Internet : des services, des sévices et des vices…

Il y a quelques années, j’ai commis un article relativement critique concernant les réseaux sociaux, notamment Facebook (j’en use encore et toujours malgré tout). J’y exposais mon ressenti à charge – certes, tout n’est pas négatif – concernant cette quasi offense à la Vie que peut être l’échange virtuel.

    En effet, cette forme de communication est – je dirais presque par nature – caution à malentendus et déconvenues, quiproquos et imbroglios. Ces incidents, parfois très fâcheux, se limitent la plupart du temps, in fine, à de simples désagréments, à des contrariétés passagères ou à de banales déceptions. Cependant, tout cela reste secondaire : on peut passer outre et ne pas s’en offusquer. Mais ces derniers temps, les conversations et autres interactions se sont envenimées jusqu’à prendre une tournure ô combien dramatique car criminelle : menaces de morts et de viols, suicides… (eh, non, je ne parle même pas du Darknet). Je suis choqué et donc obligé d’aborder ce sujet de nouveau. Je ne suis pas le seul à faire cet état des lieux ; par conséquent, j’aimerais avoir votre ressenti. Est-ce propre au net ou est-ce pareil ou pire dans la « vraie » vie ? Influence mutuelle et mutualisée ? Symboles et symptômes d’une société dévaluée, dévalorisée, décérébrée, décadente ? Est-ce un constat générationnel  ?

    Il faut bien avouer que le net rend une multitude de services : forums d’entraide, documentation diverse et variée, divertissement (musique, films…), etc. C’est une source d’informations inépuisable, instantanément accessible, gratuite et mobile ! Saurait-on encore s’en passer ? Et la bureautique ? Une merveille ! Rappelez-vous les machines à écrire… De plus, grâce à des applications telles Messenger, Viber…, on garde un lien facilement, avec nos contacts « du bout du monde » (…ou pas !). Internet permet donc de se cultiver, de s’informer, de communiquer, de s’évader ; en somme, de se récréer. Mais la médaille a toujours un revers…

    Nonobstant ces avantages, ce temps passé à surfer est souvent synonyme de temps perdu : on s’égare de page en page ; on ouvre encore et toujours les applis même s’il ne s’y passe rien et que l’on n’y fait rien… Accoutumance. Fasciné par l’outil, il m’est arrivé de passer des journées entières devant un écran. On ne sait plus s’arrêter. Dépendance. Une addiction à l’évidente chronophagie. Et plus on passe de temps sur l’ordi, le smartphone, la tablette, moins on est disponible, à l’écoute. On s’enferme dans une bulle faute de temps libre. L’effet est d’autant plus pervers que l’on n’a pas plus de temps à consacrer à soi-même qu’à autrui ! Cette pratique m’a incité à changer mon approche du net, surtout des réseaux sociaux : me voilà cantonné depuis à n’être plus que sur Facebook (et pas n’importe comment ; et puis, j’avais abandonné l’écriture donc un like et quelques mots par ci par là me suffisent). Finis donc les commentaires de commentaires, les débats houleux et stériles ! Finies les prises de têtes ! Et vive le temps libre ! Sevrage. Évidemment, Google, pour mes recherches, reste toujours mon ami ! S’informer, se distraire, communiquer est fondamental dans la vie – même virtuellement si l’on est vigilant, discipliné, par rapport au temps passé et que l’on garde entrebâillée, la porte de sa bulle. Sinon, cela retentit, trop souvent négativement, dans le relationnel, au quotidien.

    Or, on se parle de plus en plus virtuellement et de moins en moins de visu et de manière spontanée. Pour bien se parler, il faut déjà se voir, se rapprocher (et parfois se toucher). Quid de la communication non verbale ? Les relations humaines réelles se détériorent, se dématérialisent, s’invibilisent ; d’autant plus que la politique sécuritaire a ajouté une dimension à tendance paranoïaque à la méfiance déjà exponentielle envers autrui. Un sentiment de peur démesuré et non justifié s’est donc installé (durablement ?). Chacun – que son activité sur le web soit chronophage ou pas – se replie alors dans son cercle de proximité : familial, amical, professionnel, religieux, sportif… donc communautaire1. Et même à l’intérieur d’un groupe, l’être humain s’isole dans son coin (d’écran) ; une nouvelle forme de solitude, liée à l’exclusivité des échanges virtuels (et autres activités : jeux en ligne, par exemple), est née au détriment d’une vraie vie socia(b)le. Il serait peut-être temps d’inverser cette tendance…

