E-cœurements…

La fin de cette année tourmentée approche doucement mais sûrement…
Ce mois de septembre est pour moi synonyme de grands changements !
Cependant, ce jour, si je prends in fine la plume, muette ces derniers temps,
C’est pour vous faire part, en vers, de mon incommensurable attristement.

En effet, je suis ému, choqué et épuisé de constater, avec vifs effarements,
Que la sphère internale et même quelques amis d’ordinaire bienveillants
Se laissent aller à colporter, sans retenue, sur les réseaux socialisants
Tout ce que le cerveau dit humain a de plus morbide, de plus infamant.

Est-il si compliqué de prendre le recul nécessaire et de la raison, le temps,
Avec le bon sens -indispensable- pour analyser le médiatique emballement ?
Les œillères de la conscience empêchent-elles de repérer ce qui nous ment,
Manipule, désinforme ; anesthésie l’esprit, le cœur et l’âme à notre détriment.

Que ce soit des invectives, des insultes ou de banals mots désobligeants,
Envers des personnes qui pensent, rêvent et agissent a priori différemment.
Que ce soit de vils propos racistes, si honteux, si haineux, si méprisants,
À l’encontre de l’Autre, venu d’ailleurs, ô combien gênant car différent.

Avez-vous donc déjà oublié d’où viennent, parfois, vos ascendants ;
Ceux-là même, migrants d’Espagne, d’Italie, de…, tout aussi fuyants ?
À leur mémoire, à leur histoire, vous êtes odieusement offensants ;
Quand bien même, vous prétendez avoir de loyaux et bons sentiments.

Est-ce si pénible d’accepter que des peuples vivent, que vous, autrement ?
Que la Culture, la spiritualité et l’intelligence ne sont pas exclusifs au blanc ?
Êtes-vous à ce point si bons, si généreux, si fidèles Chrétiens fervents ?
Faisant alors fi de l’amour du prochain, en étant si traîtres et intolérants ?

Loin de moi l’idée de vous juger en ajoutant de la culpabilité à vos tourments ;
Ni de moraliser gratuitement vos égarements, ni de critiquer sans fondement,
J’aimerai juste vous amener à un réel, positif et salutaire questionnement…
La fin de cette année tourmentée approche doucement mais sûrement…

© chridriss – le 16/09/2015.

Journée de ma femme…

             Il paraît que c’est la Journée Internationale de la Femme ce 8 mars…

…comme tous les ans ! Et alors ?

   Vous savez ô combien je suis réfractaire à toutes ces fêtes CONformistes, CONsensuelles, CONfuses… Hypocrites et  stigmatisantes…

  Je ne comprendrai jamais l’intérêt de cette journée particulière quand on sait les inégalités, les sarcasmes, les souffrances…que les femmes subissent à longueur d’années.

  Néanmoins, en 2014, j’avais laissé s’échapper quelques vers de mon clavier… Ici

  Cette année, je ne serai guère plus prolixe.

  Ceci étant dit, je souhaite ici même rendre hommage à une femme : la mienne !

Parce qu’elle est l’unique, l’exclusive, l’incontournable compagne de mes jours et de mes nuits…

Parce qu’elle est le soleil qui illumine mon ciel de rage, la pluie qui fertilise mon champs de vie…

Parce qu’elle m’a offert un cadeau inestimable il y a 3 jours… De l’amour, le plus beau des fruits…

          Je t’aime !

             Chriss  😉

                                                        © chridriss Le 08/03/2015.

Tweet again… 10

Un tweet peut vous envoyer dans l’inconnu. On fait votre éloge et puis, un jour, vous n’existez plus… The show must go on… But so  ;(

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Il n’y a pas de dérapages des politiques; il n’y a que des lapsus révélateurs

Il n’y a pas de bavures policières; il n’y a que des meurtres ou tentatives de meurtres.

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Racisme et (néo)colonialisme vont si bien ensemble. Et le paternalisme…

Un couple mixte ne prouve pas que le/la blanc-he n’est pas raciste.

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Les SDF sont « au ban de la société »; est-ce pour cela qu’ils ne mériteraient qu’un banc ?

