Préambule à mon retour à l’écrit

     Comme je le disais dans mon précédent article, à l’époque, je n’avais plus le temps d’écrire – guère plus pour autre chose – à cause de ma reprise d’études. Le minimum de temps libre était d’abord destiné à mes enfants, surtout à celui en bas âge (le grand, bah, il est grand !). Un choix normal ou un non choix, une évidence. Néanmoins, c’était peut-être un prétexte car cela faisait déjà un bail que je m’étais éloigné du texte : d’ailleurs sur ce blog, d’article en article, j’avais privilégié de plus en plus l’image (photos, illustrations, dessins…glanés sur le net) ; certes avec des mots dedans ou mes mots à côté mais en quantité négligeable. Concomitamment, j’avais aussi déserté mon blog photo. Bloguer est macrophage. Cependant, je publie sur Instagramdepuis peu : c’est rapide, sans prise de tête, sans grosse réflexion (enfin, pour un perfectionniste, j’entends). La photo ne m’a jamais vraiment quitté contrairement à l’écriture.

      Un an s’est écoulé et je n’ai pas pour autant repris l’écrit. Plus l’envie, plus le désir de poser mes mots… Fatigue.

     Et pour autrui ? Non-plus ! Je voulais créer une micro-entreprise en lien avec ma licence de Conseil en écriture-écrivain public, en parallèle de mon travail à l’hôpital (publique) mais je n’en ai pas le droit (la loi a changé pendant ma formation). Bah, oui, les fonctionnaires sont des fainéants et si, à tout hasard, ils veulent cumuler du temps de travail, c’est qu’ils ne sont pas fatigués ! Avec plus de travail et moins d’effectif, je ne vois pas comment on peut encore penser que les personnes au service du public soient des privilégiées. Nous ne sommes plus à l’âge d’or des employés municipaux décrits par les Chevaliers du fiel, des « Marie-Thérèse » des Inconnus, des « planqués » de la sécu et des Impôts, des « alcoolos » de la Poste et de la SNCF… (bon, il en reste encore quelques spécimens et beaucoup de clichés). Ouvrez vos yeux emplis de jalousie, vous verrez que les temps ont changé ! Sinon, postulez ! Ah, bah, non, on n’embauche plus ! J’ai suffisamment bossé dans le privé pour me permettre de défendre les fonctionnaires. Eux n’ont pas des Prud’hommes, d’allocations chômage… Oui, on peut être licencié même si cela porte un autre nom par une autre méthode… Bref, on en parle une prochaine fois ?! Du coup, cette contrariété, ce frein à mon projet, cet obstacle à mon ambition, n’a fait qu’amplifier la distance prise avec l’écriture. La rupture était consommée. Fatigue.

      Je n’écrivais donc plus que sous forme de commentaires, de posts, de statut sur Facebook et sur un forum spécialisé (moto). Rien de conséquent, d’important, en somme. Les réseaux sociaux ? Activité quasi nulle sur Twitter ; et Google + ? J’ai tout désactivé !  Je suis toujours abonné à moult blogs mais je ne les lis plus. Aucune interaction. Fatigue.

      J’ai toujours aimé écrire – une de mes passions – et cela transcendait mon quotidien. Quel étrange paradoxe : ne plus avoir cet amour et être frustré de ne plus l’avoir ! Dans une moindre mesure, il en est de même pour l’attrait à internet : j’aime satisfaire ma curiosité, soif d’apprendre, mais je suis saoulé d’y lire le pire de la bêtise humaine. Et la Tv, pas mieux ! Fatigue.

      J’ai pactisé avec la routine, l’apathie. J’ai tué l’enthousiasme. J’ai endormi mes sentiments face aux injustices ; je me suis lassé de la révolte, j’ai hiberné l’idée de révolution. Je (me) suis ramolli intellectuellement et psychiquement. Marre de tout. Fatigue. 

      Déprime ? Dépression ? NON. J’aime la vie. Je me lève tous les matins sans problème :  je ne suis pas amoureux de mon lit. La crise de la cinquantaine ? Pourquoi pas ! Sauf qu’il est surtout question que cela provoque une ruée vers la gente féminine, de préférence dans la vingtaine, alors que moi, j’ai été attiré par le rien, le néant, le « laisser-vivre et on verra bien » … Je vais bientôt avoir 53 ans.

