Heureux !

  Dans cet article, je vous ai confié, chères lectrices et chers lecteurs, avoir pris une certaine distance avec le web. Ce que j’ai fait. Je me suis organisé de manière à être totalement présent pour mon loulou quand nous sommes ensemble. Un temps pour tout !

 Et, comme vous l’avez constaté, je n’ai rien écrit, ni publier sur ce blog depuis fort longtemps. Dans mon dernier article, je vous ai dit – en passant – dans le titre, que je n’avais plus le temps d’écrire !

  Or, je saisis le clavier, ce jour, car j’ai à nouveau le temps d’écrire ! Que s’est-il passé ? Pourquoi ?

  C’est simple : après le D.A.E.U. (l’équivalent du Bac) en 2014 et une V.A.P.P., j’ai repris des études, de septembre 2015 à mai 2016, dans le cadre de la formation continue, en vue de l’obtention de la licence professionnelle « Conseil en écriture professionnelle et privée ; écrivain public » (ça fera l’objet d’un article prochainement).

  Vous comprenez pourquoi, avec un enfant en bas âge, un autre qui passe le brevet, mes études, et ma dulcinée très occupée, je n’ai guère eu de temps à vous consacrez ! C’est beaucoup pour un cinquantenaire ! 😉

  Point de suspens, je vous le dis tout de go : je suis désormais licencié de la Sorbonne, avec une p’tite mention « Assez bien » !   📝 😊 💫🍃🌟📖📙📚

Je me devais de partager, avec vous, ma joie d’avoir obtenu ce diplôme universitaire.

Voici mon texte publié, à cet effet, sur Facebook :

  Je remercie, avec toute ma gratitude, ma considération, mon amitié, mon amour, toutes les personnes qui m’ont soutenu, m’ont aidé, m’ont encouragé…depuis mes premiers pas à l’université, en 2013-2014, où j’ai obtenu le bac, jusqu’à maintenant. Je me dois de vous associer à mon succès.

  Je remercie également, avec un savoureux plaisir-désir non dissimulé, les quelques personnes, qui m’ont dénigré, m’ont découragé, m’ont moqué, m’ont invectivé des « à ton âge, faire des études, c’est ridicule ! », « avec un bébé, c’est impossible »… Je leur dédie aussi ma réussite car vous m’avez donné encore plus « l’envie d’avoir envie » !

  Tout est possible ! Je vous invite, vous tou-te-s, à avoir des projets, des buts, des objectifs et vous réaliserez vos rêves.

Bref, la dernière phase ci-dessus, résume cet article. Vous ne pouvez retenir que ça : rêvez, bougez, vivez !

Bon, ça suffit, sois modeste ! Allez, je vous laisse vaquer à vos occupations.

Bonne journée et à bientôt !

Chriss

 

 

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Un article factuel, en passant… (je n’ai plus le temps d’écrire).

    Boulogne. 9h30. Par ce samedi matin ensoleillé, je sors de La Banque Postale, l’esprit tranquille : mon conseiller, Sliman, est sympathique et efficace. En revanche, ce bureau comme beaucoup d’autres, va fermer ses guichets. Quid des personnes qui sont larguées devant un automate ? Le personnel disparaît peu à peu : un service encore public ?

    Dans la rue, une fourgonnette de location est stationnée en double file ; il n’y a pas de place de livraison disponible. Mais cela ne  pose pas de problème de circulation. La ville est encore endormie. Le chauffeur, seul, s’apprête à livrer son colis. C’est alors qu’une voiture de police arrive ; le fonctionnaire, seul également, visiblement déjà surexcité, lui demande de se garer en face, devant l’entrée d’un parking d’immeuble. Le livreur lui indique que, là, ça va gêner l’accès. Et, devant cette absurdité, excédé, lui dit qu’il peut verbaliser. Le policier s’énerve, prétexte un manque de respect, demande les papiers au conducteur. Celui-ci lui donne – une carte de séjour – et déclare : « je viens du bled, je parle mal ».

  « Je m’en fous. Vous ne parlez pas comme ça à un agent de la force public.  Vous avez pris des drogues ? Vous allez me suivre au commissariat » rétorque le policier sur un ton sec et solennel.

