IM-MONDE !

     Hello,

    Je viens de visionner cette vidéo. Je la poste ici car il me semble qu’elle résume bien le monde dans lequel nous vivons. Enfin, je veux dire le côté immonde de ce monde !

    Ne la regardez pas si vous êtes émotionnellement fragile, si la dépression vous guette, si vous êtes déjà au bord du suicide… Vous risqueriez pour le moins de vomir, d’avoir une crise d’angoisse majeure ou pire, de commettre l’irréparable !

 

 

    Heureusement, je vous rassure : la vie est belle !

    Tout n’est pas perdu ! Beaucoup d’êtres humains œuvrent à un monde meilleur !

    Restons positif et optimiste !

    Chriss BRL

 

 

Le 10/04/2019 – © chridriss

 

 

 

 

CASS’HEURTS…

    Vendredi matin (7 décembre), j’ai emmené mon loulou à la maternelle : on traverse tranquillement la « Résidence des Poètes » – enfin, la cité H.L.M. où nous habitons – et nous voilà dans la rue où se trouve l’entrée des petits de son école publique élémentaire. C’est comme ça quasi tous les jours. Pouvoir accompagner son enfant à l’école, ce n’est jamais une contrainte même si c’est parfois compliqué (horaires de travail, distance…), ça doit être simplement un bon moment de vie partagé.

    Mais cette fois-ci, ce n’était pas un jour comme les autres…

    En effet, en sortant de la maternelle, alors que je m’apprêtais à faire le chemin inverse afin de récupérer ma voiture, garée en bas de mon immeuble, pour aller au travail, quelle ne fut pas ma surprise de tomber nez à nez avec une bande d’une trentaine de jeunes, tout de noir vêtu, encagoulés pour la plupart ! Ils poussaient des bacs à ordures, notamment ceux de la maison de retraite sise juste de l’autre côté de la rue, et commençaient à envoyer tout ce qui leur tombaient sous la main en direction du lycée technique en face !

    Je ne pus m’empêcher de penser « Quelle bande de cons ! C’est complètement stupide le vandalisme, d’autant plus que le lycée a été entièrement rénové, il y a peu ». J’ai même failli les interpeller pour leur demander à quoi cela leur servait de faire ça. Au moment où j’allais m’adresser à l’un d’eux, j’entendis un « Caillassez ! caillassez ! » ; je pris conscience, en une fraction de seconde, que j’étais seul face à une foule déchaînée alors je continuais ma route, abasourdi par cette violence. Courageux mais pas téméraire. Ou juste prudent.

   J’appris dans la matinée par le groupe Facebook de l’école que la route fut barrée toute la journée. L’entrée de la maternelle fut détournée par l’entrée principale de l’école. Un long détour.

   Heureusement, mon loulou n’a rien vu. Je ne suis pas rentré dans les détails pour lui expliquer le pourquoi du nouvel itinéraire. Quel exemple ces ados donnent-ils aux tout petits ! ? Quelle éducation ont-ils eu ? Mon grand, 17 ans, lycéen, est tellement loin de cette jeunesse… Il ne pense qu’à obtenir son BAC et faire son sport.

 

 

Vu sur mon quartier de mon balcon – © chridriss

    Après le we tourmenté que l’on sait, ce lundi matin, j’emmène mon loulou à la maternelle. Arrivé à l’angle de la rue Maison de retraite/Lycée technique/Maternelle, je constate que des poubelles ont été brûlées. Le personnel de nettoiement de la voirie est plus qu’à pied d’œuvre. L’accès à la maternelle se fait à nouveau par l’entrée principale à l’autre bout de la rue, où 5-6 voitures de police s’agglutinent. Quelle démesure ! Les incendiaires sont déjà loin ou bien cachés…

     Mon fils, lui, s’amusent de voir une balayeuse et des voitures de Police ; ne manque qu’un véhicule de pompier pour que l’excitation soit à son comble ! Tout ça n’est sûrement qu’un jeu pour lui…

    Je ne travaille pas ce jour. Dans la matinée, à l’instant où j’écris cet article, des jeunes jouent au chat et à la souris avec la police dans mon quartier.

    Je m’interroge : pourquoi cassent-ils ?

    Bien sûr, ce ne sont pas des gilets jaunes excédés au point de craquer à force de ne pas être entendus par nos gouvernants, encore moins des « ultras » droite et gauche confondus, ni même des pillards (il n’y a rien à voler). Sont-ils eux-mêmes des lycéens ? Alors ?! Est-ce juste pour se faire remarquer, se défouler ? Est-ce un signe des temps comme un miroir de la société ? Est-ce… juste tout bêtement de la connerie ?

    Je n’ai pas de réponse. En revanche, je sais que je n’aimerais pas être parent de ces enfants-là. Je prône la non-violence et je serais vraiment très mal si mes enfants s’adonnaient à ce type de comportement.

