PLUS JAMAIS L’HEURE DE FUMER !

Hello !

Toujours dans la continuité de ma défume, j’ai concocté un poème à l’attention des membres du groupe Facebook « Je ne fume plus !  » ( #jnpf ) mais aussi en soutien à toute personne qui se sent concernée par l’arrêt du tabac.    

 

             Parrainages…

 

Si vous voulez atteindre le troisième âge,

Et de votre vie, arrêter ce triste gaspillage,

Ne voyez pas dans cette parlante image,

De ma part, une provocation pas sage.

 

Non, juste vous faire changer d’aiguillage ;

Vous aider à sauter par-dessus le grillage

De cette vile habitude, en modifier l’usage.

Et un jour, vous libérez de cet esclavage !

 

En effet, fumer mérite un bon tabassage !

Dans tous les sens du terme, l’enfumage

Nuit à votre santé et à votre entourage.

Arrêter n’a assurément que des avantages ! 

 

Mesdames, à l’heure du coquin déshabillage,

Oui, vous serez belle même sans maquillage !

Messieurs, au moment – ou pas – du rasage,

Vous n’aurez plus cette fatigue collée au visage.

 

Allez sur les routes du bénéfique décrassage,

Courez patché, gommé, entre deux vapotages !

Goûtez aux rayons du soleil entre deux orages,

Vous sentirez se déverrouiller tous les blocages.

 

N’ayez pas peur de faire le grand nettoyage

De cette addiction en savourant le sevrage.

Profitez des séances illimitées de rattrapage

Si les peaux d’banane vous prennent en otage.

 

Le chemin de la défume n’est pas sans virage

Alors ne culpabilisez pas en cas de dérapage.

Comme un animal longtemps dans sa cage,

Il faut se réadapter à vivre à l’état sauvage.

 

Je vous emmène en paix dans mon sillage,

Et vous accompagne en joie pour le voyage,

Le plus beau ; sans barrière, sans péage,

À contempler de magnifiques paysages…

 

Courage !

Chriss BRL

 

@myartisreal

 

Mes précédents articles en lien :

1 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/02/28/dans-la-vape-et-alors-ou-lhistoire-fumante-et-enfumee-de-ma-vie/

2 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/04/dans-la-vape-toujours/

3 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/28/des-fumeurs-defumeurs-jouons-avec-les-mots/

 

 

Le 03/05/2019 – © chridriss 
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DES FUMEURS… DÉFUMEURS… (JOUONS AVEC LES MOTS).

    Hello !

   Dans la continuité de mes précédents articles sur ma défume ici et ici, j’ai voulu fêter, ce 28 avril, mes 3 mois sans tabac. Pour se faire, j’ai paraphrasé quelques auteurs pour montrer que l’arrêt de la clope peut aussi être un amusement et surtout un plaisir.

« Rien ne sert de fumer, il faut vaper à point. » Jean de La DéFume1 (Fameux Fabuliste Français).

 « Il vaut mieux s’unir (sur #JNFP) pour tenir l’arrêt de la clope sur la Terre que de se disputer sur l’existence d’un paradis des fumeurs dans le ciel.» Maurice Tôt-Rez’2 (alias Momo la Résistance, vapoteur au saut du lit).

« On peut arrêter de fumer non pour fuir, chose impossible, mais pour se retrouver. » Jean Fumais3 (tout l’monde de la cave au grenier !).

« Les fumeurs pessimistes voient des difficultés dans chaque opportunité d’arrêter de fumer, les fumeurs optimistes voient des opportunités d’arrêter de fumer dans chaque difficulté. » Winston4 (ou Marlboro ou Camel, je ne sais plus…).

« Tant va la fumée dans les poumons, qu’à la fin elle t’encrasse. » Jean Crasse5 (pompier volontaire).

«  Vous pouvez me donner toutes les clopes mais vous ne pourrez jamais empêcher l’arrivée de la défume. » Pueblo6 (ou Fleurs de pays, j’ai oublié…).

« Chaque fois qu’un homme a fait triompher l’arrêt du tabac, chaque fois qu’un homme a dit non à une clope d’asservissement à son addiction, je me suis senti solidaire de son acte.» Frantz Faitnon7 (militant de La Cause).

« La vie avec la clope serait une horreur » Fred Niche8 (philosophe à grosse moustache). 

« Quand un humain et une cigarette se tiennent (par la main), l’addiction seule sait celui qui tient l’autre. » Bal Zacharie9 (écrivain très honoré).

« Ne pas risquer la peau de banane sans l’avoir substituée. » Jean de La Défume10.

« Mieux vaut souffrir d’avoir arrêté de fumer que de souffrir de n’avoir jamais arrêté. » Proverbe de défumeur-euse11.