  L’homme veut faire sa livraison. Le temps est compté pour lui. Il essaye de négocier. L’ agent, de plus en plus énervé, lui répète de se garer ailleurs. Le livreur tergiverse et finit par obtempérer quand l’agent le menace de garde à vue. À aucun moment, le livreur a eu un mot déplacé, n’a été agressif : il n’a pas manqué de respect. Il veut juste faire son travail.

  Je regarde la scène, médusé, à 2 mètres des 2 personnes. Juste à côté, une grosse berline allemande est garée, sur la place « Transferts de fond », devant la poste, qui est interdite à tout autre stationnement. Le conducteur. « jeune blanc-bien sous tout rapport », démarre tranquillement : le policier, tellement obnubilé par son « interpellation » ignore cela alors qu’il y a, là aussi, une infraction…

  Il y a quelques jours, j’étais moi-même en double file, faute de stationnement, obligeant les autres automobilistes à manoeuvrer ; un policier, souriant, m’a dit gentiment et poliment de circuler ; ce que j’ai fait.

Deux poids, deux mesures. Une fois de plus.   😤

Bon we.

Chriss

Mais t’es où ? T’es pas là !

  Hi friends !

      Comme vous avez (peut-être) pu le constater, je prends de plus en plus de distance avec les réseaux sociaux : me voici intermittent du spectacle facebookien et « aux abonnés absents » sur Twitter depuis…un certain temps et…pour un temps certain !

Je constate que parmi mes contacts, vous êtes également nombreux à être peu assidu. Pour les autres, a contrario très présent, j’aime vos coups de gueule, vos partages, vos convictions, vos valeurs ; et c’est pour cela que je ne déserte pas totalement la sphère internetale.

     Et puis, j’ai besoin de visibilité pour mes blogs… (bien que là-aussi, je me fais rare).

Ceci dit, je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je suis fatigué de lire tout et son contraire, de chasser les hoaxs, gossipage & Co ; consterné de constater la stupidité faussement naïve des uns et le vide sidéral intellectuel des autres (ce sont souvent les mêmes qui cumulent) ; ulcéré par la crasse classe politique de tout bord…et lassé de voir une foultitude de chats, de chiens, de crabes -euh, de cancers…, de chaînes…

Par le fait, l’éloignement du net est proportionnel au temps libre gagné ; néanmoins, je suis bien occupé, notamment et surtout depuis la naissance de mon second fils.

Bah, oui, je préfère gazouiller en cœur, bisoullier, accueillir ses sourires et lui rendre, faire des balades avec lui…en poussette…et lui inculquer les valeurs de la République ! LOL !

            Voilà !

         Je vous souhaite le meilleur entre 2 like…

        Chriss 😉              

                                                      © chridriss – Le 04/06/2015.

NB: merci à Vianney pour le titre de cet article !   😉

Journée de ma femme…

             Il paraît que c’est la Journée Internationale de la Femme ce 8 mars…

…comme tous les ans ! Et alors ?

   Vous savez ô combien je suis réfractaire à toutes ces fêtes CONformistes, CONsensuelles, CONfuses… Hypocrites et  stigmatisantes…

  Je ne comprendrai jamais l’intérêt de cette journée particulière quand on sait les inégalités, les sarcasmes, les souffrances…que les femmes subissent à longueur d’années.

  Néanmoins, en 2014, j’avais laissé s’échapper quelques vers de mon clavier… Ici

  Cette année, je ne serai guère plus prolixe.

  Ceci étant dit, je souhaite ici même rendre hommage à une femme : la mienne !

Parce qu’elle est l’unique, l’exclusive, l’incontournable compagne de mes jours et de mes nuits…

Parce qu’elle est le soleil qui illumine mon ciel de rage, la pluie qui fertilise mon champs de vie…

Parce qu’elle m’a offert un cadeau inestimable il y a 3 jours… De l’amour, le plus beau des fruits…

          Je t’aime !

             Chriss  😉

                                                        © chridriss Le 08/03/2015.

