pour reconstruire ce monument et l’indifférence, le mépris au quotidien de ces mêmes personnes envers la misère humaine.

 

Capture tweet sdt Franprix

 

Le symbole a plus de valeur que l’humain.

 

Emotion collective

 

   En effet, on parle quasi d’un milliard d’euros ! Imaginons ce que l’on pourrait faire avec cet argent quant au logement social, à l’aide aux plus démunis… Oui mais ça n’a rien à voir me direz-vous. Ce n’est pas mon point de vue. On pourrait financer à la fois le patrimoine ET sauver l’humain, non ?

 

Capture V. HUgo remercie..

 

    Le comble, c’est que tout est fait pour défiscaliser au maximum ces dons c’est-à-dire que c’est « tout bénef » pour les riches ; c’est encore de « l’optimisation fiscale » donc de l’argent (sale ?) qui ne profitera pas à la collectivité. En fait, c’est comme si de facto sans notre consentement, nous financions tous avec nos impôts la reconstruction de cet édifice ! Je considère donc que j’ai déjà contribué.

 

Capture canadair paradis fiscaux

 

    Comment ne pas être scandalisé ?

    N’est-ce pas encore jeter de l’huile sur le feu – si je puis dire – de l’injustice sociale, relayée, entre autres, par les gilets jaunes ? Le gouvernement continue malgré tout sa politique d’austérité :  diminuer drastiquement le pouvoir d’achat, pénaliser le citoyen lambda et rogner les subventions accordées aux associations d’aide aux précaires, aux sans-abris…

   De nombreuses municipalités font des dons (la Mairie de Paris a débloqué 50 millions !) alors qu’elles prétendent être exsangues quand il est question d’agir contre la pauvreté, le handicap, etc.

  Il a fallu une polémique utile pour que la famille Pinault daigne renoncer à la réduction d’impôt sur son don ; ces ultras capitalistes n’exploitent personne ? Se sont-ils enrichis honnêtement ? Un champion du monde de l’évasion fiscale (on parle de 2.5 milliards d’euros !) qui va passer pour un héros !

  Et le Vatican ? À part commenter ?

  Savez-vous que l’état est son propre assureur des établissements religieux dont il est le propriétaire ? Là, encore, ce sont nos impôts…

  Le patrimoine français, dans l’ensemble, serait mal entretenu (quand il n’est pas laissé à l’abandon), mal sécurisé ; il n’y a pas (assez) d’argent pour préserver l’Histoire. Cet incendie de Notre-Dame aura au moins servi à s’en apercevoir…

 Reconstruire, oui mais pas n’importe quoi et n’importe comment ! J’ai pourtant l’impression que ça part dans tous sens…

  Pourquoi n’y a-t-il pas d’argent ni pour les pauvres, ni pour sauver la planète ?

 

Capture ours banquise ND

 

     Bien sûr, on peut être ému par cet incendie… Mais gardons raison et relativisons. Quid des simples citoyens qui ont perdu leurs enfants quand leur maison a brûlé ?

    Bien sûr, on peut se réjouir de voir un peuple uni, soudée, solidaire, dans le partage… Une fois passé l’émotion de l’immédiat, de l’instantanéité, que restera-t-il ?

   Permettez-moi de citer une phrase, tirée d’un tweet de Sabrina Ali Benali ; « Puissent les flammes de l’histoire ne pas laisser se consumer celles des hommes… ».

   Bonne journée.

   Chriss BRL

 

Le 18/04/2019 – © chridriss