« J’aimerai être nicotine pour naître au creux de ta vape, vivre dans ton e-liquide et mourir dans tes vapeurs. » Chriss BRL12 (bon, d’accord, ce n’est pas aussi romantique que l’original).

 


 

      Désolé d’avoir dénaturé les mots d’origine, je me dois de vous les redonner intacts :

1- « Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Jean de La Fontaine.

2- « Il vaut mieux s’unir pour obtenir le bonheur sur la Terre que de se disputer sur l’existence d’un paradis dans le ciel. » Maurice Thorez.

3- « On peut voyager non pour se trouver, chose impossible, mais pour se trouver. » Jean Grenier.

4- « Les pessimistes voient des difficultés dans chaque opportunité, les optimistes voient des opportunités dans chaque difficulté. » Winston Churchill.

5- « Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse. » Pierre Joigneaux.

6- « Vous pouvez couper toutes les fleurs mais vous ne pourrez jamais empêcher l’arrivée du printemps. » Pablo Neruda.

 7- « Chaque fois qu’un homme a fait triompher la dignité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte. » Frantz FANON.

 8- « La vie sans la musique serait une erreur. » Friedrich Nietzsche.

 9- « Quand un mari et une femme se tiennent, le diable seul sait celui qui tient l’autre. » Honoré de Balzac.

 10- « Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » Jean de La Fontaine.

11- « Mieux vaut souffrir d’avoir aimé que de souffrir de n’avoir jamais aimé. » Proverbe anglais.

 12- « J’aimerai être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds. » Auteur.e inconu.e (du temps de mon adolescence que les moins de 20 ans…).

 


 

Je vous souhaite un nouveau souffle comme le mien.

Bon vent à toutes et tous !

Chriss BRL

 

Le 28/04/2019 – © chridriss

 

NOTRE DRAME ! ?

incendie-notre-dame-
© chridriss – 15/04/2019

 

    Bonjour à toutes et tous,

   Je travaille on ne peut plus près de Notre-Dame, et ce lundi 15 avril 2019, j’étais aux premières loges pour constater avec stupéfaction l’incendie de la cathédrale (photo ci-dessus).

   Pourquoi viens-je vous parler de cela ? Je ne sais pas vraiment…

   Je reconnais et je comprends que c’est un événement considérable, par sa symbolique religieuse, économique (une vitrine de la France avec 13 millions de visiteurs / an), historique (unité nationale et outil du pouvoir) et patrimoniale.

  Et je ne suis pas insensible (j’ai un cœur !) et je suis passionné par l’architecture, les arts…

  Pourtant,  je pourrais être indifférent à cet événement car :

  • Il n’y a pas eu de victime humaine,
  • Je ne suis pas en osmose avec la religion catholique (ni les autres d’ailleurs !),
  • Je suis conscient de l’impermanence des choses et j’en prône le détachement,
  • J’ai appris à prendre de la distance, à relativiser…

   Et puis, le traitement médiatique, le business de l’ émotion, la récupération politique, les polémiques inter-minables, les théories complotistes vont encore m’exaspérer au plus haut point…

    Voici un excellent résumé :

Capture réflexion Philippe Battaglia

 

  Néanmoins, je peux me poser quelques questions :

  • Pourquoi la cathédrale a-t-elle été spécifiquement fermée de manière exceptionnelle plus tôt ce jour-là ? Pourquoi l’alarme a sonné mais n’a pas inquiété ?
  • Pourquoi le gouvernement a-t-il été si prompt à déclarer – telle une conclusion définitive – que cet incendie est accidentel ? Pourquoi un tel empressement à reconstruire ? (J.O. dans 5 ans !)
  • Pourquoi n’ai-je pas senti l’odeur typique du bois brûlé et suffoqué avec tant de fumée ?

  Bref, au-delà des doutes légitimes, des innombrables fakes news, des irrévérences envers cette référence absolue du christianisme et de l’aura emblématique de la France, des débats inutiles, de l’interventionnisme présidentiel, ce qui me choque profondément, c’est le paradoxe entre les sommes d’argent faramineuse promises par des donateurs fortunées (ou pas) pour reconstruire ce monument et l’indifférence, le mépris au quotidien de ces mêmes personnes envers la misère humaine.

 

Capture tweet sdt Franprix

 

Le symbole a plus de valeur que l’humain.

 

Emotion collective

 

   En effet, on parle quasi d’un milliard d’euros ! Imaginons ce que l’on pourrait faire avec cet argent quant au logement social, à l’aide aux plus démunis… Oui mais ça n’a rien à voir me direz-vous. Ce n’est pas mon point de vue. On pourrait financer à la fois le patrimoine ET sauver l’humain, non ?

 

Capture V. HUgo remercie..

