Un poème qui n’a de cesse de m’inspirer…

 

 » Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d’émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu’il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux !  »

 

Pablo NERUDA

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« La Puissance discrète du hasard » de Denis Gozdanovitch.

        La chance et le hasard en soi n’existent pas mais il faut admettre qu’il existe des énergies au-delà du cartésianisme. Notre société occidentale est trop repliée sur le système « de la cause à effet » hyper rationnel. De la logique pure qui nous conduit à la psychorigidité, à l’égocentrisme, à l’égoïsme. Nous ne savons plus voir l’essentiel. Nous ne savons plus contempler le monde qui nous entoure : apprécier sa beauté et être ouvert à l’Autre.

Il est nécessaire d’ouvrir une autre voie  par un état d’esprit qui nous permet de donner un sens nouveau à notre vécu, à nos rencontres, à notre vie. Rien ne se fait par hasard car il faut le provoquer, pour saisir la chance. Mais pour cela, il faut être réceptif en donnant de l’importance à l’intuition, au lâcher-prise, au désir absolu lié au plaisir (être plus dans une volonté libre, détachée, plaisante plutôt que dans une volonté crispée, tendue, frustrante) ; c’est en se déconditionnant pour mieux retrouver en soi le sens de l’immédiat donc de l’opportunité. Croyons que tout est possible, que tout peut nous arriver mais pour cela, soyons vigilant : la chance passe vite, sachons la reconnaître !

Savoir s’abandonner pour atteindre cette disposition mentale qui nous rend heureux, qui nous rapproche de ce que d’aucuns appellent Dieu, énergies positives, Tao… Simplement être conscient d’exister (s’écouter, s’accepter), profiter de chaque instant, goûter la joie du partage, être dans l’empathie et la compassion.

Le principal obstacle est la peur : oser aller là où on ne vous attend pas ; dépasser les limites que vous vous imposez. Autre frein : la culpabilité de ne pas mériter ce qui n’est pas obtenu avec effort (culture judéo-chrétienne). Apprendre à être passif (ne rien faire), patient (aimer attendre). Jouir de l’instant présent.

Cela n’est pas inné pour tous ; pour nombre d’entre nous, cela demande de la préparation, de l’entraînement mental. Il faut vouloir être apte au bonheur ! Attention tout de même à ne pas sombrer dans un idéalisme du merveilleux, dans l’angélisme béat.

 Bon dimanche !

  Chriss 😉

                                                                           Le 16/06/2013 – © chridriss

Portrait :

   Né en 1946 à Paris, l’écrivain Denis Gozdanovitch a été champion de France de tennis junior et de squash. Il préféra rester amateur alors qu’il est promu à une belle carrière. Diplômé de l’IDHEC, joueur d’échecs, il joue aussi avec les mots afin de nous aider à observer le quotidien sous l’angle de la poésie, toutes les poésies. Érudit et sportif, parisien et provincial, l’auteur nous transporte avec cet ouvrage, entre humour et sérieux, dans un voyage vers nous-même.

Bibliographie :

« Petit Traité de désinvolture » (José Corti, 2002)

« Rêveurs et nageurs » (Points, 2005 et 2007)

« Brefs aperçus sur l’éternel féminin » (Robert Laffont, 2006)

« De l’art de prendre la balle au bond » (Jean-Claude Lattès, 2007)

« La faculté des choses » (Le Castor Astral 2008)

« Le Petit Grozda, les merveilles oubliées du Littré » (Points, 2008)

« L’Art difficile de ne presque rien faire » (Gallimard, “Folio”, 2010)

« Minuscules extases » (Robert Laffont, 2009)

« La secrète mélancolie des marionnettes » (L’Olivier, 2011)

« L’Exactitude des songes » (Du Rouergue, 2012)

« La Puissance discrète du hasard » (Denoël, 2013).

« Maktub », extraits du livre de Paulo Coelho

 

Morceaux choisis:

 

 

«  Il n’ avance à rien de demander des explications sur Dieu; vous pouvez entendre de très belles paroles, au fond, ce sont des mots vides. De même, vous pouvez lire une encyclopédie entière sur l’ amour et ne pas savoir ce qu’est aimer. »

 

Le maître dit :

« Personne ne réussira à prouver que Dieu existe, ni qu’ il n’ existe pas. Certaines choses dans la vie doivent être vécues, et jamais expliquées.

L’ amour en fait partie. Dieu -qui est amour- également.La foi est une expérience d’enfant, (…).

 

Dieu n’ entrera jamais dans votre tête. La porte par laquelle il passe est votre cœur. »

 

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Le maître dit :

« Très souvent, il est plus facile d’aimer que d’ être aimé.

Nous avons du mal à accepter l’aide et le soutien des autres.

(…)

Nous devons accepter les gestes d’ amour de notre prochain. Nous devons permettre à quelqu’un de nous aider, de nous soutenir, de nous donner la force de continuer.