    Évidemment, on pourrait comprendre « les casseurs » voire les excuser par le fait que la réelle violence est celle exercée par les très riches sur les pauvres, par les excès et le non-sens du capitalisme et du libéralisme, par la domination et le racisme d’état des blancs sur les racisés, comme une réponse à l’oppression d’une certaine police sur ces derniers et sur les manifestants (jeunes, ouvriers, retraités, etc.), comme une réponse à l’iniquité, à l’autoritarisme étatique… On peut mélanger tout cela car il s’agit bien d’une lutte des classes commune à tous les défavorisés, à tous les exclus, à tous ceux qui sont en bas de l’échelle sociale, au bas de la pyramide.

    Mais cela légitime-t-il pour autant la violence des casseurs ? Pourquoi tant de haine ?

  La violence pour la violence ne fait qu’envenimer une situation déjà délétère. L’escalade sans fin dictée par la loi du Talion comme elle existe dans le conflit israélo-palestinien en est l’exemple le plus parlant. Oui mais… On fait quoi quand le peuple n’est pas entendu, quand la rue crie famine, quand le citoyen demande justice ?

    Manifester gentiment en chantant sur les boulevards n’apporte aucune réponse aux frustrations, aux demandes du peuple.

    Empêcher la libre circulation des individus, provoquer la faillite des commerçants de proximité, perturber les cours au lycée…ne peut qu’engendrer le mécontentement et nuire au mouvement justifié « des gilets jaunes ».

    En revanche, permettre les transports gratuits (péage, train…) satisfait tout le monde.

   Il est temps de parler de démocratie participative, de considérer que la politique ne doit plus être un métier…

   Je ne cautionne aucune violence mais je dois admettre qu’à un moment donné, la radicalité semble être la seule solution pour un changement.

    À part la révolution des œillets au Portugal, je n’ai pas connaissance qu’un mouvement pacifiste ait réussi à changer de paradigme sociétal. Ne parlez pas de Gandhi, de M.L. King ou de N. Mandela ! Certes, ils ont impulsé un autre possible mais quid 10 ans, 20 ans, 30 ans après ? L’Inde n’a jamais été aussi violente ; les noirs en Afrique ou ailleurs sont toujours dominés…

   Bref, il est bientôt l’heure que je me casse à l’école pour le retour à la maison de mon loulou…

    Chriss FV

 

                                            Le 10/12/2018 –  © chridriss

QUI NOUS OBLIGE ?

 

Qui nous oblige à dépendre de la télé : suivre des séries sans fin, mater la télé-réalité décérébrée, s’abreuver d’infos manipulées en continu, se nourrir de débats stériles, s’abrutir de pubs envahissantes et intrusives… ? Qui nous oblige à liker, commenter, partager, communiquer virtuellement ? 

On peut très bien ne pas gaspiller une bonne partie de notre temps de vie devant un écran. On peut être sélectif, choisir, doser, oser se déconnecter. On peut se rencontrer, se parler de visu. La vie est sur notre pallier, dans la rue, dans les transports en commun, dans les associations, dans le travail, dans les loisirs collectifs… La vie est partout et ailleurs !

 

Qui nous oblige à être consommateur/acheteur compulsif, à être toujours dans « le plus », dans « l’avoir », dans la performance ?

On peut tout à fait se modérer, se satisfaire de l’essentiel. Vivre modestement, humblement. Être, juste être !

 

Qui nous oblige à ne pas réfléchir avec recul, mesure, discernement ? Pourquoi réagir dans l’instantanéité émotionnelle avec une pensée si binaire : soit « tu es exclusivement gilet jaune », soit « tu es pro-Macron » ?

On peut être pour et contre ce mouvement (ou d’accord sur le fond mais pas sur la forme) et le critiquer et en même temps ne pas adhérer du tout à la politique gouvernementale ! Pour défendre une idée, cela doit se faire dans et pas contre un esprit d’ouverture. La bienveillance et l’écoute conduisent à la modération, au consensus, à l’équilibre.

 

Qui nous oblige à être d’accord que le réchauffement climatique ne serait dû qu’à l’intervention humaine ?

On peut se rappeler que les dinosaures n’ont pas eu besoin de l’homme pour disparaître et que le climat a eu de tout temps des variations de température avec les conséquences inhérentes.

 

Qui nous oblige à respecter des lois stupides, des concepts farfelus, un modèle de société malsain ? Pourquoi suivre un chemin tout tracé, rester dans le moule, s’auto-formater, se censurer ?

On peut et on a le droit d’être en désaccord avec le système, le revendiquer, le manifester, et pratiquer la désobéissance civile !

 

Qui nous oblige

 On peut

 

                 Chriss FV

                           
 Le 06/12/2018 – © chridriss

Ô BRÉSIL, MON BRÉSIL…

Hello !

   Si vous cherchez un peu dans mes différents blogs (surtout celui-là), vous verrez et comprendrez pourquoi le Brésil a laissé une empreinte indélébile dans ma vie. Je ne vais pas vous conter de nouveau l’histoire ici mais je crois que cette capture d’écran de mon texte, postée dernièrement sur Facebook et Twitter, la résume assez bien.