 

    Le comble, c’est que tout est fait pour défiscaliser au maximum ces dons c’est-à-dire que c’est « tout bénef » pour les riches ; c’est encore de « l’optimisation fiscale » donc de l’argent (sale ?) qui ne profitera pas à la collectivité. En fait, c’est comme si de facto sans notre consentement, nous financions tous avec nos impôts la reconstruction de cet édifice ! Je considère donc que j’ai déjà contribué.

 

Capture canadair paradis fiscaux

 

    Comment ne pas être scandalisé ?

    N’est-ce pas encore jeter de l’huile sur le feu – si je puis dire – de l’injustice sociale, relayée, entre autres, par les gilets jaunes ? Le gouvernement continue malgré tout sa politique d’austérité :  diminuer drastiquement le pouvoir d’achat, pénaliser le citoyen lambda et rogner les subventions accordées aux associations d’aide aux précaires, aux sans-abris…

   De nombreuses municipalités font des dons (la Mairie de Paris a débloqué 50 millions !) alors qu’elles prétendent être exsangues quand il est question d’agir contre la pauvreté, le handicap, etc.

  Il a fallu une polémique utile pour que la famille Pinault daigne renoncer à la réduction d’impôt sur son don ; ces ultras capitalistes n’exploitent personne ? Se sont-ils enrichis honnêtement ? Un champion du monde de l’évasion fiscale (on parle de 2.5 milliards d’euros !) qui va passer pour un héros !

  Et le Vatican ? À part commenter ?

  Savez-vous que l’état est son propre assureur des établissements religieux dont il est le propriétaire ? Là, encore, ce sont nos impôts…

  Le patrimoine français, dans l’ensemble, serait mal entretenu (quand il n’est pas laissé à l’abandon), mal sécurisé ; il n’y a pas (assez) d’argent pour préserver l’Histoire. Cet incendie de Notre-Dame aura au moins servi à s’en apercevoir…

 Reconstruire, oui mais pas n’importe quoi et n’importe comment ! J’ai pourtant l’impression que ça part dans tous sens…

  Pourquoi n’y a-t-il pas d’argent ni pour les pauvres, ni pour sauver la planète ?

 

Capture ours banquise ND

 

     Bien sûr, on peut être ému par cet incendie… Mais gardons raison et relativisons. Quid des simples citoyens qui ont perdu leurs enfants quand leur maison a brûlé ?

    Bien sûr, on peut se réjouir de voir un peuple uni, soudée, solidaire, dans le partage… Une fois passé l’émotion de l’immédiat, de l’instantanéité, que restera-t-il ?

   Permettez-moi de citer une phrase, tirée d’un tweet de Sabrina Ali Benali ; « Puissent les flammes de l’histoire ne pas laisser se consumer celles des hommes… ».

   Bonne journée.

   Chriss BRL

 

Le 18/04/2019 – © chridriss

IM-MONDE !

     Hello,

    Je viens de visionner cette vidéo. Je la poste ici car il me semble qu’elle résume bien le monde dans lequel nous vivons. Enfin, je veux dire le côté immonde de ce monde !

    Ne la regardez pas si vous êtes émotionnellement fragile, si la dépression vous guette, si vous êtes déjà au bord du suicide… Vous risqueriez pour le moins de vomir, d’avoir une crise d’angoisse majeure ou pire, de commettre l’irréparable !

 

 

    Heureusement, je vous rassure : la vie est belle !

    Tout n’est pas perdu ! Beaucoup d’êtres humains œuvrent à un monde meilleur !

    Restons positif et optimiste !

    Chriss BRL

 

 

Le 10/04/2019 – © chridriss

 

 

 

 

DANS LA VAPE… TOUJOURS !

     Hello !

   Le 28 janvier 2019, je fumais ma dernière cigarette et je me lançais dans la grande aventure de la vie sans tabac (les non-fumeurs peuvent ne pas comprendre…).

   Lors d’un précédent article (que je vous invite à lire – c’est mieux pour ce qui suit), j’ai relaté mon vécu tabacologique et l’arrêt de la clope avec la vape, ma nouvelle amie. Une vraie ! 

 

Capture Un peu d'histoire e-cig

 

     Rappel important : Le tabac est juste une plante qui contient de la nicotine comme…la tomate ou les pommes de terre ! En Suède, on le consomme sous forme de snus2 et cela n’a quasi aucune incidence dangereuse sur la santé. Pourquoi ? On ne le répétera jamais assez : c’est la combustion du tabac qui est nocive et délétère. Elle engendre des goudrons : regardez la viande du barbecue et ça vous donne une idée de vos poumons… Vous vous en éloignez à cause de la fumée ; ça pique les yeux, la gorge ; vous manquez d’oxygène alors pourquoi inhalez-vous ce même monoxyde de carbone quand vous tirez sur votre clope ? Elle n’est pas belle, la chanson ? Et je vous épargne le couplet sur les particules fines et les 40 substances cancérigènes a minima

cigarette vs vape

 

Des doutes ?