 

"Tout n'est pas bon dans l'humain"

Auteur.e inconnu.e. Photo © chridriss

             

      Communiquer avec autrui, libérer la parole, c’est formidable mais…

 

    Outre cet isolement individualiste de facto, force est de constater que le masque de l’écran autorise, dorénavrant à quiconque, de dire tout et n’importe quoi, dans la démesure, dans l’outrance, dans le mensonge, dans l’incivilité, dans l’agressivité ; systématiquement dans le jugement hâtif, méprisant et insultant, avec sa cohorte d’invectives ordurières. Pas d’argumentaire, pas de nuances, pas de compromis, pas de remise en question, pas d’objectivité. De plus en plus ouvertement, sans gêne et sans complexe : « je dis ce que je veux et je t’emm… ». Presque une norme. Quant à la bienveillance, l’empathie, la tolérance…, il parait que ce n’est que pour le monde des Bisounours…  Il est vrai que le virtuel privilégie le cash quand il est trash ; pas quand il est sincère et sans embrouille.

   Cette manière de se comporter me dérange, m’indispose mais ce qui me perturbe davantage – un cran au-dessus – c’est la propension croissante et assumée, de nombreux internautes, à être odieusement dans la violence érigée en système, à se vautrer copieusement dans la cruauté, à vomir insidieusement leur haine ciblée (racisme, sexisme…), sous couvert d’anonymat (personne ne l’est vraiment mais beaucoup le pensent. Enfin, ça, c’était avant : actuellement, les personnes osent publier sous leur vrai nom sans filtre, sans limite…).

    Au nom de la sacro-sainte liberté d’expression, on a déjà oublié le simple respect, la politesse ; maintenant, on se permet de déborder du cadre, de la loi… Ma tolérance a des limites. Pourtant, dans bien des domaines, je suis le premier à défendre la transgression, la désobéissance, l’interdit. J’accepte que l’on n’ait pas les mêmes opinions que moi, que nos rêves soient différents. J’accepte même ce que je traque chez moi : les fautes d’orthographe ! Je sais, je vais me répéter mais le nombre de fois où je lis « ta gueule, fils de pute » et autres joyeusetés du genre, juste parce que l’on pense différemment me laisse dubitatif. Heureusement, je n’ai jamais été insulté de la sorte mais les lire me touche presque autant que si j’en étais le destinataire. Peut-être parce que je suis incapable d’en être l’auteur.

    Au-delà de, et conjointement à, cette agressivité gratuite presque généralisée, je suis perplexe aussi quand je constate la multiplication des hoaxs, des fakes, des partages sans vérification de l’info et de la source, des citations sorties de leur contexte (et des images tronquées) … Cela m’exaspère tant cette pratique est fréquente. Et me désespère aussi, quand certains de mes contacts Facebook (des proches, des ami.e.s), au demeurant pourvus de nombreuses et belles qualités humaines, s’empressent de diffuser des pseudos infos, venant de sites extrémistes (surtout de droite), complotistes ou autres conneries. Ceux-là, même, se laissent aller à exprimer des propos très très limites sur les migrants, les étrangers (ou supposés), les Musulmans, etc. Ils savent que je ne suis pas d’accord avec leurs idées, leurs idéaux. Certes, ils en ont le droit et je ne vois pas l’intérêt de s’entourer de gens qui pensent comme soi ; cela n’aide pas à changer la société. J’ai pourtant partagé de bons moments, et pas que virtuels, avec eux, entre ami.e.s. Je suis mal à l’aise. Que faire ? J’ai le choix entre discuter (j’ai essayé), ignorer leurs propos (ce que je fais) ou les supprimer (ce que je n’arrive pas à faire). Bref. Si d’aucuns me lisent, ils feront peut-être le choix à ma place. À bon entendeur !

   Au-delà de ce désagrément personnel, le plus terrible du net, bien sûr, sont les conséquences graves de tous ces propos nauséabonds. Tous ces mots à maux virulents blessent, détruisent, anéantissent des vies. Des adolescent.e.s se suicident car victimes de harcèlements divers : moqueries récurrentes, chantage… Des femmes se font insulter et menacer de mort car elles osent dénoncer – c’est différent de la délation – leur agression sexuelle, les violences conjugales. Elles vivent donc encore plus dans la peur parce qu’elles ont osé s’exprimer.

