Création et lancement de Tab’arrêt.

Hello !

Je viens de créer un site/blog (je ne sais plus où est la différence) sur l’arrêt du tabac : Tab’arrêt.

En effet, vous avez peut-être constaté que je suis devenu un intervenant actif dans la gestion des risques en santé concernant le tabagisme. J’ai d’abord créé une page, puis un groupe Facebook ; il n’a fallu que quelques clics pour franchir un autre pas… Et comme il faut être visible partout sur le web, un compte Twitter a suivi…

Je vous invite à visiter et faire ce que vous voulez (liker, partager, adhérer, suivre…)  – si vous voulez – ces différents médias.

Merci d’avance et VIVE LA DÉFUME !

Prenez soin de vous.

Chriss Brl

Les liens :

Le site Tab’arrêt 

La page Fb 

Le groupe 

Twitter

PLUS JAMAIS L’HEURE DE FUMER !

Hello !

Toujours dans la continuité de ma défume, j’ai concocté un poème à l’attention des membres du groupe Facebook « Je ne fume plus !  » ( #jnpf ) mais aussi en soutien à toute personne qui se sent concernée par l’arrêt du tabac.    

 

             Parrainages…

 

Si vous voulez atteindre le troisième âge,

Et de votre vie, arrêter ce triste gaspillage,

Ne voyez pas dans cette parlante image,

De ma part, une provocation pas sage.

 

Non, juste vous faire changer d’aiguillage ;

Vous aider à sauter par-dessus le grillage

De cette vile habitude, en modifier l’usage.

Et un jour, vous libérez de cet esclavage !

 

En effet, fumer mérite un bon tabassage !

Dans tous les sens du terme, l’enfumage

Nuit à votre santé et à votre entourage.

Arrêter n’a assurément que des avantages ! 

 

Mesdames, à l’heure du coquin déshabillage,

Oui, vous serez belle même sans maquillage !

Messieurs, au moment – ou pas – du rasage,

Vous n’aurez plus cette fatigue collée au visage.

 

Allez sur les routes du bénéfique décrassage,

Courez patché, gommé, entre deux vapotages !

Goûtez aux rayons du soleil entre deux orages,

Vous sentirez se déverrouiller tous les blocages.

 

N’ayez pas peur de faire le grand nettoyage

De cette addiction en savourant le sevrage.

Profitez des séances illimitées de rattrapage

Si les peaux d’banane vous prennent en otage.

 

Le chemin de la défume n’est pas sans virage

Alors ne culpabilisez pas en cas de dérapage.

Comme un animal longtemps dans sa cage,

Il faut se réadapter à vivre à l’état sauvage.

 

Je vous emmène en paix dans mon sillage,

Et vous accompagne en joie pour le voyage,

Le plus beau ; sans barrière, sans péage,

À contempler de magnifiques paysages…

 

Courage !

Chriss BRL

 

@myartisreal

 

Mes précédents articles en lien :

1 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/02/28/dans-la-vape-et-alors-ou-lhistoire-fumante-et-enfumee-de-ma-vie/

2 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/04/dans-la-vape-toujours/

3 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/28/des-fumeurs-defumeurs-jouons-avec-les-mots/

 

 

Le 03/05/2019 – © chridriss 

DES FUMEURS… DÉFUMEURS… (JOUONS AVEC LES MOTS).

    Hello !

   Dans la continuité de mes précédents articles sur ma défume ici et ici, j’ai voulu fêter, ce 28 avril, mes 3 mois sans tabac. Pour se faire, j’ai paraphrasé quelques auteurs pour montrer que l’arrêt de la clope peut aussi être un amusement et surtout un plaisir.

« Rien ne sert de fumer, il faut vaper à point. » Jean de La DéFume1 (Fameux Fabuliste Français).

 « Il vaut mieux s’unir (sur #JNFP) pour tenir l’arrêt de la clope sur la Terre que de se disputer sur l’existence d’un paradis des fumeurs dans le ciel.» Maurice Tôt-Rez’2 (alias Momo la Résistance, vapoteur au saut du lit).

« On peut arrêter de fumer non pour fuir, chose impossible, mais pour se retrouver. » Jean Fumais3 (tout l’monde de la cave au grenier !).

« Les fumeurs pessimistes voient des difficultés dans chaque opportunité d’arrêter de fumer, les fumeurs optimistes voient des opportunités d’arrêter de fumer dans chaque difficulté. » Winston4 (ou Marlboro ou Camel, je ne sais plus…).

« Tant va la fumée dans les poumons, qu’à la fin elle t’encrasse. » Jean Crasse5 (pompier volontaire).

«  Vous pouvez me donner toutes les clopes mais vous ne pourrez jamais empêcher l’arrivée de la défume. » Pueblo6 (ou Fleurs de pays, j’ai oublié…).

« Chaque fois qu’un homme a fait triompher l’arrêt du tabac, chaque fois qu’un homme a dit non à une clope d’asservissement à son addiction, je me suis senti solidaire de son acte.» Frantz Faitnon7 (militant de La Cause).

« La vie avec la clope serait une horreur » Fred Niche8 (philosophe à grosse moustache). 

« Quand un humain et une cigarette se tiennent (par la main), l’addiction seule sait celui qui tient l’autre. » Bal Zacharie9 (écrivain très honoré).

« Ne pas risquer la peau de banane sans l’avoir substituée. » Jean de La Défume10.

« Mieux vaut souffrir d’avoir arrêté de fumer que de souffrir de n’avoir jamais arrêté. » Proverbe de défumeur-euse11.

« J’aimerai être nicotine pour naître au creux de ta vape, vivre dans ton e-liquide et mourir dans tes vapeurs. » Chriss BRL12 (bon, d’accord, ce n’est pas aussi romantique que l’original).

 


 

      Désolé d’avoir dénaturé les mots d’origine, je me dois de vous les redonner intacts :

1- « Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Jean de La Fontaine.

2- « Il vaut mieux s’unir pour obtenir le bonheur sur la Terre que de se disputer sur l’existence d’un paradis dans le ciel. » Maurice Thorez.

3- « On peut voyager non pour se trouver, chose impossible, mais pour se trouver. » Jean Grenier.

4- « Les pessimistes voient des difficultés dans chaque opportunité, les optimistes voient des opportunités dans chaque difficulté. » Winston Churchill.

5- « Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse. » Pierre Joigneaux.

6- « Vous pouvez couper toutes les fleurs mais vous ne pourrez jamais empêcher l’arrivée du printemps. » Pablo Neruda.

 7- « Chaque fois qu’un homme a fait triompher la dignité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte. » Frantz FANON.

 8- « La vie sans la musique serait une erreur. » Friedrich Nietzsche.

 9- « Quand un mari et une femme se tiennent, le diable seul sait celui qui tient l’autre. » Honoré de Balzac.