  Nous savons tous que fumer contribue à augmenter les risques de nous mener prématurément vers une pathologie létale. Certes, d’aucuns diront que l’on peut avoir un cancer des poumons sans fumer, que l’on peut fumer et ne pas en être malade (j’ai dans ma famille un fumeur qui a plus de 95 ans !) mais prendriez-vous le risque de sauter dans la Seine sans savoir nager ? C’est vous qui voyez !

    Les cigarettiers nous incitent toujours à continuer de fumer ; le lobby du tabac exerce une pression phénoménale auprès des instances gouvernementales (et l’état n’est pas prêt de se priver de l’argent que rapporte la vente du tabac) ; certains médecins même tabacologues émettent des réticences vis-à-vis de la vape, nourries, entre autres, par les sites de buzz qui s’évertuent à la dénigrer (non, il n’y a pas de risque d’infarctus avec la nicotine). Bref, tout concoure à ne pas arrêter de fumer !

    Certes, il est normal d’avoir peur de l’inconnu, d’avoir des doutes mais il me semble que prendre des risques – qui ne sont pas avérés – est quand même mieux que de continuer à fumer avec les conséquences que l’on connait.

    J’ai fait de nombreuses recherches et j’ai constaté de visu et virtuellement la réussite à l’arrêt du tabac de tant de vapoteurs – ce n’est pas le cas des utilisateurs de substituts classiques – que je peux me permettre d’affirmer que la vape est un outil efficacement incontournable. Cependant, chacun trouvera sa méthode : l’essentiel est de ne plus fumer.

 

TOUT VA BIEN ! 

 

    65 jours se sont écoulés depuis mon arrêt. Et alors ? Je n’ai pas pris de poids (pas de manque donc pas de compensation par la bouffe – et je ne fais même pas attention), pas de craving (bon dosage de nicotine), souffle, odorat et goût améliorés, énergie retrouvée ! Et un peu plus de 200 € non dépensés !

   Évidemment, c’est une durée relativement courte pour crier victoire. Ah, bon ?! Chaque jour est une victoire !

     J’ai beaucoup aimé fumer car la clope a accompagné les plus beaux moments de ma vie. Elle est liée à tant de bons souvenirs. Elle m’a consolé, stimulé ; elle a été la récompense après l’effort. Pourtant, je l’ai tout autant détestée. Notamment parce que j’aime la liberté et que j’ai été son « esclave ». Si on a été dépendant, on ne peut plus être un fumeur occasionnel. Il faut en faire le deuil. J’ai enfin choisi la liberté de ne plus être fumeur. Que ça fait du bien !

   – Oui mais tu as remplacé une addiction par une autre ! objecte-t-on. Non, en vapant, j’ai juste gardé mon addiction à la nicotine, c’est tout. Et on sait que la nicotine n’est pas dangereuse en soi. Tous les méfaits du tabac fumé, je les ai supprimés ! Bien que je n’aie pas la certitude que vaper soit absolument sans dangerosité, c’est de très très très loin le moindre mal s’il en est. La prochaine étape sera, peut-être, un jour, la liberté de ne plus vaper…

    Point de nostalgie.

    Bien sûr, il m’arrive de penser au tabac quand je vois la carotte d’un buraliste (non, ce n’est pas sexuel…) ; quand, dans telle ou telle situation critique, auparavant, j’aurai fumé (vite contrebalancée en pensant que je gère les contrariétés facilement en vapant) ; quand je suis avec des fumeurs (je les plains plus que je les envie mais je les laisse tranquille – bon, j’avoue que je les taquine un peu quand même).

    Force est de constater que durant les bons moments de la vie, fumer une clope donne l’illusion d’une valeur ajoutée. On vit l’évènement par le prisme du tabac. Sans fumer, c’est souvent vécu un peu comme une double peine : il manque la clope et il manque le plaisir associé à ces moments.

   Comment savourer ces mêmes moments avec autant voire plus d’intensité, de plaisir sans fumer ? L’enjeu est là. Il est nécessaire et impérieux de ré-apprendre à vivre l’instant présent. Comment ? Peut-être que l’arrêt du tabac est aussi le bon moment pour s’offrir une vie nouvelle et une nouvelle vie (nuance…). Réduire ou supprimer la consommation d’alcool (j’ai la chance de n’être pas attiré par ça) ; faire du sport régulièrement (je vais souvent au travail à vélo) ; se nourrir sainement (bon, là, y’a du boulot !). Il s’agit de prendre soin de soi (ça permettra aussi de mieux prendre soin d’autrui – et être dans le partage, la bienveillance, l’entraide, c’est bon pour le moral). J’encourage les fumeurs à me suivre mais la démarche de l’arrêt ne peut venir que d’eux-mêmes.