Capture FB -- Twitter Brésil

Néanmoins, je vous fais un p’tit topo vite fait…

  Ma rencontre avec ce pays gigantesque – géographiquement et humainement – remonte à peu près à une douzaine d’années. L’amour m’y avait conduit… Ai-je été aveuglé ? Ai-je perdu tout sens critique ? NON ! Tout ce que j’y ai vécu, vu, entendu, partagé a élevé mon âme et mon esprit. J’y ai même réalisé des rêves d’enfance… Ainsi soit-il (n’y voyez point de religion dans cet locution).

   Une seconde, une minute…peut changer une vie alors deux mois…

   Pourquoi ce pays a influencé ma destinée ? Parce que j’y ai rencontré des gens avec une vision de la vie si différente de celle des Français à œillères : une manière de bouffer la vie tout en gourmandise et enthousiasme, un art de relativiser les problèmes, un sens de la fête… Vous pourrez objecter que mes pérégrinations africaines m’ont apporté cela ; oui mais non.  C’est indescriptible. Il faut vivre ce que j’ai ressenti pour le comprendre : tout le monde n’a pas la chance de connaitre des moments de grâce au cours de son existence… J’ai eu ce privilège.

Cependant, le Brésil n’est pas le pays des Bisounours…

  Tout n’était déjà pas idyllique à cette époque : en effet, la violence, le racisme, la pauvreté…étaient déjà (historiquement) très présents. Je ne l’ai pas directement constaté car il faut dire que je ne connais physiquement ni Rio de Janeiro, ni São Paulo (là où les extrêmes sont le plus visibles). Loin du tumulte des grandes villes, j’étais dans l’état de Paraíba (plus précisément à João Pessoa) et un peu dans le Pernambouc.

   Et puis, en tant que blanc, évoluant là-bas en touriste, certes dans un milieu racisé mais relativement aisé, vous connaissez la suite… Cela étant, je n’ai pas eu l’occasion de fréquenter les propriétaires de fazenda, ni les lieux branchés, ni les peoples… Non, je côtoyais de « vrais gens » du peuple.

   Loin des clichés idéalisés, le métissage, fort répandu, ne résout aucun problème. Le football, sport national, n’est pas pratiqué à chaque coin de rue. Quant aux personnes transsexuelles, je n’en ai vu aucune…

   Bref, je pourrais écrire des pages mais à quoi bon ? Je n’ai pas à convaincre, à justifier quoi que ce soit ; je relate juste brièvement une expérience de vie personnelle. Il ne faut surtout pas généraliser mon point de vue : le Brésil n’est pas la France mais 16 fois sa superficie ; on devrait dire les brésils, avec moult particularités entre les états !

J’étais loin de penser que l’extrême droite allant prendre le pouvoir…  

   Un p’tit peu d’histoire…

   De 1964 à 1985 se succèdent une alternance de régimes militaires et dictatoriaux (contrairement à l’Argentine et au Chili, le Brésil n’a jamais jugé son passé). En 1985, Tancredo Neves, est élu – enfin – le premier président civil mais meurt avant même de prendre ses fonctions ! Étonnant, non ! ?

   En 1989, les premières élections véritablement démocratiques propulsent au pouvoir Fernando Collor de Mello. Il démissionnera après des allégations de corruption ! Déjà !

   Son remplaçant, ex-vice-président, Fernando Henrique, va assurer l’intérim et sera élu à deux reprises. Il quittera la présidence en 2002 ; il aura permis de lancer le pays vers une dynamique sociale malgré un chômage en hausse et une détérioration des services publics. Son gouvernement, en coalition avec la droite, n’offrira pas au Brésil ce que son successeur Luiz Inácio Lula da Silva, à partir de 2003, permettra : une ouverture vers le Monde et l’émergence d’une classe moyenne grâce à l’augmentation du niveau de vie. Après 2 mandats, sa « disciple » Dilma Rousseff  prendra la tête du pays. Destituée, elle sera remplacée par Michel Temer.

   La violence s’est amplifiée – elle est toujours sous-jacente – la misère s’est accentuée, le déclin de la gauche est consumé, sous prétexte de (prétendues ?) corruptions… Décidemment, c’est un phénomène récurrent ! Les classes moyennes, qui ont bien profité de la gauche de Lula, ont perdu leur pouvoir d’achat, les citoyen.ne.s en marge (noir.e.s, pauvres, autochtones, etc.), survivent toujours, les riches veulent être encore plus riches : tout est propice au changement. Quel changement !!!

          Comment ce pays a pu mettre au pouvoir l’extrême droite ?

   Jair Bolsonaro représente avant tout l’image de l’homme brésilien : machiste et sexiste, le patriarcat dans toute sa splendeur. Dans une société, où les femmes (et les LGBT) commencent, à raison, à se rebeller, il incarne le conservatisme (la majorité de la population est pour la peine de mort et contre l’avortement).