 10- « Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » Jean de La Fontaine.

11- « Mieux vaut souffrir d’avoir aimé que de souffrir de n’avoir jamais aimé. » Proverbe anglais.

 12- « J’aimerai être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds. » Auteur.e inconu.e (du temps de mon adolescence que les moins de 20 ans…).

 


 

Je vous souhaite un nouveau souffle comme le mien.

Bon vent à toutes et tous !

Chriss BRL

 

Le 28/04/2019 – © chridriss

 

DANS LA VAPE… TOUJOURS !

     Hello !

   Le 28 janvier 2019, je fumais ma dernière cigarette et je me lançais dans la grande aventure de la vie sans tabac (les non-fumeurs peuvent ne pas comprendre…).

   Lors d’un précédent article (que je vous invite à lire – c’est mieux pour ce qui suit), j’ai relaté mon vécu tabagique et l’arrêt de la clope avec la vape, ma nouvelle amie. Une vraie ! 

 

Capture Un peu d'histoire e-cig

 

     Rappel important : Le tabac est juste une plante qui contient de la nicotine comme…la tomate ou les pommes de terre ! En Suède, on le consomme sous forme de snus2 et cela n’a quasi aucune incidence dangereuse sur la santé. Pourquoi ? On ne le répétera jamais assez : c’est la combustion du tabac qui est nocive et délétère. Elle engendre des goudrons : regardez la viande du barbecue et ça vous donne une idée de vos poumons… Vous vous en éloignez à cause de la fumée ; ça pique les yeux, la gorge ; vous manquez d’oxygène alors pourquoi inhalez-vous ce même monoxyde de carbone quand vous tirez sur votre clope ? Elle n’est pas belle, la chanson ? Et je vous épargne le couplet sur les particules fines et les 40 substances cancérigènes a minima

cigarette vs vape

 

Des doutes ?

  Nous savons tous que fumer contribue à augmenter les risques de nous mener prématurément vers une pathologie létale. Certes, d’aucuns diront que l’on peut avoir un cancer des poumons sans fumer, que l’on peut fumer et ne pas en être malade (j’ai dans ma famille un fumeur qui a plus de 95 ans !) mais prendriez-vous le risque de sauter dans la Seine sans savoir nager ? C’est vous qui voyez !

    Les cigarettiers nous incitent toujours à continuer de fumer ; le lobby du tabac exerce une pression phénoménale auprès des instances gouvernementales (et l’état n’est pas prêt de se priver de l’argent que rapporte la vente du tabac) ; certains médecins même tabacologues émettent des réticences vis-à-vis de la vape, nourries, entre autres, par les sites de buzz qui s’évertuent à la dénigrer (non, il n’y a pas de risque d’infarctus avec la nicotine). Bref, tout concoure à ne pas arrêter de fumer !

    Certes, il est normal d’avoir peur de l’inconnu, d’avoir des doutes mais il me semble que prendre des risques – qui ne sont pas avérés – est quand même mieux que de continuer à fumer avec les conséquences que l’on connait.

    J’ai fait de nombreuses recherches et j’ai constaté de visu et virtuellement la réussite à l’arrêt du tabac de tant de vapoteurs – ce n’est pas le cas des utilisateurs de substituts classiques – que je peux me permettre d’affirmer que la vape est un outil efficacement incontournable. Cependant, chacun trouvera sa méthode : l’essentiel est de ne plus fumer.

 

TOUT VA BIEN ! 

 

    65 jours se sont écoulés depuis mon arrêt. Et alors ? Je n’ai pas pris de poids (pas de manque donc pas de compensation par la bouffe – et je ne fais même pas attention), pas de craving (bon dosage de nicotine), souffle, odorat et goût améliorés, énergie retrouvée ! Et un peu plus de 200 € non dépensés !

   Évidemment, c’est une durée relativement courte pour crier victoire. Ah, bon ?! Chaque jour est une victoire !

     J’ai beaucoup aimé fumer car la clope a accompagné les plus beaux moments de ma vie. Elle est liée à tant de bons souvenirs. Elle m’a consolé, stimulé ; elle a été la récompense après l’effort. Pourtant, je l’ai tout autant détestée. Notamment parce que j’aime la liberté et que j’ai été son « esclave ». Si on a été dépendant, on ne peut plus être un fumeur occasionnel. Il faut en faire le deuil. J’ai enfin choisi la liberté de ne plus être fumeur. Que ça fait du bien !

   – Oui mais tu as remplacé une addiction par une autre ! objecte-t-on. Non, en vapant, j’ai juste gardé mon addiction à la nicotine, c’est tout. Et on sait que la nicotine n’est pas dangereuse en soi. Tous les méfaits du tabac fumé, je les ai supprimés ! Bien que je n’aie pas la certitude que vaper soit absolument sans dangerosité, c’est de très très très loin le moindre mal s’il en est. La prochaine étape sera, peut-être, un jour, la liberté de ne plus vaper…

    Point de nostalgie.

    Bien sûr, il m’arrive de penser au tabac quand je vois la carotte d’un buraliste (non, ce n’est pas sexuel…) ; quand, dans telle ou telle situation critique, auparavant, j’aurai fumé (vite contrebalancée en pensant que je gère les contrariétés facilement en vapant) ; quand je suis avec des fumeurs (je les plains plus que je les envie mais je les laisse tranquille – bon, j’avoue que je les taquine un peu quand même).

    Force est de constater que durant les bons moments de la vie, fumer une clope donne l’illusion d’une valeur ajoutée. On vit l’évènement par le prisme du tabac. Sans fumer, c’est souvent vécu un peu comme une double peine : il manque la clope et il manque le plaisir associé à ces moments.

   Comment savourer ces mêmes moments avec autant voire plus d’intensité, de plaisir sans fumer ? L’enjeu est là. Il est nécessaire et impérieux de ré-apprendre à vivre l’instant présent. Comment ? Peut-être que l’arrêt du tabac est aussi le bon moment pour s’offrir une vie nouvelle et une nouvelle vie (nuance…). Réduire ou supprimer la consommation d’alcool (j’ai la chance de n’être pas attiré par ça) ; faire du sport régulièrement (je vais souvent au travail à vélo) ; se nourrir sainement (bon, là, y’a du boulot !). Il s’agit de prendre soin de soi (ça permettra aussi de mieux prendre soin d’autrui – et être dans le partage, la bienveillance, l’entraide, c’est bon pour le moral). J’encourage les fumeurs à me suivre mais la démarche de l’arrêt ne peut venir que d’eux-mêmes.

 

J’ai arrêté et vous ?