 

J’ai arrêté et vous ?

 

    Je constate dans mon travail et en lisant sur le net le vécu tabacologique des uns et des autres que beaucoup de personnes sont en grandes difficultés pour arrêter de fumer ou faire perdurer leur arrêt. Bien souvent, elles le font sans l’aide de substitut, uniquement avec la volonté ; et comme elles échouent (sauf de rares exceptions), elles culpabilisent ou elles redoutent tellement l’échec qu’elles se mettent une pression telle que la reprise est fatale. Elles sont dans la frustration, dans l’absence de plaisir et sont stressées, déprimées.

   D’autres usent de patchs et gommes : elles ne ressentent pas le manque de nicotine mais l’absence du geste, l’aspect comportementale leur est préjudiciable : elles finissent aussi par craquer !

  D’autres encore vapent mais sont soit en sous-dosage (irritabilité, colère, anxiété, frustration, difficulté à la concentration, humeur dépressive), donc elles continuent de fumer pour pallier (certes en diminuant le nombre de clopes), soit en surdosage et là, c’est l’avalanche de signes concomitants : nausée, bouche pâteuse, mal de tête, fatigue…(comme quand on a trop fumé dans une soirée). Là encore, la reprise totale de la tueuse n’est pas loin.

    Que faire ?

    Tout d’abord, l’arrêt du tabac doit être motivé avec détermination. Il n’y a pas de bon moment, il y a juste le moment où l’on décide. Je n’aime pas le terme « volonté » ; il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir : je voudrais mesurer 1m90 et bah, je ne peux pas !

   Il me semble nécessaire pour certaines personnes qu’elles passent par une phase de transition : une période où l’on peut se permettre de fumer encore un peu – réduire, c’est déjà une victoire. C’est ce que j’ai fait et ce qui se fait de plus en plus avec le sevrage alcoolique : la consommation raisonnée ou modérée. D’autres seront plus radicales. C’est avant tout un ressenti avant d’être un choix.

   Dans tous les cas, il faut savoir prendre du temps sans pression ; on n’arrête pas de fumer pour faire plaisir à autrui, sur injonction médicale, sur un coup de tête (ça marche parfois) ; cela doit être une décision personnelle, réfléchie. On peut tenter et si ça fait « peau de banane », ce n’est pas à considérer comme la fin du monde. Quoique l’on fasse dans la vie, on a droit à l’erreur, à l’échec. L’essentiel est de se relever, de rebondir.

    Je sais par expérience – je l’ai fait moult fois – que j’aurais pu arrêter de fumer sans aide mais j’aurais encore connu les déboires de la frustration avec sa cohorte de désagréments pour moi et pour mon entourage ; j’aurai pu prendre des patchs ou autres substituts mais le geste m’aurait trop manqué. J’ai donc opté pour le vapotage : je ne ressens pas de manque et surtout, j’éprouve un plaisir semblable à l’acte de fumer. Le plaisir, c’est ça le maître mot : arrêter de fumer doit être plaisant et source de plaisir.

    Alors, vaper, c’est la panacée ?

  Pas complètement, je l’admets ! Il faut savoir que ça demande un certain temps d’adaptation concernant le choix du matériel et comment l’utiliser (indirect de préférence), et puis, il y a souvent quelques inconvénients (surtout au début) : la toux liée à l’irritation de la gorge (elle l’était déjà avant l’arrêt mais paradoxalement, fumer ne permettait pas de s’en rendre compte), due au décrassage des poumons (on évacue le mucus en trop car on en produit plus et on rejette les « déchets ») ; on peut ressentir de la fatigue, être assujetti à une pseudo angine. Mais tout ça passe. Par la suite, le seul inconvénient est la sécheresse de la bouche : il faut boire davantage d’eau car vaper déshydrate ; mais comme on ne boit jamais assez habituellement, c’est un moindre mal puisque l’on fait du bien à notre corps en participant au bon fonctionnement des reins et donc à l’élimination des toxines. Petite astuce, le miel et les bonbons à la sève de pin bien connue adoucissent la gorge (un ou deux, c’est mon – presque – rituel du soir). Bref, rien de bien méchant comparé à l’usage de la tueuse !

   Pour mettre toutes les chances de son côté, il est préférable de se rendre en boutique pour tester et acheter le matériel, pour goûter différents arômes… C’est plus sympa car plus humain. Cependant, il existe des sites très bien (non, je ne ferai pas de pub !). Par soucis d’économie, notamment, je prépare mes liquides.