A l’année prochaine ! Merci et à bientôt ! ;)

              Bonjour, bonsoir,

    Comme je le disais l’an dernier dans cet article, je n’ai que rarement le cœur à la fête en fin d’année. Mais bon, rassurez-vous, tout va très bien !  😉

           Bref, pour une fois, je vais faire court !

    Je voudrai remercier tou-te-s celles et ceux qui me suivent, me likent, me commentent çà et là sur les réseaux sociaux, toutes les personnes avec qui j’échange des mots, tissant ainsi des liens qui ne sont pas que virtuels.

    Pour celles et ceux qui ont un blog, un site, une page Facebook…, je vous ai listé :  , parce que c’est logique pour moi de « faire de la pub » pour les personnes (et les talents) que j’apprécie.

       Bonne fin d’année à vous toute-s et bonnes fêtes si ça vous en-chante ! 😉

         À bientôt !

        Longue et belle route à vous tou-te-s en 2015 !
                   Chriss 😉

 
© chridriss – Le 24/12/2014.

L’ amour, seul, ne suffit pas. . . (bis repetita non placent) mais…

            Préambule

     Sur le web, je ne m’étale guère sur ma vie privée et dans la « vraie » vie, j’en parle de moins en moins, excepté à certaines personnes en qui j’ai confiance (elles sont de plus en plus rares) voire plus du tout à d’autres (y compris au sein de ma famille) qui font feu de tout bois de mes choix de vie en général, et en l’occurrence de mes transports sentimentaux.

Il est plus aisé de dénigrer, critiquer, culpabiliser… Certes, tout le monde ne se réjouit pas pour son prochain. C’est bien dommage car la vie serait meilleure pour tous ; surtout en ces temps de haine, l’amour devrait se répandre pour la combattre. C’est surtout parce que l’amour manque à tant de personne qu’il devient urgent d’aimer pour essayer de sauver ce monde.

 Peu m’importe que l’on me parle d’angélisme et du monde merveilleux des « Bisounours » ; je dirai que même le diable est empli de bons sentiments… (cherchez la nuance et pas que…).

   Je trouve vraiment dommage d’être obligé appliquer le « Pour vivre heureux, vivons caché » mais c’est parfois (un mal)nécessaire. Nonobstant, j’eusse tant aimé que « mes amours, mes emmerdes…» fussent partagés et acceptés par tous mes proches. Mais bon… Ainsi soient-ils.

        Alors pourquoi cet article ?

        Je ne sais pas ! ! !

    Mais quand le clavier me démange, je le gratte du bout des doigts et ça finit par faire un texte que je publie…ou pas !

   Je ne vais pas écrire un second article sur ce sujet car « tout ce qui est répété ne séduit plus » (d’où le titre) mais cela ne m’empêche pas de rajouter  2 ou 3 choses…

    En effet, le temps a – évidemment – passé depuis la rédaction du sus-cité (non, je ne radote pas : je suis bien conscient d’user et d’abuser de la formule « le temps a passé » dans mes articles. Disons que c’est le leitmotiv de mon blog ; comme un refrain qui nous rappelle que Vivre, c’est maintenant !).

    Bon, entre nous (on est bien entre nous ?), je vais vous faire une confidence : l’amour aussi a passé…je dirai même plus : trépassé ! Enfin, c’est ce que je croyais…car il est bel et bien revenu au beau fixe – en fait, il n’est jamais vraiment parti ! Il s’était juste absenté pour mieux renaître ! Pour mieux exploser de mille feux de joie après avoir implosé ! En effet, mon ex (maintenant, ex-ex)et moi n’arrivions pas à nous quitter donc nous sommes à nouveau ensemble depuis quelque temps pour le meilleur, rien que le meilleur ! Étonnant, non ?!

Comme j’aime à citer qu’« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », je viens d’en faire la démonstration : je n’en suis donc pas un ! (du moins en ce qui concerne ce sujet). Et ce, d’autant plus, malgré le fait que je sois le premier à dire que « recoller les morceaux après une cassure, ça ne peut plus fonctionner », je dois reconnaître que j’ai eu tort. Comme on dit, il faut avoir conscience de ce qu’on a perdu pour mieux comprendre la valeur…des choses et des êtres !