   Évidemment, il a su se saisir d’une opportunité contextuelle (crise économique, morale et sécuritaire), appuyé par le pouvoir colossal des Évangélistes et des lobbies divers (agroalimentaires, entre autres) ; le tout épaulé par une pratique ultra maitrisée des réseaux sociaux (le Brésil est hyper connecté: il s’est servi de WhatsApp pour diffuser des mensonges, intox…).

    La propagande, l’endoctrinement, le sectarisme ont encore de beaux jours…

   Et, à l’instar de l’Italie et autres, il me semble que les citoyens ont la mémoire courte, la réflexion biaisée, le nombril plus important que le cœur…

   Mais bon, la faim justifie les moyens…

Capture citation brésilienne pour blog

  Quand j’entends certains de ses partisans dirent : on s’en fout qu’il soit raciste, homophobe, machiste, sexiste… ce qui compte c’est qu’il va nous débarrasser de la corruption (de la gauche), je ne suis pas étonné in fine qu’il soit élu.

   Parallèlement, je ne peux m’empêcher de penser aux électeurs de Macron (les retraités, par exemple) … Heureusement, la France n’est pas droitisée à ce point. Enfin, pas encore.

   Le FN et consort sont des amateurs quand on voit ces exemples parmi tant d’autres de l’inhumanité de ce type…

 

        Quelques conséquences…

 

Force et courage à vous.

      Saudade

         Chriss FV

1 « Pendant que les figures politiques traditionnelles jouaient des coudes pour se frayer une place à la télévision ou dans la rue, Bolsonaro a mis au point au fil des années tout un appareil, aussi perfectionné que discret, d’attaque et de propagande sur les réseaux. Il a adopté en particulier une stratégie pyramidale de diffusion, avec quelque 300 000 groupes WhatsApp animés par des militants régionaux et municipaux, mais aussi étrangers […] Les milieux d’affaires ont financé, à hauteur de quelque 12 millions de reais [2,8 millions d’euros], une grande campagne d’envois sur WhatsApp de centaines de millions de messages anti-PT [une pratique illégale car considérée comme du financement électoral déguisé]. Bolsonaro a transformé les électeurs en propagandistes : les victimes sont devenues des bourreaux ».

Souces : https://www.courrierinternational.com/article/seul-le-bresil-pouvait-accoucher-dun-bolsonaro utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1541177705&fbclid=IwAR2CeRU5pBJmSdOfH8VNmTzEPCqL-K2SwXucKREtM7Qims9v8ZNei5-afu0

 

Le 03/11/2018 – © chridriss

Johnny Hallyday n’est plus…

      Depuis ses débuts tonitruants jusqu’à sa disparition, Johnny Hallyday a su conquérir un large public divers et varié. Rares sont les personnes totalement indifférentes à son succès : sans être fan (je n’en suis pas un), vous et moi avons, en tête, plusieurs de ses nombreux tubes. En outre, il suffit d’allumer le feu la TV, de lire la presse, de faire un tour sur les réseaux sociaux pour constater qu’il a été, est, et restera à la fois objet de culte…mais aussi sujet à polémiques. Il n’est pas le seul artiste à déchaîner les passions me direz-vous mais là, depuis sa mort, c’est énorme ! (avec la voix de Lucchini). Ce billet n’a aucune prétention : juste manifester mon étonnement agacé quant à l’ampleur politico-médiatique et émotionnelle que sa vie et surtout son décès suscite.

 

    Oui, j’insiste « divers et varié » car je sais bien qu’il est habituel de sous-entendre qu’il s’agit principalement de personnes qualifiées de beauf, de réac… Des fans pathétiques. Des gens de la France d’en bas. Or, il n’en est rien (même s’il y en a) : au fil du temps, Johnny a laissé une empreinte indélébile dans les cœurs, les âmes et les esprits de TOUS les Français (et pas qu’eux !). Un être humain, un artiste fédérateur. Ce n’est pas parce que certaines personnes n’étaient pas présentes à l’hommage qu’elles n’en étaient pas moins affectées (vous voyez à qui je pense en écrivant cela).

    Certes, il a été le premier chanteur français1 à faire connaitre le Rock’n Roll et le reprendre dans la langue de Molière… Nonobstant, il a tout emprunté à Elvis (et consorts), qui, lui-même, s’est approprié la culture noire américaine. Mais s’il en fallait un, en France, qui partage cette musique, c’est lui !

    Certes, sa voix et ses interprétations étaient sans faille ; son charisme et son charme étaient séduisants. Peu d’autres artistes brillent tout autant. Mais s’il en fallait un, en France, qui surpasse tout le monde dans la constance, dans la longévité, c’est lui !