  Pour information, je suis tombé par hasard – si tant est qu’il existe – dans une boutique de livre d’occasion, sur le livre du Dr Philippe Presles La cigarette électronique Enfin la méthode pour arrêter de fumer facilement. Bien que ce livre soit sorti en 2013, je note qu’en seulement 6 ans, tout a beaucoup évolué dans le monde de la vape : le matériel surtout. Cependant, je conseille la lecture de son ouvrage. Une autre approche intéressante est celle d’Allen Carr La méthode simple pour en finir avec la cigarette. C’est une approche psychologique et comportementale. Je ne l’ai pas lu mais il est admis que c’est une référence en la matière.

 

  Pour vous soutenir, conseiller, aider, il existe des communautés grandissantes d’ex-fumeur. J’ai découvert ce groupe Facebook et je vous le recommande :

 

   Pour conclure, une blague lue sur le net :

« Dans 1 avion, 1 passager regarde sa montre puis fait le geste d’écraser quelque chose dans le cendrier. Son voisin lui demande ce qu’il fait :

– j’essaie d’arrêter de fumer. Chaque fois que j’ai envie d’1 cigarette, je fais semblant de l’éteindre.

– et…ça marche??

– parfaitement ! la semaine dernière, j’éteignais 2 paquets/jour. Cette semaine, je suis descendu à 1 seul ! »

 

  Bonne vape ! Bonne défume !

  Chriss BRL

———————————-

Références :

1https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigarette_électronique

2https://fr.wikipedia.org/wiki/Snus

 

Liens utiles :

https://www.tabac-info-service.fr/

 

Le 04/04/2019 – © chridriss

 

HOMMAGE À MARIELLE FRANCO.

    Bonjour à toutes et tous !

    En ce début d’année 2019, alors que Jair Bolsonaro a pris récemment ses fonctions de Président du Brésil, j’aimerai avoir une pensée en mémoire de Marielle Franco, lâchement assassinée par la police brésilienne, en raison de son militantisme pour les droits des femmes, des noir.e.s, des lesbiennes, des pauvres… (tout est toujours plus ou moins lié).

Parce que sa lutte est loin, très loin d’être finie,

Parce qu’en tant qu’homme, blanc, hétéro…, il est plus que temps d’avoir enfin conscience de nos privilèges,

Parce que l’on peut agir même si l’on n’est pas directement concerné.e.s (par exemple, à commencer simplement par dénoncer ce crime),

Parce que l’on doit tous œuvrer à l’équité,

Parce que je soutiens les causes où il est questions d’injustices, de non-respect des droits humains,

Parce que le Brésil est mon pays de cœur…

   Saudade

   Chriss BRL

 

 

 

Le 15/03/2019 – © chridriss

ENDOMÉTRI’OSE EN PARLER !

     Hello !

    Ce mois de mars, l’endométriose est « à la une » ! Symboliquement, vous comprenez pourquoi je publie cet article le 8 mars…

    Je ne suis pas une femme et à ce titre, je ne suis pas le mieux placé pour traiter ce sujet. Alors, je partage ici les mots spontanés et sincères d’une amie, écrits il y a 2 ans et demi :

 

Ma vie d’endowarrior

   Aujourd’hui j’ai 40 ans, je n’ai pas d’enfant et je suis ménopausée depuis 4 ans. Je vis avec le regard des autres et leurs discours à la con:  « Quoi?? T’as pas d’enfant, ben va falloir s’y mettre » ou  » c’est quoi tes bouffées de chaleur ? C pas déjà la ménopause ! » Alors quand j’en ai marre je leur raconte mon histoire et là, en général, elle les laisse muets :

   Mes règles ont toujours été douloureuses et abondantes, j’ai donc pris la pilule jeune mais ça n’a pas réglé le problème de douleur. À 20 ans j’ai commencé à avoir des douleurs pendant les rapports sexuels, c’est pas 1 truc facile à dire à son gynéco (ni même à écrire comme ça 20 ans après) alors je ne lui en ai parlé que quand j’ai commencé à tomber dans les pommes pendant l’acte. Sa réponse ??  » Vous avez pensé à changer de partenaire? » Je suis ressortie de là déconfite, sans examen complémentaire, comme si ma douleur n’existait pas à ses yeux.

   Bref j’ai continué comme ça. Ma vie, ma libido et mon couple en ont pris un coup mais bon… Que faire???

   Au bout de quelques mois, je m’évanouissais aussi à chaque fois que j’allais faire pipi. Difficile de travailler dans ces conditions : j’ai perdu mon boulot. Ma chance est d’avoir une amie qui m’a trainée de force chez son gynéco. Je ne me doutais pas encore de la place que ce médecin prendrait dans ma vie.