 

          Des êtres humains ont perdu leur dignité, leur honneur. 

 

    Cet aspect du net me révolte : qu’ont à gagner, tous ces internautes, à être intolérants, violent, cruels ? Le droit à la différence est devenu le droit à la déférence ou à l’indifférence.  Les hommes machistes et sexistes n’ont-ils aucune mère, sœur, nièce, cousine, épouse…pour traiter la gente féminine avec autant de mépris, de lâcheté ? Est-ce que causer le mal-être, la peur chez autrui rend leurs auteurs heureux ?

    Pourquoi des personnes se permettent de juger leurs semblables, de les condamner sans preuve avec autant de haine ?

    Je ne comprends pas. Ce monde se déshumanise. L’empathie, la confiance, le pardon…sont des mots ; juste des mots : ils n’atteignent plus le cœur de mes semblables. Il subsiste malgré tout quelques exemples de bonne volonté, d’espoir alors « Vivons heureux en attendant la mort »2

        Chriss

Communautaire : n’est pas employé ici dans une acception péjorative. Une communauté est juste un groupe de personnes réunies par des intérêts communs. Le communautarisme, c’est autre chose…

2   Titre d’un ouvrage de Pierre Desproges

NB : je reviens sur Tweeter sur la pointe des pieds ; ou plutôt, devrais-je dire le bout des doigts des mains sur le clavier… Chriss FV

 

Publicités

Préambule à mon retour à l’écrit

     Comme je le disais dans mon précédent article, à l’époque, je n’avais plus le temps d’écrire – guère plus pour autre chose – à cause de ma reprise d’études. Le minimum de temps libre était d’abord destiné à mes enfants, surtout à celui en bas âge (le grand, bah, il est grand !). Un choix normal ou un non choix, une évidence. Néanmoins, c’était peut-être un prétexte car cela faisait déjà un bail que je m’étais éloigné du texte : d’ailleurs sur ce blog, d’article en article, j’avais privilégié de plus en plus l’image (photos, illustrations, dessins…glanés sur le net) ; certes avec des mots dedans ou mes mots à côté mais en quantité négligeable. Concomitamment, j’avais aussi déserté mon blog photo. Bloguer est macrophage. Cependant, je publie sur Instagramdepuis peu : c’est rapide, sans prise de tête, sans grosse réflexion (enfin, pour un perfectionniste, j’entends). La photo ne m’a jamais vraiment quitté contrairement à l’écriture.

      Un an s’est écoulé et je n’ai pas pour autant repris l’écrit. Plus l’envie, plus le désir de poser mes mots… Fatigue.

     Et pour autrui ? Non-plus ! Je voulais créer une micro-entreprise en lien avec ma licence de Conseil en écriture-écrivain public, en parallèle de mon travail à l’hôpital (publique) mais je n’en ai pas le droit (la loi a changé pendant ma formation). Bah, oui, les fonctionnaires sont des fainéants et si, à tout hasard, ils veulent cumuler du temps de travail, c’est qu’ils ne sont pas fatigués ! Avec plus de travail et moins d’effectif, je ne vois pas comment on peut encore penser que les personnes au service du public soient des privilégiées. Nous ne sommes plus à l’âge d’or des employés municipaux décrits par les Chevaliers du fiel, des « Marie-Thérèse » des Inconnus, des « planqués » de la sécu et des Impôts, des « alcoolos » de la Poste et de la SNCF… (bon, il en reste encore quelques spécimens et beaucoup de clichés). Ouvrez vos yeux emplis de jalousie, vous verrez que les temps ont changé ! Sinon, postulez ! Ah, bah, non, on n’embauche plus ! J’ai suffisamment bossé dans le privé pour me permettre de défendre les fonctionnaires. Eux n’ont pas des Prud’hommes, d’allocations chômage… Oui, on peut être licencié même si cela porte un autre nom par une autre méthode… Bref, on en parle une prochaine fois ?! Du coup, cette contrariété, ce frein à mon projet, cet obstacle à mon ambition, n’a fait qu’amplifier la distance prise avec l’écriture. La rupture était consommée. Fatigue.