   Le pire est derrière nous. Nous avons refait le chemin à l’envers : la conclusion avant l’introduction (n’y voyez aucune allusion quant au développement), la désunion avant l’union, le divorce avant le mariage…

   À la fin de cet article, je déclamais mon bonheur d’avoir rencontré mon complément d’objet direct mais c’était sans compter sur l’adversité et ses aléas. Je ne vais pas exposer en public évidemment (chacun fait comme il veut et je respecte son choix)ce qui a conduit au désaccord dudit complément et provoqué la séparation mais je vais essayer d’expliciter ici mon point de vue généraliste (pas une thèse, non-plus !)sur cet événement clé que nous vivons tous au moins une fois voire plusieurs fois dans notre vie : la rupture !

Il y a la rupture que l’on subit ; celle que l’on fait subir et bien sûr, celle qu’on a décidé d’un accord commun (mais là, il y a guère à épiloguer  !).

Il y a aussi la rupture parce qu’il y a une histoire d’amour parallèle ou pas…

      La déchirure…

  Tout d’abord, j’ai toujours été interpellé par le fait que 2 personnes qui se sont aimées, comprises, admirées ; qui ont des goûts et des intérêts communs ; qui ont émis l’idée de faire leur chemin de vie ensemble en développant des projets…arrivent in fine à se trouver des différences, des incompatibilités, là où elles voyaient de la similitude, de la complémentarité ; à provoquer du dégoût, là où il y avait de la séduction ; à s’invectiver de tous « les noms d’oiseaux », à se déchirer, à se détester jusqu’à se haïr ! C’est assez fréquent d’en arriver là ! Loin d’être l’exception qui confirme la règle…

Bien sûr, les mots dépassent souvent la pensée ; bien sûr, l’ego, la fierté, la dignité, de part et d’autre, sont bafoués ; bien sûr, le quotidien, la société et son stress n’aident pas…

       Pourquoi l’amour s’est-il transformé en haine ?

   Y’-t-il une accumulation de reproches, de griefs non-dits ? Des signes précurseurs, des indices ? La rupture est-elle provoquée ?

Des motifs ? L’argent (radinerie, différences sociales…) ; le physique (oui, la maternité, les régimes, la sédentarité, l’âge…changent le corps) ; le sexe (frigidité, nymphomanie…, pannes sexuelles, priapisme ( !)…) ; la religion (différences, puritanisme, conversion ou pas, athéisme…) ; les conflits d’ordre moral et éthique ?

Tant de prétextes, d’excuses…

  L’amour, au début de la rencontre, est comme une gomme qui efface, qui invibilise les potentiels défauts, les contradictions, les mauvaises habitudes, les travers voire les vices de l’Autre… Puis, au fur et à mesure, cet « effacement », telle l’encre invisible, laisse ré-apparaître, à la lumière du quotidien, tout ce qui était « caché ». Évidemment, plus ou moins aveuglé(e) de cet amour naissant, nous voyons pourtant des « choses » qui vont clocher dans la relation mais « le cœur a ses raisons que la raison ignore »… Nous passons outre ; nous sommes confiants, optimistes…enjoués voire euphoriques, en apesanteur… La vie est belle ! Jusqu’au jour où la vie n’est plus miel mais fiel…

     Avant la catastrophe…

  Peut-être y a-t-il des solutions pour éviter les conflits provoquant la rupture ? Le dialogue ? Certes mais la susceptibilité, l’énervement, la provocation le freine et l’anéantisse !

Il existe une autre voie : se séparer avant que la crise inéluctable arrive, avant de rompre. Je vous invite à lire cet article.

Bon d’accord, c’est sur un site qui prône le libertinage et autres réjouissances de ce genre ; je ne suis pas adepte de ce genre de « philosophie » mais l’article est intéressant car il ouvre des perspectives nouvelles. En effet, ne serait-il pas plus sain, plus simple, plus juste, plus humain, plus respectueux de se quitter en bons termes, sachant que la vie continue, que le printemps succède toujours à l’hiver ?