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Récap. 2014 :

Tweet again… 3

Tweet again… 6

Tweet again… 7

Tweet again… 8

Tweet again… 9

 

 

A suivre…

  Chriss     😉

 

© chridriss – Novembre-Décembre 2014

Tweet again… 9

« Peu importe qui éduque les enfants ; l’essentiel, c’est l’amour. »

« Plus on revendique la liberté, plus on perd en sécurité et en confort. »

« L’art du bonheur ne consiste-t-il pas à mentir à soi-même sans mentir à autrui ? »

     Chriss  😉

                          Octobre 2014 – © chridriss

LETTRE AMOUR À L’ÊTRE AMER… (4 et fin)

  Tout ça, mon Cher Philippe, pour te dire que ta mère est devenue une autre femme : elle est battante, volontaire, enjouée mais elle a besoin de toi ; que tu reprennes ton rôle de grand frère par rapport à Paul. Elle se bat en permanence pour l’éducation de ton p’tit frère ; lui, qui ne fait plus rien à l’école, qui traîne avec ses potes… Il profite de l’absence de l’autorité naturelle paternelle pour se lâcher mais là, c’est trop ! Même s’il apprécie d’avoir enfin un portable et internet à la maison, il a très mal vécu tous ces changements. Ta mère craint le pire ! 

  Peut-être te demandes-tu ce que je suis pour ta mère ? Eh, bien, je peux te dire que la distance notoire qu’il y avait entre elle et moi s’est amenuisée ; cependant, je ne la vois qu’en terme d’amitié. Comment pourrait-il en être autrement ? Je ne sais pas si tu es informé que je vais me marier ; oui, tu as bien lu ! Tu es d’ailleurs invité ! Cela fait 3 ans que j’ai enfin trouvé la perle rare : une femme qui comprend que l’écriture, c’est ma vie !

  Une dernière chose (disons un conseil d’ami) : c’est trop stupide de s’apercevoir que l’on n’a pas dit « je t’aime » à ceux qui nous sont chers alors qu’ils viennent d’entamer l’ultime voyage…

  J’espère, mon Cher Philippe, que cette missive ne restera pas silencieuse et que ton cœur saura pardonner l’amertume de mes mots. « Toute vérité n’est pas bonne à dire. » mais la mienne n’est pas mauvaise à lire. Je sais que tu pourras comprendre mon propos, même si ce n’est pas dans l’immédiat. Enfin, je te le souhaite.

 Je croyais écrire un poème et les maux de ta mère ont dépassé mes vers…

      Amicalmement, je t’embrasse.

              C.

… … … …

Homère !

Qu’es-tu sans ton Odyssée ?

Ah, mers !

Qu’êtes-vous sans vos naufragés ?

Souvenirs amers

Où les âmes errent…

Sans…

FIN !

Chriss  😉

                            © chridriss – Tous droits réservés. Avril 2014.

LETTRE AMOUR À L’ÊTRE AMER… (3)

    Il est vrai – critiqueras-tu – que je suis mal placé pour te faire la morale et te donner des leçons de vie mais sache que ce n’est pas le sens de ma démarche ; que je ne veux que ton bien et que voir ta mère peinée – une double peine – me désole. Tu ne peux continuer ainsi à lui faire subir tes humeurs d’égoïste aigri tel un enfant gâté que tu n’as pourtant pas été. Peut-être me trompé-je ? Prouve-moi donc que mon interprétation est erronée !

   Rien n’est jamais acquis ; rien n’est jamais définitif. Ma vie n’a pas été « Un long fleuve tranquille » comme tu peux t’en douter mais il est bien loin le jeune homme paumé que je fus. Toi aussi, tu peux changer : tu es loin d’être un imbécile !

   Je te fréquente depuis suffisamment longtemps pour ne pas douter de toi. Je te fais confiance ; ne le devrais-je point ?

   Entre ton père et moi, il y a dorénavant comme un vide, un trou noir où les étoiles de l’amitié se sont éteintes. Je ne le comprends plus – l’ai-je un jour compris ? Je le croyais bienveillant parce qu’il m’avait sauvé la vie ; il n’en était a priori rien. Il avait sauté dans la Seine par instinct, sans réfléchir. Mais pourquoi, diable, avait-il insisté à continuer à me voir après cet épisode malheureux ? Il n’avait pas d’amis alors…je tombais à pic, si j’ose dire !

  Il a toujours été un mystère pour moi. Jamais de signe d’affection ni pour ta mère, ni pour ses enfants. Je n’ai jamais su la réelle nature de ce qui nous liait ; excepté que je sois encore de ce monde. Il ne se racontait pas. Plus taciturne que lui, ça n’existe pas ! Plus casanier, tu meurs !

  Et subitement, il a changé. Tellement changé ! J’avais bien remarqué qu’il était moins disponible pour moi, que l’on se voyait de moins en moins mais de là à imaginer qu’il ait une maîtresse…

  Que s’est-il passé pour qu’il s’amourache d’une jeunette délurée ? Quelle mouche l’a piqué ? Encore un mystère ! Était-il lui-même l’ombre de son ombre, cachant sa vraie nature, durant toutes ces années ?