    Certes, il a semé des mots d’amours, des accords de guitare bien sentis, des mélodies entraînantes. Évidemment, ses paroliers (heureusement que Goldman et d’autres plus récemment sont arrivés…) sont loin derrière les proses de Brel, Brassens…et ses musiques sont parfois de la variété bodybuildée. Mais s’il en fallait un, en France, qui a su transcender ses auteurs, c’est lui !

    Certes, sa carrière fut longue et intense ; il a traversé le temps avec brio dans une continuité musicale (le Rock’n Roll) tout en sachant rebondir en adoptant les codes de chaque époque (les tendances capillaires et vestimentaires, notamment, sont un must !). Mais s’il en fallait un, en France, que la chance (d’aucuns penseront Dieu) a préservé d’un crash d’avion, d’une overdose… (combien sont partis trop tôt, trop jeunes ?!), c’est lui !

Il est arrivé chanteur abandonné ; il a vécu Rock’n Roll ; il est parti adulé.

     Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours pensé que la mort de Johnny Hallyday serait un événement considérable. Cependant, j’étais loin d’en imaginer l’ampleur. Que l’on soit fan ou pas, il faut reconnaître que cette ferveur populaire sur les Champs-Élysées et devant l’église de la Madeleine était impressionnante. Étant motard, descendre la célèbre avenue, aussi nombreux, cela devait être mémorable.

Mais…

    La foule dense a bravé le froid pour assister de près ou de loin – surtout de loin – aux obsèques de « l’idole des jeunes ». Bah, c’était un choix. Pas une obligation. Certains fans ont même passé la nuit devant La Madeleine et ont eu droit à une distribution de couverture. Que dire de tous les sans-abris dont c’est le lot quotidien ? Ne méritent-ils donc pas le même intérêt ? Absurdité.

   Le gouvernement interdit des manifestations, des rassemblements à cause de l’état d’urgence. Près d’un million de personnes se sont rassemblées et là, plus de problème de terrorisme ! Absurdité.

    La laïcité est un cheval de bataille de nos dirigeants. Le jour anniversaire de la loi de 1905 (la loi de séparation des Églises et de l’État fête ses 112 ans), la France entière regarde une cérémonie religieuse catholique à la télé. Et s’il avait été musulman ou athée ? Absurdité.

     On lui fait des honneurs nationaux. Oups ! Pardon, hommages populaires ! Nationaux, c’est pour Jean D’Ormesson (vieille droite réactionnaire) ! Absurdité.

   La chasse est ouverte contre les exilés fiscaux. Johnny en était un. Pourquoi ses détracteurs se sont acharnés sur cet exil le jour même de son décès ? Absurdité.

 

« La monstrueuse mobilisation politico-médiatique autour des décès du chanteur et de l’écrivain confine à l’écœurement. Plus d’un « commentateur » a cru y voir le rassemblement national autour de deux symboles d’une France en recherche de valeurs. Vraiment ? Course à l’audimat et au clic, opportunisme politique, démagogie populiste : on a surtout vu le visage hideux d’une société de la com’ où tout se mélange et où tout se vaut, et où la mort est devenue une marchandise, commerciale et politique, sur laquelle se jettent les rapaces de tous ordres. »

Julien Salingue in NPA.

 

    À travers le personnage de Johnny, c’est surtout le souvenir fantasmé d’une France des années 60 que les gens aimaient. Et dont il faut faire le deuil pour passer à autre chose.

    Il ne me semble pas avoir vu les autres « vieilles canailles ». J’aurai bien aimé entendre un discours d’Eddy Mitchell dans l’église commençant par « Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs… » et Dutronc de conclure par « l’opportuniste »…à l’attention des politiques.

   Jean-Philippe Smet est mort et c’est d’abord un drame pour ses amis et sa famille. Qu’il repose en paix.

          Chriss FV

1 – d’origine belge. Mais la France a l’habitude de s’approprier et de franciser l’origine étrangère quand ça l’arrange ; et la dénigrer quand ça, la dérange…

 

                                           Le 20/12/207 – © chridriss

Internet : des services, des sévices et des vices…

Il y a quelques années, j’ai commis un article relativement critique concernant les réseaux sociaux, notamment Facebook (j’en use encore et toujours malgré tout). J’y exposais mon ressenti à charge – certes, tout n’est pas négatif – concernant cette quasi offense à la Vie que peut être l’échange virtuel.

    En effet, cette forme de communication est – je dirais presque par nature – caution à malentendus et déconvenues, quiproquos et imbroglios. Ces incidents, parfois très fâcheux, se limitent la plupart du temps, in fine, à de simples désagréments, à des contrariétés passagères ou à de banales déceptions. Cependant, tout cela reste secondaire : on peut passer outre et ne pas s’en offusquer. Mais ces derniers temps, les conversations et autres interactions se sont envenimées jusqu’à prendre une tournure ô combien dramatique car criminelle : menaces de morts et de viols, suicides… (eh, non, je ne parle même pas du Darknet). Je suis choqué et donc obligé d’aborder ce sujet de nouveau. Je ne suis pas le seul à faire cet état des lieux ; par conséquent, j’aimerais avoir votre ressenti. Est-ce propre au net ou est-ce pareil ou pire dans la « vraie » vie ? Influence mutuelle et mutualisée ? Symboles et symptômes d’une société dévaluée, dévalorisée, décérébrée, décadente ? Est-ce un constat générationnel  ?