 

    Je constate dans mon travail et en lisant sur le net le vécu tabacologique des uns et des autres que beaucoup de personnes sont en grandes difficultés pour arrêter de fumer ou faire perdurer leur arrêt. Bien souvent, elles le font sans l’aide de substitut, uniquement avec la volonté ; et comme elles échouent (sauf de rares exceptions), elles culpabilisent ou elles redoutent tellement l’échec qu’elles se mettent une pression telle que la reprise est fatale. Elles sont dans la frustration, dans l’absence de plaisir et sont stressées, déprimées.

   D’autres usent de patchs et gommes : elles ne ressentent pas le manque de nicotine mais l’absence du geste, l’aspect comportementale leur est préjudiciable : elles finissent aussi par craquer !

  D’autres encore vapent mais sont soit en sous-dosage (irritabilité, colère, anxiété, frustration, difficulté à la concentration, humeur dépressive), donc elles continuent de fumer pour pallier (certes en diminuant le nombre de clopes), soit en surdosage et là, c’est l’avalanche de signes concomitants : nausée, bouche pâteuse, mal de tête, fatigue…(comme quand on a trop fumé dans une soirée). Là encore, la reprise totale de la tueuse n’est pas loin.

    Que faire ?

    Tout d’abord, l’arrêt du tabac doit être motivé avec détermination. Il n’y a pas de bon moment, il y a juste le moment où l’on décide. Je n’aime pas le terme « volonté » ; il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir : je voudrais mesurer 1m90 et bah, je ne peux pas !

   Il me semble nécessaire pour certaines personnes qu’elles passent par une phase de transition : une période où l’on peut se permettre de fumer encore un peu – réduire, c’est déjà une victoire. C’est ce que j’ai fait et ce qui se fait de plus en plus avec le sevrage alcoolique : la consommation raisonnée ou modérée. D’autres seront plus radicales. C’est avant tout un ressenti avant d’être un choix.

   Dans tous les cas, il faut savoir prendre du temps sans pression ; on n’arrête pas de fumer pour faire plaisir à autrui, sur injonction médicale, sur un coup de tête (ça marche parfois) ; cela doit être une décision personnelle, réfléchie. On peut tenter et si ça fait « peau de banane », ce n’est pas à considérer comme la fin du monde. Quoique l’on fasse dans la vie, on a droit à l’erreur, à l’échec. L’essentiel est de se relever, de rebondir.

    Je sais par expérience – je l’ai fait moult fois – que j’aurais pu arrêter de fumer sans aide mais j’aurais encore connu les déboires de la frustration avec sa cohorte de désagréments pour moi et pour mon entourage ; j’aurai pu prendre des patchs ou autres substituts mais le geste m’aurait trop manqué. J’ai donc opté pour le vapotage : je ne ressens pas de manque et surtout, j’éprouve un plaisir semblable à l’acte de fumer. Le plaisir, c’est ça le maître mot : arrêter de fumer doit être plaisant et source de plaisir.

    Alors, vaper, c’est la panacée ?

  Pas complètement, je l’admets ! Il faut savoir que ça demande un certain temps d’adaptation concernant le choix du matériel et comment l’utiliser (indirect de préférence), et puis, il y a souvent quelques inconvénients (surtout au début) : la toux liée à l’irritation de la gorge (elle l’était déjà avant l’arrêt mais paradoxalement, fumer ne permettait pas de s’en rendre compte), due au décrassage des poumons (on évacue le mucus en trop car on en produit plus et on rejette les « déchets ») ; on peut ressentir de la fatigue, être assujetti à une pseudo angine. Mais tout ça passe. Par la suite, le seul inconvénient est la sécheresse de la bouche : il faut boire davantage d’eau car vaper déshydrate ; mais comme on ne boit jamais assez habituellement, c’est un moindre mal puisque l’on fait du bien à notre corps en participant au bon fonctionnement des reins et donc à l’élimination des toxines. Petite astuce, le miel et les bonbons à la sève de pin bien connue adoucissent la gorge (un ou deux, c’est mon – presque – rituel du soir). Bref, rien de bien méchant comparé à l’usage de la tueuse !

   Pour mettre toutes les chances de son côté, il est préférable de se rendre en boutique pour tester et acheter le matériel, pour goûter différents arômes… C’est plus sympa car plus humain. Cependant, il existe des sites très bien (non, je ne ferai pas de pub !). Par soucis d’économie, notamment, je prépare mes liquides.

  Pour information, je suis tombé par hasard – si tant est qu’il existe – dans une boutique de livre d’occasion, sur le livre du Dr Philippe Presles La cigarette électronique Enfin la méthode pour arrêter de fumer facilement. Bien que ce livre soit sorti en 2013, je note qu’en seulement 6 ans, tout a beaucoup évolué dans le monde de la vape : le matériel surtout. Cependant, je conseille la lecture de son ouvrage. Une autre approche intéressante est celle d’Allen Carr La méthode simple pour en finir avec la cigarette. C’est une approche psychologique et comportementale. Je ne l’ai pas lu mais il est admis que c’est une référence en la matière.

 

 

  Pour vous soutenir, conseiller, aider, il existe des communautés grandissantes d’ex-fumeur. J’ai découvert ce groupe Facebook et je vous le recommande :

 

   Pour conclure, une blague lue sur le net :

« Dans 1 avion, 1 passager regarde sa montre puis fait le geste d’écraser quelque chose dans le cendrier. Son voisin lui demande ce qu’il fait :

– j’essaie d’arrêter de fumer. Chaque fois que j’ai envie d’1 cigarette, je fais semblant de l’éteindre.

– et…ça marche??

– parfaitement ! la semaine dernière, j’éteignais 2 paquets/jour. Cette semaine, je suis descendu à 1 seul ! »

 

  Bonne vape ! Bonne défume !

  Chriss BRL

———————————-

Références :

1https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigarette_électronique

2https://fr.wikipedia.org/wiki/Snus

 

Liens utiles :

https://www.tabac-info-service.fr/

 

Le 04/04/2019 – © chridriss

 

ENDOMÉTRI’OSE EN PARLER !

     Hello !

    Ce mois de mars, l’endométriose est « à la une » ! Symboliquement, vous comprenez pourquoi je publie cet article le 8 mars…

    Je ne suis pas une femme et à ce titre, je ne suis pas le mieux placé pour traiter ce sujet. Alors, je partage ici les mots spontanés et sincères d’une amie, écrits il y a 2 ans et demi :

 

Ma vie d’endowarrior

   Aujourd’hui j’ai 40 ans, je n’ai pas d’enfant et je suis ménopausée depuis 4 ans. Je vis avec le regard des autres et leurs discours à la con:  « Quoi?? T’as pas d’enfant, ben va falloir s’y mettre » ou  » c’est quoi tes bouffées de chaleur ? C pas déjà la ménopause ! » Alors quand j’en ai marre je leur raconte mon histoire et là, en général, elle les laisse muets :

   Mes règles ont toujours été douloureuses et abondantes, j’ai donc pris la pilule jeune mais ça n’a pas réglé le problème de douleur. À 20 ans j’ai commencé à avoir des douleurs pendant les rapports sexuels, c’est pas 1 truc facile à dire à son gynéco (ni même à écrire comme ça 20 ans après) alors je ne lui en ai parlé que quand j’ai commencé à tomber dans les pommes pendant l’acte. Sa réponse ??  » Vous avez pensé à changer de partenaire? » Je suis ressortie de là déconfite, sans examen complémentaire, comme si ma douleur n’existait pas à ses yeux.