      Je n’écrivais donc plus que sous forme de commentaires, de posts, de statut sur Facebook et sur un forum spécialisé (moto). Rien de conséquent, d’important, en somme. Les réseaux sociaux ? Activité quasi nulle sur Twitter ; et Google + ? J’ai tout désactivé !  Je suis toujours abonné à moult blogs mais je ne les lis plus. Aucune interaction. Fatigue.

      J’ai toujours aimé écrire – une de mes passions – et cela transcendait mon quotidien. Quel étrange paradoxe : ne plus avoir cet amour et être frustré de ne plus l’avoir ! Dans une moindre mesure, il en est de même pour l’attrait à internet : j’aime satisfaire ma curiosité, soif d’apprendre, mais je suis saoulé d’y lire le pire de la bêtise humaine. Et la Tv, pas mieux ! Fatigue.

      J’ai pactisé avec la routine, l’apathie. J’ai tué l’enthousiasme. J’ai endormi mes sentiments face aux injustices ; je me suis lassé de la révolte, j’ai hiberné l’idée de révolution. Je (me) suis ramolli intellectuellement et psychiquement. Marre de tout. Fatigue. 

      Déprime ? Dépression ? NON. J’aime la vie. Je me lève tous les matins sans problème :  je ne suis pas amoureux de mon lit. La crise de la cinquantaine ? Pourquoi pas ! Sauf qu’il est surtout question que cela provoque une ruée vers la gente féminine, de préférence dans la vingtaine, alors que moi, j’ai été attiré par le rien, le néant, le « laisser-vivre et on verra bien » … Je vais bientôt avoir 53 ans.

       Heureusement, je pense que la vie s’exprime sous forme de cycle. Il me semble qu’il est revenu le temps de faire chauffer l’ordi à force de taper sur les caractères des touches (ou les touches de caractères ?).

       Pourquoi donc ce revirement de clavier ?

       Tout ce qui me tenaillait, me rongeait, m’anesthésiait, m’endormait, me vidait devait cesser. Il fallait que je me libère, m’ouvre, me réveille, me remplisse ; que je rebondisse, que je réagisse, que je râle, que je colère. Où trouver l’issue positive, si ce n’est dans l’écriture ? C’est thérapeutiquement une évidence. Ouf, j’éprouve à nouveau – et enfin – le besoin d’écrire comme souffle un vent rafraîchissant, un élan retrouvé, une renaissance. « Libéré, délivré… »

      Voilà. Je vais arrêter ici ce préambule à ma reprise de l’écriture. Et vous, ami.e.s blogueurs.euses et des mots, n’avez-vous jamais vécu ce genre de crise ?

 

       À bientôt !

            Chriss

 

1-Instagram : j’ai 2 comptes avec le pseudo chriss_fv : « de_mon_balcon » et « amazing_earth_by_chriss_fv »

Heureux !

  Dans cet article, je vous ai confié, chères lectrices et chers lecteurs, avoir pris une certaine distance avec le web. Ce que j’ai fait. Je me suis organisé de manière à être totalement présent pour mon loulou quand nous sommes ensemble. Un temps pour tout !

 Et, comme vous l’avez constaté, je n’ai rien écrit, ni publier sur ce blog depuis fort longtemps. Dans mon dernier article, je vous ai dit – en passant – dans le titre, que je n’avais plus le temps d’écrire !

  Or, je saisis le clavier, ce jour, car j’ai à nouveau le temps d’écrire ! Que s’est-il passé ? Pourquoi ?

  C’est simple : après le D.A.E.U. (l’équivalent du Bac) en 2014 et une V.A.P.P., j’ai repris des études, de septembre 2015 à mai 2016, dans le cadre de la formation continue, en vue de l’obtention de la licence professionnelle « Conseil en écriture professionnelle et privée ; écrivain public » (ça fera l’objet d’un article prochainement).

  Vous comprenez pourquoi, avec un enfant en bas âge, un autre qui passe le brevet, mes études, et ma dulcinée très occupée, je n’ai guère eu de temps à vous consacrez ! C’est beaucoup pour un cinquantenaire ! 😉

  Point de suspens, je vous le dis tout de go : je suis désormais licencié de la Sorbonne, avec une p’tite mention « Assez bien » !   📝 😊 💫🍃🌟📖📙📚

Je me devais de partager, avec vous, ma joie d’avoir obtenu ce diplôme universitaire.