    Il faut bien avouer que le net rend une multitude de services : forums d’entraide, documentation diverse et variée, divertissement (musique, films…), etc. C’est une source d’informations inépuisable, instantanément accessible, gratuite et mobile ! Saurait-on encore s’en passer ? Et la bureautique ? Une merveille ! Rappelez-vous les machines à écrire… De plus, grâce à des applications telles Messenger, Viber…, on garde un lien facilement, avec nos contacts « du bout du monde » (…ou pas !). Internet permet donc de se cultiver, de s’informer, de communiquer, de s’évader ; en somme, de se récréer. Mais la médaille a toujours un revers…

    Nonobstant ces avantages, ce temps passé à surfer est souvent synonyme de temps perdu : on s’égare de page en page ; on ouvre encore et toujours les applis même s’il ne s’y passe rien et que l’on n’y fait rien… Accoutumance. Fasciné par l’outil, il m’est arrivé de passer des journées entières devant un écran. On ne sait plus s’arrêter. Dépendance. Une addiction à l’évidente chronophagie. Et plus on passe de temps sur l’ordi, le smartphone, la tablette, moins on est disponible, à l’écoute. On s’enferme dans une bulle faute de temps libre. L’effet est d’autant plus pervers que l’on n’a pas plus de temps à consacrer à soi-même qu’à autrui ! Cette pratique m’a incité à changer mon approche du net, surtout des réseaux sociaux : me voilà cantonné depuis à n’être plus que sur Facebook (et pas n’importe comment ; et puis, j’avais abandonné l’écriture donc un like et quelques mots par ci par là me suffisent). Finis donc les commentaires de commentaires, les débats houleux et stériles ! Finies les prises de têtes ! Et vive le temps libre ! Sevrage. Évidemment, Google, pour mes recherches, reste toujours mon ami ! S’informer, se distraire, communiquer est fondamental dans la vie – même virtuellement si l’on est vigilant, discipliné, par rapport au temps passé et que l’on garde entrebâillée, la porte de sa bulle. Sinon, cela retentit, trop souvent négativement, dans le relationnel, au quotidien.

    Or, on se parle de plus en plus virtuellement et de moins en moins de visu et de manière spontanée. Pour bien se parler, il faut déjà se voir, se rapprocher (et parfois se toucher). Quid de la communication non verbale ? Les relations humaines réelles se détériorent, se dématérialisent, s’invibilisent ; d’autant plus que la politique sécuritaire a ajouté une dimension à tendance paranoïaque à la méfiance déjà exponentielle envers autrui. Un sentiment de peur démesuré et non justifié s’est donc installé (durablement ?). Chacun – que son activité sur le web soit chronophage ou pas – se replie alors dans son cercle de proximité : familial, amical, professionnel, religieux, sportif… donc communautaire1. Et même à l’intérieur d’un groupe, l’être humain s’isole dans son coin (d’écran) ; une nouvelle forme de solitude, liée à l’exclusivité des échanges virtuels (et autres activités : jeux en ligne, par exemple), est née au détriment d’une vraie vie socia(b)le. Il serait peut-être temps d’inverser cette tendance…

 

"Tout n'est pas bon dans l'humain"

Auteur.e inconnu.e. Photo © chridriss

             

      Communiquer avec autrui, libérer la parole, c’est formidable mais…

 

    Outre cet isolement individualiste de facto, force est de constater que le masque de l’écran autorise, dorénavrant à quiconque, de dire tout et n’importe quoi, dans la démesure, dans l’outrance, dans le mensonge, dans l’incivilité, dans l’agressivité ; systématiquement dans le jugement hâtif, méprisant et insultant, avec sa cohorte d’invectives ordurières. Pas d’argumentaire, pas de nuances, pas de compromis, pas de remise en question, pas d’objectivité. De plus en plus ouvertement, sans gêne et sans complexe : « je dis ce que je veux et je t’emm… ». Presque une norme. Quant à la bienveillance, l’empathie, la tolérance…, il parait que ce n’est que pour le monde des Bisounours…  Il est vrai que le virtuel privilégie le cash quand il est trash ; pas quand il est sincère et sans embrouille.

   Cette manière de se comporter me dérange, m’indispose mais ce qui me perturbe davantage – un cran au-dessus – c’est la propension croissante et assumée, de nombreux internautes, à être odieusement dans la violence érigée en système, à se vautrer copieusement dans la cruauté, à vomir insidieusement leur haine ciblée (racisme, sexisme…), sous couvert d’anonymat (personne ne l’est vraiment mais beaucoup le pensent. Enfin, ça, c’était avant : actuellement, les personnes osent publier sous leur vrai nom sans filtre, sans limite…).