   Bref j’ai continué comme ça. Ma vie, ma libido et mon couple en ont pris un coup mais bon… Que faire???

   Au bout de quelques mois, je m’évanouissais aussi à chaque fois que j’allais faire pipi. Difficile de travailler dans ces conditions : j’ai perdu mon boulot. Ma chance est d’avoir une amie qui m’a trainée de force chez son gynéco. Je ne me doutais pas encore de la place que ce médecin prendrait dans ma vie.

   Donc 1ere consultation: il m’écoute, m’examine et appelle lui-même pour une échographie en urgence. Résultat : 1 kyste endométriome de 16 cm sur l’ovaire gauche, tout mon appareil génital a basculé sous son poids. D’un coup mes douleurs prennent tout leur sens, ce n’était pas dans ma tête!!! Donc chirurgie en urgence. Le gynéco prévoit une coelioscopie qui finalement se transforme en laparotomie avec ablation de l’ovaire + de la trompe gauche et des heures de travail pour lui à décoller mes intestins qui n’étaient plus qu’une masse gluante collée par des adhérences d’endométriose. Il constate aussi un endométriome dans la vessie mais l’urologue veut le faire diminuer avant d’envisager de le retirer. 4 jours sous pompe à morphine, 9 jours de régime « byc » ( bouillon, yaourt, compote… Un traumatisme supplémentaire pour moi), quelques heures coincées dans le scanner tombé en panne avec moi dedans (toute la salle d’attente m’a applaudie quand je suis enfin sortie) et 12 jours en tout d’hospitalisation. Puis début du traitement par decapepthyl  (en gros une ménopause artificielle) pour 9 mois. L’injection est douloureuse, les effets secondaires perturbants,  alors j’ai plein d’autres comprimés pour les éviter mais bon, mon humeur est changeante, je suis fatiguée et je prends quand même 10kg en un mois  (par contre j’ai des seins à en faire pâlir plus d’une !! ).

    Bref gros passage à vide. Je pense maladie, je mange maladie, je dors maladie. Je me renseigne et échange avec d’autres endowarriors mais c’est comme si combattre l’endométriose était devenu mon nouveau métier alors je laisse tomber et continue seule.

    Après 9 mois de ménopause artificielle, je tombe enceinte spontanément (miracle !!). Tout le monde est ravi, moi la 1ere, mais l’écho faite à 11 semaines est porteuse d’une mauvaise nouvelle : c’est un œuf clair qui ne veut pas se décrocher, je risque 1 hémorragie, donc retour à la clinique pour un curetage. C’est sympa de se retrouver là au milieu de ces jeunes nanas qui viennent pour une IVG que certaines utilisent comme moyen de contraception !! Après ça, le kyste vésical n’a pas assez diminué alors on repart pour 6 mois de decapepthyl puis coelioscopie pour une « cystectomie partielle » (un mot barbare pour dire qu’on t’enlève un bout de vessie). Quelques complications comme d’habitude mais au final c’est réussi donc plus de kyste dans la vessie et plus d’évanouissement en faisant pipi (je vous assure que ça change la vie!).

    Démarre alors le parcours PMA, en gros on essaie de faire un bébé avec l’aide de la médecine : d’abord les stimulations ovariennes avec rapports sexuels interdits quelques jours puis obligatoires à date et heure fixe ( « allô chéri, je sais que t’es au boulot ( ou au sport, ou qu’on vient de s’engueuler…) Mais là faut que tu rentres c’est l’heure ») c’est à dire juste quand t’as pas envie…puis inséminations et fiv ( périodes de nos plus mémorables disputes tellement c’est le parcours du combattant et que la médecine oublie le côté psychologique des couples qui doivent en passer par là). Bon puis qui dit PMA dit cycle ovarien stimulé et donc retour de l’endométriose.

   Alors entre toutes ces tentatives infructueuses je me retrouve régulièrement hospitalisée en urgence, 7 nouvelles chirurgies pour des endométriome sur l’ovaire droit et des adhérences un peu partout. Il y a toujours des complications, je passe 2 réveillons sur 2 années différentes à l’hôpital (on m’amène du foie gras et du chocolat en douce, parce que le régime « byc » pour Noël c’est un peu triste), mais j’arrive toujours à négocier de ne pas rester plus de 3 jours. Après chaque chirurgie on fait 3 mois ou plus de decapepthyl (ou équivalent).

   Au bout du compte ça fait 8 ans que j’ai l’impression que mon gynéco est la personne que je vois le plus souvent. Heureusement il est sympa, m’explique tout, me parle de tout… Entre nous c’est devenu amical, il est d’un grand soutien. Mais 8 ans c’est beaucoup alors un jour je débarque en consultation et lui annonce que j’arrête tous les traitements, que j’en ai marre, que de toute manière il n’y a rien pour se débarrasser complètement de cette saloperie de maladie, qu’on va laisser faire la nature et qu’on verra au fur et à mesure. Il n’est pas d’accord mais il me laisse faire. Ça fait du bien de sentir qu’il comprend.

   Mais la nature n’a pas mis longtemps à me faire signe : on me diagnostique une polyarthrite rhumatoïde dont le traitement (encore un autre par injection) m’interdit toute grossesse. Mon gynéco est dépité pour moi, nous voilà en train de choisir une contraception parce que même si la PMA n’a rien donné j’ai quand même déjà été enceinte. Donc pose d’un stérilet, je n’ai plus de règles et ça va plutôt bien pendant un an puis l’endométriose décide de reprendre sa place dans mon corps. J’ai un gros kyste sur l’ovaire qui enveloppe la trompe. Donc on programme une nouvelle coelioscopie mais je n’ai pas confiance, elles se sont toujours transformées en laparotomie ( d’ailleurs va falloir penser à breveter le principe de la fermeture éclair abdo, ça serait plus pratique…) Alors je demande une anesthésie loco-régionale histoire de pas avoir de mauvaise surprise au réveil. Le jour J l’anesthésiste qui s’en occupe n’est pas là, ( je continue de croire qu’ils m’ont baratinée sur ce coup-là) j’accepte à contre cœur l’anesthésie générale et au réveil j’ai plus de pansements que prévu.