Voici mon texte publié, à cet effet, sur Facebook :

  Je remercie, avec toute ma gratitude, ma considération, mon amitié, mon amour, toutes les personnes qui m’ont soutenu, m’ont aidé, m’ont encouragé…depuis mes premiers pas à l’université, en 2013-2014, où j’ai obtenu le bac, jusqu’à maintenant. Je me dois de vous associer à mon succès.

  Je remercie également, avec un savoureux plaisir-désir non dissimulé, les quelques personnes, qui m’ont dénigré, m’ont découragé, m’ont moqué, m’ont invectivé des « à ton âge, faire des études, c’est ridicule ! », « avec un bébé, c’est impossible »… Je leur dédie aussi ma réussite car vous m’avez donné encore plus « l’envie d’avoir envie » !

  Tout est possible ! Je vous invite, vous tou-te-s, à avoir des projets, des buts, des objectifs et vous réaliserez vos rêves.

Bref, la dernière phase ci-dessus, résume cet article. Vous ne pouvez retenir que ça : rêvez, bougez, vivez !

Bon, ça suffit, sois modeste ! Allez, je vous laisse vaquer à vos occupations.

Bonne journée et à bientôt !

Chriss

 

 

Un article factuel, en passant… (je n’ai plus le temps d’écrire).

    Boulogne. 9h30. Par ce samedi matin ensoleillé, je sors de La Banque Postale, l’esprit tranquille : mon conseiller, Sliman, est sympathique et efficace. En revanche, ce bureau comme beaucoup d’autres, va fermer ses guichets. Quid des personnes qui sont larguées devant un automate ? Le personnel disparaît peu à peu : un service encore public ?

    Dans la rue, une fourgonnette de location est stationnée en double file ; il n’y a pas de place de livraison disponible. Mais cela ne  pose pas de problème de circulation. La ville est encore endormie. Le chauffeur, seul, s’apprête à livrer son colis. C’est alors qu’une voiture de police arrive ; le fonctionnaire, seul également, visiblement déjà surexcité, lui demande de se garer en face, devant l’entrée d’un parking d’immeuble. Le livreur lui indique que, là, ça va gêner l’accès. Et, devant cette absurdité, excédé, lui dit qu’il peut verbaliser. Le policier s’énerve, prétexte un manque de respect, demande les papiers au conducteur. Celui-ci lui donne – une carte de séjour – et déclare : « je viens du bled, je parle mal ».

  « Je m’en fous. Vous ne parlez pas comme ça à un agent de la force public.  Vous avez pris des drogues ? Vous allez me suivre au commissariat » rétorque le policier sur un ton sec et solennel.

  L’homme veut faire sa livraison. Le temps est compté pour lui. Il essaye de négocier. L’ agent, de plus en plus énervé, lui répète de se garer ailleurs. Le livreur tergiverse et finit par obtempérer quand l’agent le menace de garde à vue. À aucun moment, le livreur a eu un mot déplacé, n’a été agressif : il n’a pas manqué de respect. Il veut juste faire son travail.

  Je regarde la scène, médusé, à 2 mètres des 2 personnes. Juste à côté, une grosse berline allemande est garée, sur la place « Transferts de fond », devant la poste, qui est interdite à tout autre stationnement. Le conducteur. « jeune blanc-bien sous tout rapport », démarre tranquillement : le policier, tellement obnubilé par son « interpellation » ignore cela alors qu’il y a, là aussi, une infraction…

  Il y a quelques jours, j’étais moi-même en double file, faute de stationnement, obligeant les autres automobilistes à manoeuvrer ; un policier, souriant, m’a dit gentiment et poliment de circuler ; ce que j’ai fait.

Deux poids, deux mesures. Une fois de plus.   😤

Bon we.

Chriss

E-cœurements…

La fin de cette année tourmentée approche doucement mais sûrement…
Ce mois de septembre est pour moi synonyme de grands changements !
Cependant, ce jour, si je prends in fine la plume, muette ces derniers temps,
C’est pour vous faire part, en vers, de mon incommensurable attristement.