   Mais pour cela, il faut comprendre, accepter, que rien n’est jamais acquis, ni définitif dans la vie. Tout peut changer ; tout change.

      Et après ?

   À notre époque où tout va vite – trop vite – il est bon de se poser, se pauser ; prendre le temps de savoir qui l’on est ; ce que l’on attend de la vie. Pour soi, pour autrui, pour le couple.

Quand on a la réponse, on avance : soit la rupture est consommée, soit l’aventure continue.

Il me semble que l’homme hétéro en général soit moins enclin à l’engagement ; qu’il faille que la femme le pousse dans ses retranchements. Pour les couples homo, je ne sais pas mais je suppose que la problématique de la rupture soit la même en dehors, peut-être, de certaines spécificités qui m’échappent.

Les couples, de nos jours, se font et se défont au moindre problème alors que l’amour, c’est regarder ensemble dans la même direction et aussi et surtout faire face aux aléas de la vie ensemble.Il ne suffit pas juste de s’aimer béatement pour se comprendre, pour accepter nos différences, pour faire face à l’adversité. La vie est une lutte permanente alors à 2, on devrait être plus fort, non ?

     L’amour a besoin d’être entretenu : le feu ne dure que s’il est attisé.

  Donc, « aimons-nous les uns les autres », ça marche pour tout le monde en dehors de toute référence biblique…et peu importe votre orientation sexuelle, bien sûr !

   J’aime beaucoup cette formule d’Alain : « Le pessimiste est d’humeur ; l’optimisme est de volonté » ; ceci dit, j’ai la volonté du pessimiste qui est optimiste d’humeur !

    Au plaisir de vous lire !

            Chriss   😉

                                                     Le 07/10/2014 – © chridriss

Ni pour, ni contre; bien au contraire…

 

         Quand la conversation s’éternise sur les réseaux sociaux, donc au bout de longs commentaires (surtout les miens) dans quelque échange*, où je relate, explique et argumente mon point de vue, mon ressenti, mon sentiment…inhérents aussi et surtout à mes multiples et riches expériences personnelles de la Vie, on est régulièrement amené à me dire :  » Ne te justifie pas, ne t’excuse pas !  » ou  » Je n’ai pas dit que…pourquoi tu m’accuses de…  » ou  » Tu exagères…  » ou encore  » Tu prends tout trop au sérieux « , etc.

Le pire, c’est que l’on est plutôt d’accord sur le fond ; seule la forme diffère et cela suffit à engendrer une problématique qui pourrait devenir conflictuelle.

   Je ne comprends pas ces phrases que l’on m’oppose à l’envi. Me justifier, m’excuser auprès de qui, de quoi ? Pourquoi ? Parce qu’il (me) semble que j’écrive sans mesure, sans restriction, sans savoir où et quand m’arrêter ; parce qu’il (me) semble que je puisse donner l’impression de vouloir avoir le dernier mot ; parce qu’il se pourrait que je pousse mon interlocuteur-trice dans ses retranchements (où je me perds aussi moi-même) ; parce que j’en arrive à défendre mon propos « bec et ongle », de manière exacerbée (je cherche la « p’tite bête »), sur un ton mordant, passablement ironique ou sarcastique ?

                Bah, on discute, c’est tout !

   Certes… Je digresse –  c’est un fait que je ne conteste point : ça peut partir dans tous les sens  – trop et ce n’est pas – non-plus – du « goût des autres »… Quand bien même,  rien ne m’empêche d’élargir le débat (qui est très rarement un réel débat) !

Tout débat semble vain sur la toile. Même un simple échange peut prendre une voie sans issue.