    Mon gynéco m’explique qu’il a fait une open-coelio, qu’il a gratté au maximum le kyste. Mais je me sens bizarre, je lui demande s’il me reste un peu d’ovaire il me dit que oui…bon j’en reste là et négocie à nouveau une sortie rapide. Mais je récupère moins bien, je me sens triste, il y a quelque chose qui cloche… Je le revoie​ 9 jours plus tard pour le retrait des points et au moment de partir il me donne le compte rendu opératoire. Je ne l’ouvre que chez moi et je lis: « ovariectomie + annexectomie droite » donc cette fois c’est clair, voilà pourquoi je le sens mal, j’ai plus d’ovaire, je suis définitivement ménopausée, pas de retour en arrière possible, je ne serais VRAIMENT jamais maman.

    J’appelle mon gynéco, je l’engueule : pourquoi ne m’a-t-il rien dit!? Je le revois en consultation, on en parle, j’en conclu qu’il n’a pas su comment le dire mais je lui en veux. Pour moi le choc est violent quand 3 semaines après cette dernière opération je vais récupérer les résultats biologiques. Mon taux d’hormone est interprété comme  » ménopause profonde ». Pour moi c’est le pompon comment peut-on écrire ça sur un résultat de prise de sang? n’ont-ils aucune once de psychologie pour une personne de 36 ans (ils ont ma date de naissance quand même!) et surtout comment avoir des taux pareils si rapidement ?

   Je m’effondre et broie du noir. 10 ans presque jour pour jour à se battre contre cette saloperie d’endométriose. Elle m’a bouffée la vie et elle a gagné: Je n’aurais jamais d’enfant, j’ai un sentiment d’injustice et d’échec indescriptible.

   C’était il y a 4 ans maintenant, je vais bien même si parfois la tristesse de cette réalité me revient en pleine figure. Je savoure l’absence de douleurs, même si je continue à l’appréhender, et assume mes problèmes de mémé ménopausée avec humour. Je ne suis plus une endowarrior car elle ne fait plus partie de ma vie et je me suis transformée en super tata pour les enfants qui m’entourent. Je les adore et ils me le rendent bien !

   Voilà mon témoignage, il aurait pu être plus long, mais il y a certaines choses que je garde pour moi, en tout cas il correspond à ce que j’avais envie de partager. Une goutte d’eau au milieu de toutes ces campagnes de sensibilisation à l’endométriose. Je souhaite que cela permette de rendre les diagnostics plus précoces,  de faire prendre conscience aux médecins de l’intérêt de prendre en compte la douleur des femmes, qu’on ne dise à aucune d’entre elles que c’est normal ou qu’elle devrait changer de partenaire ( tiens d’ailleurs je suis retournée voir celui qui m’avait dit ça, je lui ai raconté mon parcours et sa réponse a été à la hauteur du personnage : « je ne pouvais pas deviner, vous étiez sous pilule ».

  J’espère que la médiatisation et les campagnes d’information permettront des avancées scientifiques tant dans la connaissance de la maladie que dans les traitements pour qu’aucune jeune fille ne souffre en silence par manque d’une prise en charge adaptée. J’espère enfin qu’elles permettront de changer le regard que le « grand public » porte sur les femmes qui ont mal pendant leurs règles ou qui n’ont pas d’enfant à l’âge où on « devrait » en avoir…

   Christelle

 

   J’espère que ce témoignage permettra à toutes et tous de comprendre cette pathologie et de la faire accepter dans l’opinion publique.

   Oser parler – quel que soit le sujet – est toujours un pas essentiel…

   Chriss

 

Quelques liens utiles :

https://www.endomind.org/

https://www.endofrance.org/

 

Le 08/03/2019 – © chridriss

DANS LA VAPE… ET ALORS ?! (OU L’HISTOIRE FUMANTE DE MA VIE ENFUMÉE).

      Hello !

   Sans fumer, il est notoire que l’on respire mieux, que l’on a plus d’énergie, que l’on diminue les risques d’avoir certaines pathologies…et notre porte-monnaie nous dit un grand merci ! Alors, pourquoi fumer et surtout continuer à fumer ? Par plaisir, par habitude ? Tous les fumeurs (ou presque) savent et admettent que c’est mauvais – consciemment ou non – et désirent arrêter. Néanmoins, quand on souhaite se libérer de « la tueuse », on tergiverse, on (se) cherche des excuses : on redoute le manque, la frustration, la peur de prendre quelques kilos… On verra ça quand on ira mieux dans notre tête, quand on…

     On se dit que l’on peut arrêter, que l’on va le faire…un jour… Puis, on se motive : on va consulter son médecin traitant, un.e tabacologue, un.e hypnothérapeute, un.e homéopathe ; on tente l’hypnose, la relaxation, la méditation… ; on essaie les gommes, les patchs…

   On arrête parfois…et on recommence souvent ! Et si vapoter/vaper était la (meilleure) solution ! ?

J’ai fumé (toute) ma vie…

      Mon père avait le mégot sans filtre vissé au coin des lèvres et prisait régulièrement – il aurait pu en mourir – mais, lui, ça ne l’a pas empêché de vivre un peu plus de 70 ans et de claquer d’autre chose… Ce n’est pas toujours la vie en fumée qui nous fait partir mais s’enfumer provoque toujours des dégâts dans notre vie (et celle de notre entourage). Gainsbourg aimait citer Hemingway : « Je bois et je fume. L’alcool conserve les fruits, la fumée conserve la viande ». On a vu le résultat… (ils sont décédés respectivement à 62 et 61 ans).

    Gamin, je m’amusais, de temps à autre, à rouler des clopes pour mon père avec son tabac « gris ». Je n’avais appris qu’en le regardant et ma technique était aboutie ; excepté que mes cigarettes, esthétiquement mieux que les siennes, avaient un diamètre ridiculement petit. Il se gaussait de les voir ainsi et ça me faisait du bien car ce n’était pas un homme facile et encore moins d’un naturel comique. Cette relative et mince complicité entre nous ne m’a jamais donné, pour autant, ni l’idée, ni l’envie de fumer (enfin, je veux dire consciemment). Je devais avoir à peine 12-13 ans ; c’était la fin des années 70.

    Cependant, un jour durant ces années-là, un copain à peine plus âgé que moi subtilisa quelques blondes dans le paquet (à dominante rouge) de son grand frère. Nous vivions dans la campagne bretonne et c’est en pleine nature, au bord d’un ruisseau, que, mû par la curiosité, j’ai fumé ma première cigarette. Lui n’était déjà plus un débutant… J’ai un vague souvenir d’avoir ressenti, peut-être pas du plaisir mais une excitation, et un sentiment paradoxal : un mélange de bien-être (un parfum de liberté ?) et de culpabilité (est-ce mal ?) ; en tout cas, c’était une porte d’entrée dans le « monde des grands ».  