En effet, je suis ému, choqué et épuisé de constater, avec vifs effarements,
Que la sphère internale et même quelques amis d’ordinaire bienveillants
Se laissent aller à colporter, sans retenue, sur les réseaux socialisants
Tout ce que le cerveau dit humain a de plus morbide, de plus infamant.

Est-il si compliqué de prendre le recul nécessaire et de la raison, le temps,
Avec le bon sens -indispensable- pour analyser le médiatique emballement ?
Les œillères de la conscience empêchent-elles de repérer ce qui nous ment,
Manipule, désinforme ; anesthésie l’esprit, le cœur et l’âme à notre détriment.

Que ce soit des invectives, des insultes ou de banals mots désobligeants,
Envers des personnes qui pensent, rêvent et agissent a priori différemment.
Que ce soit de vils propos racistes, si honteux, si haineux, si méprisants,
À l’encontre de l’Autre, venu d’ailleurs, ô combien gênant car différent.

Avez-vous donc déjà oublié d’où viennent, parfois, vos ascendants ;
Ceux-là même, migrants d’Espagne, d’Italie, de…, tout aussi fuyants ?
À leur mémoire, à leur histoire, vous êtes odieusement offensants ;
Quand bien même, vous prétendez avoir de loyaux et bons sentiments.

Est-ce si pénible d’accepter que des peuples vivent, que vous, autrement ?
Que la Culture, la spiritualité et l’intelligence ne sont pas exclusifs au blanc ?
Êtes-vous à ce point si bons, si généreux, si fidèles Chrétiens fervents ?
Faisant alors fi de l’amour du prochain, en étant si traîtres et intolérants ?

Loin de moi l’idée de vous juger en ajoutant de la culpabilité à vos tourments ;
Ni de moraliser gratuitement vos égarements, ni de critiquer sans fondement,
J’aimerai juste vous amener à un réel, positif et salutaire questionnement…
La fin de cette année tourmentée approche doucement mais sûrement…

© chridriss – le 16/09/2015.

« Sage comme une image ? » (7)

ATTENTION ! UNE IMAGE PEUT CHOQUER VERS LA FIN MAIS…

Capture enfant lecturecar…

Capture lire délivreMais…

Capture si vous lisezet

Capture le chat journal

Alors ne pas oublier que…

Capture soumission..

Certes…

Capture décision

Alors…

Capture ignore...

Oui,

Capture monde livre voyage

Cependant,

Capture mots lèvres âmes

Jusqu’à ce qu’ils explosent…

Capture j'aime pas...

Toutes…

Capture religion

Et ça continue…

Capture con Brassens

Bref…

Capture dur dur

Bah, oui…

Capture il mord

Capture chien chat

Capture oiseaux politiciens

Coluche disait aussi : « Le Communisme, c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme ; le Capitalisme, c’est l’inverse.« 

Capture communisme capitalisme

Et le (néo-)Colonialisme ? L’Impérialisme ? Le suprématisme blanc ? Le Paternalisme ?

Capture oil

Capture flux migratoire

C’EST ICI !

Capture enfants migrantsC’est clair, non ! ?

Capture J'ai un ami

Peut-être est-ce lui ?

Capture le beauf

Lui, qui se fait bouffer par les multinationales principalement américaines mais qui passent son temps à faire des amalgames, à véhiculer son racisme islamophobe, à dénigrer les racisé-e-s…

Réfléchissez -si vous pouvez- aussi à cela…

Capture origine d'un homme

……….

A suivre…

Chriss  😉

Récap. :

 « Sage comme une image ?   » (1)

 « Sage comme une image ?   » (2)

 « Sage comme une image ?   » (3)

 « Sage comme une image ?   » (4)

 « Sage comme une image ?  » (5)

« Sage comme une image ? » (6)

« Sage comme une image ?  » (6)

Capture aimer un livre Capture rayons biblio

Capture écouter

Capture lecture résistance

Capture heureux...

Capture comprend...

Capture le monde..

Capture grillage oiseaux

Capture changement changer

Capture miracle

Capture billet

Capture liberté sécurité

Capture pillage

Capture démocratie

Capture école journalisme

Capture partage solidarité

A suivre…

Chriss  😉

Récap. :

 « Sage comme une image ?   » (1)

 « Sage comme une image ?   » (2)

 « Sage comme une image ?   » (3)

 « Sage comme une image ?   » (4)

 « Sage comme une image ?  » (5)