    Je ne fais que simplement m’exprimer (bon, je ne disconviens pas que mon laïus n’est pas toujours très clair et accessible et que la diplomatie et la pédagogie ne sont pas mon fort) ; du coup, j’en viens à me demander (et aussi à mon interlocuteur) si je dois me taire vu que mes propos semblent déranger voire pourquoi pas outrer, scandaliser… !? Bien sûr, il m’arrive d’être maladroit, ambiguë, paradoxal, énigmatique car je me fais souvent « l’avocat du diable » mais je suis et je reste pourtant poli, courtois ; cherchant à comprendre l’autre, parfois même à défaut de me comprendre moi-même… Bah, oui, on n’est pas à un paradoxe près…

    Non, je ne me sers pas de mon vécu (lié à mon âge certain) pour asséner des vérités et me mettre en avant (loin de là) ; non, mon but, c’est uniquement un partage mutuel qui peut éventuellement aider, ouvrir des portes. C’est aussi ce que je recherche chez autrui : l’échange vrai, sincère, libéré, ouvert, constructif…

  Pourquoi la communication virtuelle (si -trop ?- spontanée) tombe-t-elle quasi systématiquement sur les écueils de l’incompréhension, du malentendu, du quiproquo. ? On peut même recevoir, si on réplique, une volée d’insultes (de préférences avec des fautes d’orthographe) ; j’y ai échappé jusqu’à maintenant). L’insulte est très tendance de nos jours ; pour rien, gratuitement.  Pourquoi cette intransigeance, ce mur sans ouverture ? Pourquoi ce radicalisme de l’extrême ? (le « radicalisme » est différent de l' »extrémisme » : l’un est utile et constructif; l’autre : NON, c’est l’inverse !). 

    Contrairement à l’oralité, l’écrit -d’autant plus quand il est virtuel- ne bénéficie pas des intonations de la voix, des silences, du non-verbal… De fait, sans l’image et le son, l’interprétation des mots semble faussée, biaisée, dénaturée ; cela provoque et induit un comportement qui tend de plus en plus à un penchant persécutif, limite paranoïaque ; tendance hystérique…c’est-à-dire que j’ai le sentiment que la majorité des aficionados de l’échange internétal  sont sur la défensive, prête à en découdre ; qu’ils interprètent les mots d’autrui sans véritable réflexion, sans recul et répondent avec véhémence, avec virulence, avec agressivité. En fait, ils sont sur le net comme dans la « vraie » vie : impatients (dans le « tout, tout de suite », plutôt intolérants à la frustration.

    Aller vite, toujours plus vite. Je ne suis pas dans l’instantanéité comme le sont souvent les plus « jeunes »… Je prends le temps pour réagir… Je lis et relis ce que j’écris. Malgré cela, il m’arrive quand même de faire des bourdes ! « L’erreur est humaine » dit-on (de là à penser que l’humain est une erreur…). Ma communication n’est peut-être pas toujours adaptée : mes lecteur-trice-s ont de 17 à 75 ans alors je m’embrouille sûrement parfois…

    Par ailleurs, j’ai constaté que quel que soit le sujet, c’est toujours le même refrain : les gens raisonnent (enfin ceux qui le font) à chaud (il faut être très réactif sur le web : je me demande bien pourquoi) et par conséquent, réagissent promptement en étant radicalement POUR ou CONTRE ! C’est d’autant plus étrange que tous les sujets ne s’y prêtent pas ! Et pourtant…

   Il y a des « vrais » sujets de société où je suis pour ou contre bien sûr mais je préfère trouver du pour dans le contre et vice versa et ne pas nier en bloc les propos de mon interlocuteur-trice. La vie est faite de nuances.

   Pourquoi faudrait-il  toujours prendre parti ? Comme s’il fallait choisir son camps pour toujours et ne plus en bouger ! N’y a-t-il pas que « les imbéciles qui ne changent pas d’avis » ? Ne peut-on pas se tromper ? Rien n’est permanent, ni définitif.

Quid du juste milieu, de l’équilibre, de la modération, ça n’existe plus ?  On m’a dit que c’est une attitude molle, faible puisque l’on ne prend pas parti. Ah, bon ?! S’il n’y a pas de modération, de consensus, la société se déséquilibre, se délite et c’est ce qui se passe de plus en plus.

   Quelle est donc cette société prompte à condamner ; à juger sans cesse ; à voir le mal partout tout en critiquant le bien** sans relâche ?

     Chriss  😉

*  oui, c’est volontairement au singulier.

** j’utilise le sens commun pour faire simple.

                                                                                                                    Le 06/08/2014 – © chridriss