    Avant de retrouver nos domiciles respectifs, nous avions pris soin de manger quelques friandises, du chocolat, des chewing-gums (le père de mon pote était le boulanger-pâtissier du village) pour masquer notre mauvaise haleine. On savait bien que cette expérience avait un goût d’interdit : elle ne devait donc pas laisser de trace, surtout pour moi.

    De retour à la maison, ma mère avec son flair aiguisé, m’a dit tout de go : tu as fumé !!! J’eus beau répondre par la négative, en prétextant dans un premier temps, je ne sais quelles fadaises, que je dus finir par avouer tant elle fut incisive ; la punition à la mesure de mon méfait et surtout de l’avoir nié me passa l’envie de recommencer durant quelques années.

    Mais j’allais être un ado rebelle : fumer allait de pair !

   Vers 16-17 ans, au contact de copains fumeurs, j’allais prendre pour de bon le chemin du tabagisme. C’était ponctuel mais régulier. Puis de moins en moins ponctuel et de plus en plus régulier. J’utilisais inévitablement moult subterfuges – qui ont a priori fonctionné – afin que ma mère ne s’en rende pas compte.

   Puis, un jour, après le déjeuner, mon père me croisa dans la rue alors que je venais d’allumer une blonde (paquet avec l’animal à une bosse) ; il n’eut rien d’autre à me dire que : « Ah, ah, je t’y prends… » tout en continuant sa route dans un rire tonitruant. Il était comme ça mon pater : il s’énervait pour des choses insignifiantes et laissait passer ce qui, probablement, devait être réprimandé. Le soir même, après dîner, je fis comme lui : je fumais une clope à table, au grand désespoir de ma mère (elle avait un peu fumé dans sa jeunesse mais avait vite abandonné). Avant qu’elle ne me dise quoique ce soit, je lui envoyais un « Puisque le père m’a déjà vu fumer et qu’il ne m’a rien dit, moi aussi, j’ai le droit de fumer ». Elle manifesta son incommensurable insatisfaction d’avoir dorénavant 2 fumeurs à ses côtés mais c’était peine perdue !

   C’était parti pour de longues années de tabagisme actif (on fumait presque partout à l’époque : à la maison, dans la voiture, dans les bars, les discothèques…) et passif (enfin, passif, ce n’était pas à l’ordre du jour : on pouvait même fumer au-dessus du berceau, dans un espace public clos).

    Je suis l’aîné. Ma sœur n’a jamais fumé et mon frère n’a qu’un rapport distancié avec le tabac, genre 1 cigare de temps en temps lors des repas de famille, des mariages, etc. Pourquoi suis-je le seul des enfants à avoir fumé comme notre père ? Peut-être parce que j’étais celui qui voulait le plus avoir un lien fort avec la figure paternelle alors que j’étais celui qui s’entendait le moins avec lui ? Un besoin de reconnaissance, de conciliation, de légitimité ? (J’étais un fils adopté – à noter que j’ai eu connaissance que mon père biologique était aussi fumeur).

   Bref, passons sur ces considérations peut-être un peu capillotractées (mais bon, il n’y a pas de hasard : je suis, depuis une douzaine d’année, aide-soignant dans un service de psychiatrie-addictologie ! Étonnant, non ?!)

J’ai arrêté et recommencé tant de fois…

   Étrangement, pendant toute mon existence, j’ai vécu des périodes où être fumeur m’exaspérait au plus haut point (tout en aimant fumer ! Va comprendre cette ambivalence !). J’aurais même voulu n’avoir jamais commencé !  

    Une fois, vers 21-22 ans, encore jeune fumeur et bien malade – ça ne m’a que rarement empêché de tirer sur ma clope – je dis à ma compagne de l’époque et à des potes qui étaient venus me visiter : j’arrête de fumer ! Tout le monde a bien ri. Pourtant, du jour au lendemain, sans aucune aide, ni préparation, et encore moins de volonté, j’ai bel et bien rompu avec la cigarette ; et cela a perduré pendant 1 an et demi !

     J’ai recommencé, tout aussi curieusement, parce que je me suis réveillé un matin avec une envie irrésistible (craving) de fumer ! Ce fut soudain, inexplicable (je n’avais pas de problème, ni de contrariété…) ; j’y pensais toute la journée mais je résistais. Ce conflit permanent dura 2 semaines et puis, n’en pouvant plus tellement c’était une lutte intense, j’ai replongé au rythme d’un paquet/jour (ce que je fumais en moyenne avant cette abstinence).

   Pendant environ une trentaine d’année, j’ai alterné des périodes fumeur/non-fumeur, en arrêtant toujours d’un seul coup sans substitut (leur existence est relativement récente). Les épisodes sans tabac ont varié généralement entre 2 semaines et 5-6 mois (j’ai même eu une période de 4 ans environ où je ne fumais que la moitié de l’année). En 2010, j’avais écrit cet article sur mon blog.

   À noter qu’ il m’est arrivé, entre 20 et 30 ans, de griller régulièrement 2 paquets voire 3 dans une journée !!!). Des brunes, des blondes, des roulés, des cigarillos… What else ?

  L’addiction à une substance a toujours été pour moi source de questionnement. Pourquoi fumer, boire…et pourquoi devient-on dépendant ?  

   Entre 18 et 23 ans, j’aimais faire la fête avec mes potes, et en Bretagne, ce n’est pas au jus d’orange que l’on s’éclate (je sais, ça fait un peu cliché mais c’est une réalité encore en 2019). J’avais une aptitude phénoménale à « encaisser » l’alcool et ce, presque tous les jours. Pourquoi ai-je arrêté de consommer sans même le vouloir, sans même m’en apercevoir ? (De ma jeunesse jusqu’à maintenant, je n’ai plus bu qu’occasionnellement). Pourquoi ne suis-je pas devenu alcoolo-dépendant ? je ne sais pas. Pour le tabac, c’est une autre histoire…

   J’ai fait de nombreuses recherches, et au fil du temps, elles m’ont conduit à développer une « méthode » basée sur de l’autosuggestion, de la visualisation mentale afin de créer une détermination, une motivation sans faille (avant et au moment de l’arrêt). Il n’a jamais été question de volonté (juste le fait de vouloir ne suffit pas et paradoxalement, on constate que de nombreux fumeurs ont arrêté la clope sans même le vouloir – juste en vapotant par exemple). Cette technique personnelle m’a permis d’arrêter facilement de nombreuses fois. Néanmoins, les premiers jours de sevrage (voire plus), je ressentais plus ou moins de la frustration. Du coup, j’ai toujours eu tendance à compenser le manque par la nourriture avec la suite que l’on devine…

   Ma technique d’arrêt était bonne (pour moi) mais j’aurai dû prévoir une technique pour ne pas rechuter… Comme j’aime fumer – parce que c’est un réel plaisir pour moi – j’ai toujours fini par reprendre…  Bref, il faut intégrer que ce n’est pas parce que l’on aime quelque chose, que l’on doit y succomber ! Facile à dire…

   Cela fait environ 5-6 ans que je n’ai plus arrêté. Sauf lors d’un premier essai de vapotage bien peu concluant…

Chaque échec est une victoire.