    Au nom de la sacro-sainte liberté d’expression, on a déjà oublié le simple respect, la politesse ; maintenant, on se permet de déborder du cadre, de la loi… Ma tolérance a des limites. Pourtant, dans bien des domaines, je suis le premier à défendre la transgression, la désobéissance, l’interdit. J’accepte que l’on n’ait pas les mêmes opinions que moi, que nos rêves soient différents. J’accepte même ce que je traque chez moi : les fautes d’orthographe ! Je sais, je vais me répéter mais le nombre de fois où je lis « ta gueule, fils de pute » et autres joyeusetés du genre, juste parce que l’on pense différemment me laisse dubitatif. Heureusement, je n’ai jamais été insulté de la sorte mais les lire me touche presque autant que si j’en étais le destinataire. Peut-être parce que je suis incapable d’en être l’auteur.

    Au-delà de, et conjointement à, cette agressivité gratuite presque généralisée, je suis perplexe aussi quand je constate la multiplication des hoaxs, des fakes, des partages sans vérification de l’info et de la source, des citations sorties de leur contexte (et des images tronquées) … Cela m’exaspère tant cette pratique est fréquente. Et me désespère aussi, quand certains de mes contacts Facebook (des proches, des ami.e.s), au demeurant pourvus de nombreuses et belles qualités humaines, s’empressent de diffuser des pseudos infos, venant de sites extrémistes (surtout de droite), complotistes ou autres conneries. Ceux-là, même, se laissent aller à exprimer des propos très très limites sur les migrants, les étrangers (ou supposés), les Musulmans, etc. Ils savent que je ne suis pas d’accord avec leurs idées, leurs idéaux. Certes, ils en ont le droit et je ne vois pas l’intérêt de s’entourer de gens qui pensent comme soi ; cela n’aide pas à changer la société. J’ai pourtant partagé de bons moments, et pas que virtuels, avec eux, entre ami.e.s. Je suis mal à l’aise. Que faire ? J’ai le choix entre discuter (j’ai essayé), ignorer leurs propos (ce que je fais) ou les supprimer (ce que je n’arrive pas à faire). Bref. Si d’aucuns me lisent, ils feront peut-être le choix à ma place. À bon entendeur !

   Au-delà de ce désagrément personnel, le plus terrible du net, bien sûr, sont les conséquences graves de tous ces propos nauséabonds. Tous ces mots à maux virulents blessent, détruisent, anéantissent des vies. Des adolescent.e.s se suicident car victimes de harcèlements divers : moqueries récurrentes, chantage… Des femmes se font insulter et menacer de mort car elles osent dénoncer – c’est différent de la délation – leur agression sexuelle, les violences conjugales. Elles vivent donc encore plus dans la peur parce qu’elles ont osé s’exprimer.

 

          Des êtres humains ont perdu leur dignité, leur honneur. 

 

    Cet aspect du net me révolte : qu’ont à gagner, tous ces internautes, à être intolérants, violent, cruels ? Le droit à la différence est devenu le droit à la déférence ou à l’indifférence.  Les hommes machistes et sexistes n’ont-ils aucune mère, sœur, nièce, cousine, épouse…pour traiter la gente féminine avec autant de mépris, de lâcheté ? Est-ce que causer le mal-être, la peur chez autrui rend leurs auteurs heureux ?

    Pourquoi des personnes se permettent de juger leurs semblables, de les condamner sans preuve avec autant de haine ?

    Je ne comprends pas. Ce monde se déshumanise. L’empathie, la confiance, le pardon…sont des mots ; juste des mots : ils n’atteignent plus le cœur de mes semblables. Il subsiste malgré tout quelques exemples de bonne volonté, d’espoir alors « Vivons heureux en attendant la mort »2

        Chriss FV

Communautaire : n’est pas employé ici dans une acception péjorative. Une communauté est juste un groupe de personnes réunies par des intérêts communs. Le communautarisme, c’est autre chose…

2   Titre d’un ouvrage de Pierre Desproges

NB : je reviens sur Tweeter sur la pointe des pieds ; ou plutôt, devrais-je dire le bout des doigts des mains sur le clavier… Chriss FV

 

Le 14/11/2017 –   © chridriss

Préambule à mon retour à l’écrit

     Comme je le disais dans mon précédent article, à l’époque, je n’avais plus le temps d’écrire – guère plus pour autre chose – à cause de ma reprise d’études. Le minimum de temps libre était d’abord destiné à mes enfants, surtout à celui en bas âge (le grand, bah, il est grand !). Un choix normal ou un non choix, une évidence. Néanmoins, c’était peut-être un prétexte car cela faisait déjà un bail que je m’étais éloigné du texte : d’ailleurs sur ce blog, d’article en article, j’avais privilégié de plus en plus l’image (photos, illustrations, dessins…glanés sur le net) ; certes avec des mots dedans ou mes mots à côté mais en quantité négligeable. Concomitamment, j’avais aussi déserté mon blog photo. Bloguer est macrophage. Cependant, je publie sur Instagramdepuis peu : c’est rapide, sans prise de tête, sans grosse réflexion (enfin, pour un perfectionniste, j’entends). La photo ne m’a jamais vraiment quitté contrairement à l’écriture.