       Heureusement, je pense que la vie s’exprime sous forme de cycle. Il me semble qu’il est revenu le temps de faire chauffer l’ordi à force de taper sur les caractères des touches (ou les touches de caractères ?).

       Pourquoi donc ce revirement de clavier ?

       Tout ce qui me tenaillait, me rongeait, m’anesthésiait, m’endormait, me vidait devait cesser. Il fallait que je me libère, m’ouvre, me réveille, me remplisse ; que je rebondisse, que je réagisse, que je râle, que je colère. Où trouver l’issue positive, si ce n’est dans l’écriture ? C’est thérapeutiquement une évidence. Ouf, j’éprouve à nouveau – et enfin – le besoin d’écrire comme souffle un vent rafraîchissant, un élan retrouvé, une renaissance. « Libéré, délivré… »

      Voilà. Je vais arrêter ici ce préambule à ma reprise de l’écriture. Et vous, ami.e.s blogueurs.euses et des mots, n’avez-vous jamais vécu ce genre de crise ?

 

       À bientôt !

            Chriss

 

1-Instagram : j’ai 2 comptes avec le pseudo chriss_fv : « de_mon_balcon » et « amazing_earth_by_chriss_fv »

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Qu’on se le dise…

      

       Une grande partie des écrits de l’auteure de ce blog CONcerne la CONnerie humaine (l’expression est faible mais le CONstat est fort) ; surtout celle que les CONs génèrent à son travail. Pour CONtrer leur bêtise (je suis poli et diplomate…), elle leur CONsacre du temps en CONsignant CONsciencieusement, avec CONstance (non, ce n’est pas une collègue alliée, ni même une CONsoeur), leur CONservatisme, leur CONdescendance, leurs CONtradictions (entre autre)…

  Tous CONstipés des neurones – pour peu qu’ils en aient – ces types-là ! (oui, ce sont surtout des mâles !).

  À l’évidence, vous ne trouverez point de compassion dans ses écrits mais en quelque sorte, si j’ose dire, ça en deviendrait presque une passion pour les CONs… (sourire).

  Cette blogueuse blagueuse (oui, y’a d’l’humour) CONstitue, très justement, à charge des « dossiers » CONsistants. Nonobstant, elle aura beau CONspuer (en 1 mot ?) leur CONsternante stupidité voire sommer les CONs d’arrêter de l’être : ils resteront toujours (la CONnerie est-elle CONgénitale, CONsanguine ?) des CONs ! Que l’on soit radical ou CONsensuel, rien ne changera… Malheureusement…

  Ceci dit, je me délecte à la lecture de ses CONsidérations sur la CONdition misérable de l’homme.

  Vous me direz : « on est tous le con de quelqu’un » ; certes, mais là, vous verrez que ça frise des sommets ! Ce sont des CONs majuscule (non, ce n’est pas une insulte) ! Elle CONcentre autour d’elle dans son job un CONglomérat de CONs ! Tant c’est énoooorme (dit avec la verve luchinienne), qu’un jour, je lui ai demandé si ses récits étaient fictifs ou pas !

  De bons CONseils – aussi –, l’auteure se CONsole (peut-être)en lâchant sa plume acerbe et drôle, faisant fi d’éventuelles fâcheuses CONséquences… Hop ! CONgédiée car CONspiratrice ( ?) ! (j’ai ainsi demandé son accord avant publication car je ne voudrai pas que mon article lui CONfère un statut précaire en étant complice malgré moi ; d’autant plus que ses écrits ne sont pas spécialement provocateurs : le but n’est pas de se faire virer. Il ne faudrait pas qu’elle soit CONdamnée à quitter son entreprise.

   Cependant, je lui souhaite de ne pas CONsentir à « lâcher l’affaire » et à tenir bon mais aussi à ne pas CONsumer toute son énergie dans cette lutte car c’est peine perdue…

   Bref, que ce billet l’encourage et lui permette de continuer à écrire, car ça fait du bien et ça permet d’éviter de CONsulter un psy… Non, le travail, ce n’est pas la santé…

   Bonne découverte et bonne lecture !

                         Chriss 😉

                                                                                                         Le 31/07/2014 – © chridriss