   En effet, malgré la reprise du tabac, le temps que vous avez arrêté est de toute façon bénéfique puisque vous avez fait du bien à vos poumons (et pas qu’eux). Par ailleurs, il serait plus facile d’arrêter définitivement après plusieurs tentatives.

   Bien sûr, pour ceux qui gardent le cap, l’envie s’estompe avec le temps et disparaît. Mais même après une longue abstinence (des dizaines d’années), on peut craquer ! Si on ne veut pas recommencer, il faut garder une vigilance de tous les instants : le café, l’alcool, la fête, mais aussi une grosse contrariété, un chagrin peut vous inciter à reprendre une clope ; puis, deux, puis…et c’est reparti ! Fumer est inscrit dans notre mémoire comme un vieux dossier oublié voire effacé dans notre ordinateur ; il reste toujours une trace ; il suffit d’un clic pour l’ouvrir ou d’un logiciel pour le voir réapparaître…

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

    Parce que chaque fumeur a commencé et continué dans un contexte qui lui est propre. Je viens juste de vous raconter le mien. J’ai l’impression d’avoir peut-être un rapport atypique au tabac : en tout cas, chacun a sa propre histoire.

   En effet, que vous ayez fumé 10, 20, 30, 40 ans ou plus, vous avez développé un lien si personnel avec le tabac qu’il fait partie intégrante de votre quotidien. C’est une histoire forte, faite de convivialité, de rire, de détente…, de solitude, de pleurs, d’énervements. L’acte de fumer a accompagné vos émotions, créant une relation intime quasi affective entre le tabac et vous-même. Fumer se confond avec votre identité. Vivre de nouveau sans fumer revient d’une certaine manière à retrouver une identité perdue. Ce n’est déjà pas simple de ne plus dépendre du tabac alors quand cela devient une véritable addiction donc une pathologie… Cette problématique est sensiblement la même quand il s’agit d’alcool, de cannabis, etc. C’est bien plus qu’une routine, c’est un rituel. Le café après le déjeuner et l’apéro alcoolisé ne peuvent exister sans la cigarette ? L’endormissement ne peut se faire qu’après un joint ? On peut changer cela !

Et la vape ?

    J’avais déjà tenté la vape il y a 2 ans mais mal conseillé – pour faire du chiffre (les petites fioles à 6€, ça fidélise le client) – comme souvent en boutique, alors équipé de matériel au liquide fuyant, à l’autonomie en énergie contraignante, sous dosé en nicotine (ça, je l’ai compris dernièrement), je n’ai pas résisté longtemps au rappel de « la tueuse »…

   Par intermittence au cours de l’année dernière et surtout en septembre/octobre 2018, j’en ai eu à nouveau suffisamment marre de fumer, de dépenser de l’argent (que je n’ai pas vraiment), de porter atteinte à ma santé (je viens d’avoir 54 ans), qu’il fallait réagir !

   J’avais l’idée, l’envie mais pas la grosse détermination, le déclic imparable. Je n’ai jamais été enclin à mettre des patchs et autres substituts. Je n’avais plus le feeling pour « ma méthode ». Que faire ?

   Je ressentais une sorte de confusion : ne plus être fumeur mais en garder (que) le plaisir. J’avais peur aussi d’être encore sujet à la frustration. Et puis, je me suis trouvé, encore et toujours, plein d’excuses : par exemple, ça fume beaucoup au travail (collègues, patients).

   J’ai donc décidé d’un arrangement avec ma conscience. J’allais vapoter mais en gardant les « meilleures » clopes de la journée : une après chaque repas (donc entre 3 et 5/jour). J’ai tenu relativement facilement ce rythme en me disant que c’était un mieux –même si ce n’était pas le top : disons, un compromis acceptable ! J’ai malgré tout retrouvé un peu de souffle, un petit regain d’énergie. Mais…

  Pendant les fêtes de fin d’année, j’ai mis un coup de canif dans le contrat jusqu’à revenir progressivement courant janvier à 10-12 clopes industrielles/jour en vapotant de moins en moins (mon rythme de croisière de fumeur est de 15 roulées de tabac/jour sans additifs au nom à consonance espagnol… 😉).

   Voilà le résultat de faire des compromis ! On finit par faire revenir au galop le naturel que l’on a chassé…

  Cependant, je ne pouvais, ni ne voulais reprendre la clope comme avant ce deuxième essai de vapotage. Et je n’ai pas investi dans du matériel pour qu’il finisse au fond d’un tiroir, non merci ! Déjà que j’avais fait des mauvais choix de réservoir/résistance… En effet, il faut savoir que vaper pour arrêter la clope se fait presque toujours en indirect car c’est ce qui ressemble le plus à la manière de tirer sur la cigarette. Il faut donc user de résistance d’environ 1.5 ohm mini et vaper en faible puissance, 10 watts ou moins. Pour la vape directe, c’est le contraire ; j’ai essayé – cela s’apparente plus à la chicha – et j’ai cru que j’allais finir en réa… (j’exagère évidemment). Au moins, avec cette expérience, j’ai franchi une étape : j’ai appris à préparer mon liquide (le fameux DIY) car plus économique (mais en 6 mg trop léger en nicotine). J’ai parcouru un bon nombre de pages, groupes, blogs sur la vape en France et ailleurs. J’ai appris beaucoup grâce aux travaux de Jacques Le Houezec.

   Bref, dans la foulée de ce quasi échec, je me suis ressaisi. J’ai compris que vapoter en continuant de fumer même peu n’est pas la bonne solution (en tout cas, pas pour moi). Bien sûr que 5 clopes, c’est moins nocif que 15 mais c’est nocif quand même ! Fuck le goudron ! 

 

J’arrête !

J’arrête !

J’arrête !

 

   Prêt pour la 3eme tentative et la bonne (J’ai bon espoir), j’ai refait du liquide mieux dosé (12 mg) : la nicotine est à la feuille de tabac ce que la caféine est au grain de café ; elle n’est pas notre ennemi (Il faut vraiment un dosage extrêmement conséquent de ces 2 molécules pour que ce soit dangereux). Au pire, je serai dépendant à la nicotine mais plus addict à la clope. Au fil du temps, je diminuerai le dosage…ou pas ! 

  Outre les motivations déjà citées pour l’arrêt du tabac, je dois reconnaître que j’ai eu une discussion avec l’addictologue de mon service au sujet d’une patiente une semaine avant ce troisième essai. Elle me suggéra que je pouvais être référent, auprès des patients, pour le vapotage (elle y adhère à 100%). Fort de cette proposition, je me suis dit que ce serait plus crédible si je ne fumais plus du tout. Bien m’en a pris ! Voilà le « p’tit truc en plus » qui me manquait pour avoir THE déclic !