Si nous acceptons cet amour avec pureté et humilité, nous comprendrons que l’ Amour ne consiste pas à donner ou à recevoir, mais à participer. »

 

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« Il y a des moments où, malgré notre désir de venir en aide à une personne en particulier, nous ne pouvons rien faire. Ou bien les circonstances ne nous permettent pas de l’ approcher, ou bien la personne est fermée à tout geste de solidarité et de soutien.

Le maître dit :

« Il nous reste l’amour. Dans les moments où tout le reste est inutile, nous pouvons encore aimer, sans attendre de récompense, de changement, de remerciements. »

 

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« Chaque action est unique, et le seul secret à connaître est le suivant : ne laissez jamais l’habitude commander vos actes. »

 

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« N’ ayez pas peur que l’ on vous traite de fou. Faites aujourd’hui une action qui n’ a rien à voir avec la logique que vous avez apprise. Délaissez un peu le comportement sérieux que l’ on vous a inculqué. Ce geste, si dérisoire soit-il, peut vous ouvrir les portes d’une grande aventure humaine et spirituelle .»

 

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« La poésie doit nous surprendre par son excès délicat, et non parce qu’elle est différente. Les vers doivent toucher notre frère comme si c’étaient ses propres mots, comme s’ il se souvenait de quelque chose que, dans la nuit des temps, il connaissait déjà dans son cœur.

La beauté d’ un poème n’ est pas dans la capacité qu’ il a de faire plaisir au lecteur. La poésie est toujours une surprise, capable de nous couper la respiration à certains moments. Elle doit demeurer dans nos vies comme le coucher du soleil : miraculeux et naturel en même temps. »

John KEATS

 

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Le maître dit :

« Écrivez ! Une lettre, un journal ou jetez quelques notes sur le papier en parlant au téléphone, mais écrivez ! Écrire nous rapproche de Dieu et de notre prochain. Si vous voulez mieux comprendre votre rôle en ce monde, écrivez.

Efforcez-vous de mettre votre âme par écrit, même si personne ne vous lit -ou, pis, même si quelqu’un finit par lire ce que vous vouliez garder secret. Le simple fait d’ écrire nous aide à organiser notre pensée et à discerner clairement ce qui se trouve autour de nous. Un papier et un stylo opèrent des miracles – ils soignent les douleurs, réalisent les rêves, restituent l’espoir perdu.

 

Les mots ont un pouvoir .»

 

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Bouddhisme…

Un texte à méditer qui résume mon état d’esprit…

« Vivre en pleine conscience, c’est être vraiment là, pleinement vivant, ici et maintenant. C’est la capacité de vivre profondément chaque instant de notre vie quotidienne. La méditation ne se pratique pas seulement dans la salle de méditation, mais aussi dans la cuisine, au jardin, au téléphone, au volant d’une voiture, en faisant la vaisselle. Il y a pleine conscience chaque fois que le corps et l’esprit sont réunis. Vous êtes fermement établi dans le présent, touchant la vie qui est là en cet instant. Si vous n’êtes pas là pour la vie, la vie ne sera pas là pour vous. Si vous êtes distrait, si vous vous perdez dans le passé ou l’avenir, vous manquez votre rendez-vous avec la vie. Notre vraie demeure est ici et maintenant. Le miracle n’est pas de marcher sur l’eau, mais de marcher sur la terre verte et de toucher les merveilles de la vie qui sont accessibles. La vie est ici, à chaque pas. Apprenez à ralentir, à marcher avec calme, liberté et dignité. Si vos pas sont paisibles, le monde profitera de votre paix. En pratiquant la méthode du « bonheur ici et maintenant », instant après instant, vous arrosez les graines de liberté, de joie et de paix en vous et autour de vous. Vous vous épanouissez comme une fleur et votre présence est une bénédiction pour votre entourage. Ce n’est pas une question de foi mais de pratique. »

Thich Nhat Hanh

 

Et vous ?

Chriss 😉

Tempus fugit…

            Et si vous preniez le temps de lire ceci…

     Après avoir déposé à moto, mon fils chez une de ses tantes, je me suis installé, un jour en  fin d’après-midi ensoleillée, en terrasse d’une brasserie quelconque. Plongé dans un magazine de philo (ben, oui !), devant un noir allongé (un grand café, quoi ! sans sucre !), je parcours un dossier sur le Temps et toutes ses acceptions.

Levant la tête de temps en temps, afin de jouir du plaisir visuel de regarder la gente féminine (bah, oui, je l’avoue…mais avec nuance, je ne mate pas !) comme la plupart des hommes hétéros, « j’aime regarder les filles »…et pas que sur la plage !
La chaleur orageusement étouffante et polluée de cette fin Juillet en proche banlieue parisienne y est sûrement pour quelque chose. Les femmes sont toutes belles sous le soleil; elles se sont parées de leurs atours les plus affriolants. Ceci dit, je ne regarde pas uniquement les femmes; j’observe les passants en général.