   Donc 1ere consultation: il m’écoute, m’examine et appelle lui-même pour une échographie en urgence. Résultat : 1 kyste endométriome de 16 cm sur l’ovaire gauche, tout mon appareil génital a basculé sous son poids. D’un coup mes douleurs prennent tout leur sens, ce n’était pas dans ma tête!!! Donc chirurgie en urgence. Le gynéco prévoit une coelioscopie qui finalement se transforme en laparotomie avec ablation de l’ovaire + de la trompe gauche et des heures de travail pour lui à décoller mes intestins qui n’étaient plus qu’une masse gluante collée par des adhérences d’endométriose. Il constate aussi un endométriome dans la vessie mais l’urologue veut le faire diminuer avant d’envisager de le retirer. 4 jours sous pompe à morphine, 9 jours de régime « byc » ( bouillon, yaourt, compote… Un traumatisme supplémentaire pour moi), quelques heures coincées dans le scanner tombé en panne avec moi dedans (toute la salle d’attente m’a applaudie quand je suis enfin sortie) et 12 jours en tout d’hospitalisation. Puis début du traitement par decapepthyl  (en gros une ménopause artificielle) pour 9 mois. L’injection est douloureuse, les effets secondaires perturbants,  alors j’ai plein d’autres comprimés pour les éviter mais bon, mon humeur est changeante, je suis fatiguée et je prends quand même 10kg en un mois  (par contre j’ai des seins à en faire pâlir plus d’une !! ).

    Bref gros passage à vide. Je pense maladie, je mange maladie, je dors maladie. Je me renseigne et échange avec d’autres endowarriors mais c’est comme si combattre l’endométriose était devenu mon nouveau métier alors je laisse tomber et continue seule.

    Après 9 mois de ménopause artificielle, je tombe enceinte spontanément (miracle !!). Tout le monde est ravi, moi la 1ere, mais l’écho faite à 11 semaines est porteuse d’une mauvaise nouvelle : c’est un œuf clair qui ne veut pas se décrocher, je risque 1 hémorragie, donc retour à la clinique pour un curetage. C’est sympa de se retrouver là au milieu de ces jeunes nanas qui viennent pour une IVG que certaines utilisent comme moyen de contraception !! Après ça, le kyste vésical n’a pas assez diminué alors on repart pour 6 mois de decapepthyl puis coelioscopie pour une « cystectomie partielle » (un mot barbare pour dire qu’on t’enlève un bout de vessie). Quelques complications comme d’habitude mais au final c’est réussi donc plus de kyste dans la vessie et plus d’évanouissement en faisant pipi (je vous assure que ça change la vie!).

    Démarre alors le parcours PMA, en gros on essaie de faire un bébé avec l’aide de la médecine : d’abord les stimulations ovariennes avec rapports sexuels interdits quelques jours puis obligatoires à date et heure fixe ( « allô chéri, je sais que t’es au boulot ( ou au sport, ou qu’on vient de s’engueuler…) Mais là faut que tu rentres c’est l’heure ») c’est à dire juste quand t’as pas envie…puis inséminations et fiv ( périodes de nos plus mémorables disputes tellement c’est le parcours du combattant et que la médecine oublie le côté psychologique des couples qui doivent en passer par là). Bon puis qui dit PMA dit cycle ovarien stimulé et donc retour de l’endométriose.

   Alors entre toutes ces tentatives infructueuses je me retrouve régulièrement hospitalisée en urgence, 7 nouvelles chirurgies pour des endométriome sur l’ovaire droit et des adhérences un peu partout. Il y a toujours des complications, je passe 2 réveillons sur 2 années différentes à l’hôpital (on m’amène du foie gras et du chocolat en douce, parce que le régime « byc » pour Noël c’est un peu triste), mais j’arrive toujours à négocier de ne pas rester plus de 3 jours. Après chaque chirurgie on fait 3 mois ou plus de decapepthyl (ou équivalent).

   Au bout du compte ça fait 8 ans que j’ai l’impression que mon gynéco est la personne que je vois le plus souvent. Heureusement il est sympa, m’explique tout, me parle de tout… Entre nous c’est devenu amical, il est d’un grand soutien. Mais 8 ans c’est beaucoup alors un jour je débarque en consultation et lui annonce que j’arrête tous les traitements, que j’en ai marre, que de toute manière il n’y a rien pour se débarrasser complètement de cette saloperie de maladie, qu’on va laisser faire la nature et qu’on verra au fur et à mesure. Il n’est pas d’accord mais il me laisse faire. Ça fait du bien de sentir qu’il comprend.