   Un lundi, j’ai diminué à 5 clopes sans en fumer le matin, tout en vapotant avec plus de nicotine. Cela m’a coûté un effort vraiment pas insurmontable. Ce soir-là, j’ai rangé le briquet, et bien sûr, je n’avais plus de clope. J’ai profité du mardi et du mercredi (2 jours de repos consécutifs en semaine car j’ai bossé le we d’avant) pour repartir de bon pied : que du vapotage, rien que du vapotage ! La matinée du mardi, j’ai eu envie de fumer surtout à l’approche et après le déjeuner. Mais j’ai résisté ! Arrivé au soir du 1er jour, j’étais content de moi et même si l’envie de fumer est revenue de temps en temps au cours de la journée, ça allait et puis, c’eut été trop bête de foncer au bureau de tabac… Le mercredi, plus facile que je ne pensais ; j’ai beaucoup vapoté. Normal, je n’étais occupé que par l’écriture de cet article et en principe, je fume beaucoup quand je suis en phase d’écriture.

   Voilà donc 2 jours sans toucher une clope ! Il suffisait juste de me mettre dans la peau d’un vapoteur à temps plein (et d’un ex-fumeur) ! Une petite victoire !

   Le jeudi matin, tout allait bien. Mais j’avais une appréhension car je devais affronter les fumeurs sur mon lieu de travail durant tout l’après-midi et la soirée… Eh, bien, fort de mes 2 jours et demi d’abstinence, cela se passa sans encombre.

  Au 5ème jour, j’étais à l’aise avec la vape et je n’ai pas eu envie de fumer. Les fumeurs m’indiffèrent mais je ne peux m’empêcher de taquiner mes rares collègues encore fumeurs (beaucoup vapotent). Je n’ai pas rencontré d’hostilité ; bien au contraire. Par ailleurs, j’ai senti que quelque chose changeait dans mon organisme : l’élimination du goudron et autres a commencé : une fatigue, j’ai choppé un rhume (il parait que les défenses immunitaires chutent avant de remonter au top), je tousse un peu… Cela a duré 5-6 jours.   

   Le temps a passé et je n’ai pas ressenti de manque donc pas de frustration. Le goût et l’odorat se sont améliorés. Je suis moins essoufflé.  Je revis !

   Dans la vape ? Oui à fond ! (Arôme framboise, menthe glaciale ou anis toujours en 12 mg, tirage indirect ; 2 kits complets – batterie et clearomiseur – pour alterner les arômes).

   J 9 : J’aime vaper la menthe alors que je n’aimais pas du tout les cigarettes mentholées.  En parallèle à cet arrêt du tabac, je fais une cure de détox (même si certains pensent que ça n’a pas d’effet) ; c’est un assemblage de plantes censé nettoyer les reins, les intestins, le foie, les poumons et en plus c’est bon pour la peau ! Le bon sens populaire dit « si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal » alors pourquoi ne pas essayer ?

  J 15 : L’envie de fumer n’est pas liée uniquement à un manque de nicotine ou autres substances mais à un conditionnement, un automatisme. Je ne ressens absolument aucun manque et pourtant, ce jour, alors que je venais de prendre un goûter, j’ai eu envie de fumer : je me suis « vu » me lever, prendre une clope, le briquet, ma veste et sortir sur le balcon comme ce que je faisais avant. J’ai vite chassé cette « image » de mon esprit et j’ai aussitôt vapé comme pour créer et ancrer une substitution à cet automatisme. Cependant, je ne veux pas être un vapoteur scotché à son matériel ; je souhaite garder un certain détachement dans l’idée de me passer de ça aussi un jour. Alors, la plupart du temps, je fais exprès d’attendre un peu pour vapoter à chaque fois que dans une même circonstance, j’aurai fumé.

   J 24 – J 25 : Hasard du calendrier, je suis en formation d’addictologie dans le cadre de mon travail. Je suis ravi de parfaire mes connaissances et de constater que les différents intervenants plébiscitent la vape – mais un peu trop frileusement à mon goût ! 

 

   Voilà 31 jours (ce 28 février 2019) que je suis uniquement vapoteur ! Exit la cigarette !

   Il est temps pour moi de publier cet article. Désolé pour la longueur – il me semble que c’était nécessaire de faire un article complet – et merci aux personnes qui ont eu le courage de tout lire !

  En guise de conclusion, je vous livre une lapalissade : « Le meilleur moyen de ne pas fumer, c’est de ne pas commencer ».

   Bonne vape ! 😉

   Chriss BRL

                                   ——————————————————-

Quelques conseils :

Vaper ou pas, l’essentiel, c’est d’arrêter de fumer. N’hésitez pas à consulter, à vous faire aider. Rappelez-vous que la nicotine est votre meilleure alliée dans l’arrêt du tabac : ne soyez pas pressé de diminuer son taux. Vaper n’est pas pris en charge par l’assurance maladie contrairement aux autres substituts nicotiniques ; cependant, l’achat d’un bon matériel et préparer ses liquides soi-même restent abordable — rien à voir avec les dépenses liées au tabac ! 

 

Quelques liens utiles :

https://fr.vapingpost.com/conseils-tabacologue/?fbclid=IwAR2LP4SJzSkW7wLq_G73OLOpUX215ySKuswYFPnT1f8AomUxxjQxg0H3Y5c 

https://www.facebook.com/groups/lesvapoteurs/ 

https://www.facebook.com/vapyou/ 

 

Edit (le 14/03/2019) :

44 jours de vape  et tout va bien !

Je souhaite attirer votre attention sur le point suivant.

Le lobby du tabac, conscient de perdre des clients, notamment à cause du vapotage a réagi en créant le tabac chauffé !

Attention ! Cela n’a rien à voir avec la vape et est quasi tout aussi mauvais que la clope classique.

Voici une vidéo instructive sur le sujet :
https://www.rts.ch/play/tv/369/video/lempire-du-tabac-contre-attaque-?id=10279439&startTime=47.76342

 
 

Edit (le 20/03/2019) :

50 jours de vape  et tout va bien ! (alternance entre le 12mg et le 9mg).

Une vidéo sur un test entre fumée de cigarette et vape : édifiant !

https://www.viously.com/6fun/W91oeEFwUm8?fbclid=IwAR1V4vc5St6vPCihBaXdCP3xMr4ubNIbvcPFfN-BCQAbQLaTRPP6BbZQcxQ

 

Une artiste que je viens de découvrir et qui nous raconte son arrêt du tabac via la vape :

 

 

 

Le 28/02/2019 – © chridriss

 

Un poème qui n’a de cesse de m’inspirer…

 

 » Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d’émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu’il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux !  »

 

Pablo NERUDA