Le sujet de philo aidant, je constate -avec encore plus d’évidence- que très peu de personnes prennent du temps pour se poser, se reposer. En effet, tous courent à moultes occupations réelles ou fictives. Qu’ils ont l’air tendus, stressés, angoissés, obnubilés, ailleurs, pressés, agressifs, prêts à bondir sur autrui qui se met en travers de leur chemin…

Le lieu est propice à l’agitation, certes, car il y a un marché (où l’on devrait plutôt déambuler nonchalamment) et une sortie de métro. Il y a beaucoup de passages et je ne vois qu’une seule personne marcher tranquillement: c’est un trentenaire chevelu, musique dans les oreilles. Sans autre exception, tous se déplacent à Très Grande Vitesse.

Pourquoi marchent-ils si vite ? Programmés comme des robots, ils n’ont pas vu les magnifiques parterres  municipaux, point vu quelque rare sourire, point entendu quelques mots agréables;  ils n’ont pas conscience de leur agitation stupide, embarqués dans le flot continu comme des fourmis -qui elles, d’ailleurs, sont programmées pour ça et n’ont pas le choix de s’extirper du lot et de leurs tâches.

Pourquoi subir et rajouter des contraintes à celles que la société nous impose ? Ne sommes-nous pas libre de flâner, de prendre le temps de vivre, de regarder la nature, de contempler la création humaine (monuments, architecture, objets…), de déprogrammer le mouvement ?

Pour ma part, j’ai conscience du temps qui fuit et je m’emploie à l’utiliser à bon escient: je suis actif mais dans l’ordre, le respect d’autrui, l’amour de mon semblable…et je sais m’arrêter ! Je ne subis pas ma vie: je la choisis ! Ceci dit, il est bien plus facile de ne pas oser, de rester dans la peur de l’inconnu, dans la routine plutôt que d’ entreprendre. Une autre voie est possible; celle de la liberté d’ être et de ne moins avoir, d’agir et de ne moins se laisser porter par les événements.

Celui qui ouvre son coeur et son esprit, qui est apte à entendre les mots qui apaisent et à dire les mots qui motivent; celui qui prend la mesure du temps et l’apprivoise; celui qui sait qu’il est mortel et que tout ici est éphémère…vit tranquillement. Il est serein.

Le temps n’a pas de montre; moi, non-plus ! Je me considère toujours en vacances donc je ne les attends pas; je me considère toujours heureux, confiant, positif, optimiste; là est mon état d’esprit. Un peu de philosophie et de réflexion, un peu de maîtrise de soi et de discipline, un peu de savoir-vivre…et beaucoup d’amour et la vie est si belle !

Je n’ai que faire du temps qui passe si vite; je sais que vivre sur cette Terre n’est qu’un passage alors je profite de mon temps. J’en fait un usage étudié tout en laissant une place à l’imprévu; je l’occupe pleinement même si je m’autorise à ne rien faire ponctuellement.

Courez si vous voulez mais n’allez pas vous plaindre ! Vous êtes acteurs et non-pas spectateurs de votre vie. Pensez que si vous étiez mieux organiser, plus ouverts, sa qualité serait meilleure.

Même pendant vos sacro-saints congés annuels, vous êtes dans la continuité de votre activité professionnelle et de votre quotidien…Lâchez prise, que diable ! Ce n’est pas grave s’il manque des olives pour l’apéro, ce n’est pas grave si le barbecue ne veut pas s’activer, ce n’est pas grave si vous n’avez pas visité tous les monuments de votre lieu de villégiature -vous reviendrez ! Il n’y a d’urgence que dans la survie.

La prochaine fois que vous courez après le bus, que vous bousculerez un tiers sans vous excusez par un mot aimable et un sourire, que vous direz à votre enfant de se dépêcher (en lui arrachant le bras), que vous croiserez votre voisin sans le voir, que vous ne prendrez pas le temps de vous pauser…vous vous direz que mon point de vue est sûrement intéressant mais…alors réfléchissez-y encore au temps qui passe…

Voici venu le temps de vous laisser…

Au plaisir de vous lire !

Chriss 😉

                                                           Le 15/05/2010 – © Chridriss

Le bonheur…?

C’ est mon état d’esprit…Et vous ?

Chaque seconde qui passe est une seconde de bonheur ! Je vis, j’existe « ici et maintenant ». Je n’attends pas: rien, ni personne.

Je suis le bonheur. Mon cœur, au réveil, s’ouvre en même temps que mes yeux; chaque nouveau jour est un défi, une aventure, une renaissance, un paradis, un instant d’ éternité…

Savourer le temps. Goûter l’éphémère…

Donner sans rien demander…Savoir être sans avoir.

Un sourire de mon fils, une de mes plantes en fleur, un bon mot d’un ami, une rencontre, une découverte artistique, une émotion plaisante, une caresse, un baiser…

Aimer…Partager…Compatir…Pardonner…

Apprendre…Écouter…Contempler…Agir…Rire…

Le Bonheur est un choix de vie, une conception, un travail sur soi…En parler est déjà une jubilation…

L’ écrire est une jouissance; le vivre, un orgasme multiple !

Soyez heureux ! Longue et belle route à vous !

Chriss 😉

                                                Le 14/05/2010 – © Chridriss