   Mais la nature n’a pas mis longtemps à me faire signe : on me diagnostique une polyarthrite rhumatoïde dont le traitement (encore un autre par injection) m’interdit toute grossesse. Mon gynéco est dépité pour moi, nous voilà en train de choisir une contraception parce que même si la PMA n’a rien donné j’ai quand même déjà été enceinte. Donc pose d’un stérilet, je n’ai plus de règles et ça va plutôt bien pendant un an puis l’endométriose décide de reprendre sa place dans mon corps. J’ai un gros kyste sur l’ovaire qui enveloppe la trompe. Donc on programme une nouvelle coelioscopie mais je n’ai pas confiance, elles se sont toujours transformées en laparotomie ( d’ailleurs va falloir penser à breveter le principe de la fermeture éclair abdo, ça serait plus pratique…) Alors je demande une anesthésie loco-régionale histoire de pas avoir de mauvaise surprise au réveil. Le jour J l’anesthésiste qui s’en occupe n’est pas là, ( je continue de croire qu’ils m’ont baratinée sur ce coup-là) j’accepte à contre cœur l’anesthésie générale et au réveil j’ai plus de pansements que prévu.

    Mon gynéco m’explique qu’il a fait une open-coelio, qu’il a gratté au maximum le kyste. Mais je me sens bizarre, je lui demande s’il me reste un peu d’ovaire il me dit que oui…bon j’en reste là et négocie à nouveau une sortie rapide. Mais je récupère moins bien, je me sens triste, il y a quelque chose qui cloche… Je le revoie​ 9 jours plus tard pour le retrait des points et au moment de partir il me donne le compte rendu opératoire. Je ne l’ouvre que chez moi et je lis: « ovariectomie + annexectomie droite » donc cette fois c’est clair, voilà pourquoi je le sens mal, j’ai plus d’ovaire, je suis définitivement ménopausée, pas de retour en arrière possible, je ne serais VRAIMENT jamais maman.

    J’appelle mon gynéco, je l’engueule : pourquoi ne m’a-t-il rien dit!? Je le revois en consultation, on en parle, j’en conclu qu’il n’a pas su comment le dire mais je lui en veux. Pour moi le choc est violent quand 3 semaines après cette dernière opération je vais récupérer les résultats biologiques. Mon taux d’hormone est interprété comme  » ménopause profonde ». Pour moi c’est le pompon comment peut-on écrire ça sur un résultat de prise de sang? n’ont-ils aucune once de psychologie pour une personne de 36 ans (ils ont ma date de naissance quand même!) et surtout comment avoir des taux pareils si rapidement ?

   Je m’effondre et broie du noir. 10 ans presque jour pour jour à se battre contre cette saloperie d’endométriose. Elle m’a bouffée la vie et elle a gagné: Je n’aurais jamais d’enfant, j’ai un sentiment d’injustice et d’échec indescriptible.

   C’était il y a 4 ans maintenant, je vais bien même si parfois la tristesse de cette réalité me revient en pleine figure. Je savoure l’absence de douleurs, même si je continue à l’appréhender, et assume mes problèmes de mémé ménopausée avec humour. Je ne suis plus une endowarrior car elle ne fait plus partie de ma vie et je me suis transformée en super tata pour les enfants qui m’entourent. Je les adore et ils me le rendent bien !

   Voilà mon témoignage, il aurait pu être plus long, mais il y a certaines choses que je garde pour moi, en tout cas il correspond à ce que j’avais envie de partager. Une goutte d’eau au milieu de toutes ces campagnes de sensibilisation à l’endométriose. Je souhaite que cela permette de rendre les diagnostics plus précoces,  de faire prendre conscience aux médecins de l’intérêt de prendre en compte la douleur des femmes, qu’on ne dise à aucune d’entre elles que c’est normal ou qu’elle devrait changer de partenaire ( tiens d’ailleurs je suis retournée voir celui qui m’avait dit ça, je lui ai raconté mon parcours et sa réponse a été à la hauteur du personnage : « je ne pouvais pas deviner, vous étiez sous pilule ».

  J’espère que la médiatisation et les campagnes d’information permettront des avancées scientifiques tant dans la connaissance de la maladie que dans les traitements pour qu’aucune jeune fille ne souffre en silence par manque d’une prise en charge adaptée. J’espère enfin qu’elles permettront de changer le regard que le « grand public » porte sur les femmes qui ont mal pendant leurs règles ou qui n’ont pas d’enfant à l’âge où on « devrait » en avoir…

   Christelle

 

   J’espère que ce témoignage permettra à toutes et tous de comprendre cette pathologie et de la faire accepter dans l’opinion publique.

   Oser parler – quel que soit le sujet – est toujours un pas essentiel…

   Chriss

 

Quelques liens utiles :

https://www.endomind.org/

https://www.endofrance.org/

 

Le 08/03/2019 – © chridriss