      Un an s’est écoulé et je n’ai pas pour autant repris l’écrit. Plus l’envie, plus le désir de poser mes mots… Fatigue.

     Et pour autrui ? Non-plus ! Je voulais créer une micro-entreprise en lien avec ma licence de Conseil en écriture-écrivain public, en parallèle de mon travail à l’hôpital (publique) mais je n’en ai pas le droit (la loi a changé pendant ma formation). Bah, oui, les fonctionnaires sont des fainéants et si, à tout hasard, ils veulent cumuler du temps de travail, c’est qu’ils ne sont pas fatigués ! Avec plus de travail et moins d’effectif, je ne vois pas comment on peut encore penser que les personnes au service du public soient des privilégiées. Nous ne sommes plus à l’âge d’or des employés municipaux décrits par les Chevaliers du fiel, des « Marie-Thérèse » des Inconnus, des « planqués » de la sécu et des Impôts, des « alcoolos » de la Poste et de la SNCF… (bon, il en reste encore quelques spécimens et beaucoup de clichés). Ouvrez vos yeux emplis de jalousie, vous verrez que les temps ont changé ! Sinon, postulez ! Ah, bah, non, on n’embauche plus ! J’ai suffisamment bossé dans le privé pour me permettre de défendre les fonctionnaires. Eux n’ont pas des Prud’hommes, d’allocations chômage… Oui, on peut être licencié même si cela porte un autre nom par une autre méthode… Bref, on en parle une prochaine fois ?! Du coup, cette contrariété, ce frein à mon projet, cet obstacle à mon ambition, n’a fait qu’amplifier la distance prise avec l’écriture. La rupture était consommée. Fatigue.

      Je n’écrivais donc plus que sous forme de commentaires, de posts, de statut sur Facebook et sur un forum spécialisé (moto). Rien de conséquent, d’important, en somme. Les réseaux sociaux ? Activité quasi nulle sur Twitter ; et Google + ? J’ai tout désactivé !  Je suis toujours abonné à moult blogs mais je ne les lis plus. Aucune interaction. Fatigue.

      J’ai toujours aimé écrire – une de mes passions – et cela transcendait mon quotidien. Quel étrange paradoxe : ne plus avoir cet amour et être frustré de ne plus l’avoir ! Dans une moindre mesure, il en est de même pour l’attrait à internet : j’aime satisfaire ma curiosité, soif d’apprendre, mais je suis saoulé d’y lire le pire de la bêtise humaine. Et la Tv, pas mieux ! Fatigue.

      J’ai pactisé avec la routine, l’apathie. J’ai tué l’enthousiasme. J’ai endormi mes sentiments face aux injustices ; je me suis lassé de la révolte, j’ai hiberné l’idée de révolution. Je (me) suis ramolli intellectuellement et psychiquement. Marre de tout. Fatigue. 

      Déprime ? Dépression ? NON. J’aime la vie. Je me lève tous les matins sans problème :  je ne suis pas amoureux de mon lit. La crise de la cinquantaine ? Pourquoi pas ! Sauf qu’il est surtout question que cela provoque une ruée vers la gente féminine, de préférence dans la vingtaine, alors que moi, j’ai été attiré par le rien, le néant, le « laisser-vivre et on verra bien » … Je vais bientôt avoir 53 ans.

       Heureusement, je pense que la vie s’exprime sous forme de cycle. Il me semble qu’il est revenu le temps de faire chauffer l’ordi à force de taper sur les caractères des touches (ou les touches de caractères ?).

       Pourquoi donc ce revirement de clavier ?

       Tout ce qui me tenaillait, me rongeait, m’anesthésiait, m’endormait, me vidait devait cesser. Il fallait que je me libère, m’ouvre, me réveille, me remplisse ; que je rebondisse, que je réagisse, que je râle, que je colère. Où trouver l’issue positive, si ce n’est dans l’écriture ? C’est thérapeutiquement une évidence. Ouf, j’éprouve à nouveau – et enfin – le besoin d’écrire comme souffle un vent rafraîchissant, un élan retrouvé, une renaissance. « Libéré, délivré… »

      Voilà. Je vais arrêter ici ce préambule à ma reprise de l’écriture. Et vous, ami.e.s blogueurs.euses et des mots, n’avez-vous jamais vécu ce genre de crise ?

 

       À bientôt !

            Chriss FV

1-Instagram : j’ai 2 comptes avec le pseudo chriss_fv : « de_mon_balcon » et « amazing_earth_by_chriss_fv »

 

Le 31/10/2017 – © chridriss