  D’après ta mère, ce fatidique 2 mai, il a pris son café, comme d’habitude sans mot dire ; puis, tout d’un coup, il s’est levé de table, a pris sa sacoche et lui a déclaré tout de go, comme en récitant une mauvaise tirade apprise par cœur :

– J’ai rencontré quelqu’un. Je l’aime et elle m’aime. Toi et moi, c’est du passé. J’ai contacté un avocat pour le divorce ; tu peux tout garder. Adieu !

  Ta mère complètement abasourdie, anéantie n’a pas eu le temps dire quoi que ce soit qu’il avait déjà franchi la porte d’entrée. Elle crût que le ciel lui était tombé sur la tête. Mais elle ne pleura même pas à sa grande surprise.

  D’ordinaire, si discrète, si dévouée à la limite de la soumission, presque un cliché du sexe que l’on dit faible, passé les premiers tourments de sa nouvelle situation familiale, elle se dit que la vie pouvait être AUTRE. Ce ne fut pas facile. Il fallait tout réorganisé. Mais ses ailes larvées ne demandaient qu’à s’ouvrir…

  Deux mois après cet événement tragique, elle a pris le parti d’en rire. Une force qui lui était inconnue dictait à son esprit que sa vie ne serait plus jamais comme avant : elle devrait vivre pour travailler jusqu’à ce qu’elle travaille pour vivre ; cela passait donc par des études pour être un jour totalement LIBRE.

  On peut dire que cette rupture fût une révélation. Une révolution !

A suivre…

Chriss  😉

                            © chridriss – Tous droits réservés. Avril 2014.

LETTRE AMOUR À L’ÊTRE AMER… (2)

    Sais-tu qu’elle fait du sport ; qu’elle a changé de coiffure, de tenues vestimentaires ; qu’elle va au cinéma seule ; qu’elle s’est même engagée dans une association féministe ? ! Non, tu ne sais pas car tu as mis ta famille à l’écart de ta vie ! Tu n’as plus de contact avec elle depuis que ton père a quitté le foyer car tu fais porter à ta mère le poids de la culpabilité : tu crois vraiment que c’est de sa faute que ton père est parti ? Comprends-tu qu’elle n’a pas eu la liberté d’aimer sans souffrir ? Qu’elle n’a jamais connu d’autres hommes que ton père ? Qu’elle n’a même pas osé rêver d’une autre vie ?

   Tu es vraiment ingrat et…macho ! C’est si facile de fuir, de faire fi de toute empathie, de ne pas chercher à comprendre ! Ta mère souffre de ton silence. Tes sœurs la soutiennent mais elles sont géographiquement loin d’elle. Pourquoi les as-tu également oubliées ? Je comprends que tu te protèges ; que tu veuilles avoir une vie tranquille avec ta copine mais est-ce une raison pour jouer à l’orphelin ?

   C’est parce que je te considère comme un fils que je te dis tout ça. C’est parce que je me sentirais toujours redevable vis-à-vis de ton imbécile de père que je t’écris ce que j’ai sur le cœur. J’espère que tu me pardonneras cette liberté d’expression dont j’abuse peut-être…et qui use mon clavier tant j’écris nuit et jour en ce moment ! Certes, pour l’écrivain que je suis, ce n’est pas étonnant !

   Si je t’écris ce jour, c’est aussi parce que je ne veux plus supporter ce secret qui me lie à ton père.

   Ce service dont je t’ai parlé à demi mot. C’est une période de ma vie où j’étais…


Amer…

…comme la bière,
Que je buvais…
Pourtant si douce…

Amer…

…comme les fiers
Délice des vanités…
Que je fumais…

 

Amer…

…comme les vers

De mes poèmes…

Que je pissais…

   Oui, à cette époque, j’étais amer face aux injustices de la vie – plutôt de ma misérable vie – et cela me conduisait à me détruire à petit feu. Je sombrais dans la dépression… Un soir de blues où j’avais trompé ma bière avec du « rhum arrangé » ; où j’avais le cerveau qui flottait dans le fumet d’une « herbe de Provence », je voulus enjamber le Pont des Arts, moi, l’artiste maudit… Ton père, qui revenait de son travail, se porta à mon secours et me ramena chez moi. Nous avions le même âge : 24 ans ; il venait assurément de me sauver la vie car la Seine n’aurait pas fait de cadeau à un type défoncé, de surcroît ne sachant pas nager ! Tu comprends pourquoi, toutes ces années, je ne lui disais mot quant à votre façon de vivre. Je ne peux dire « philosophie de vie » car non seulement, pour moi, il n’y avait pas plus de philosophie, que de vie chez vous durant toutes ces années familialement austères.

   Ah, quand je repense à tout ça…

A suivre…

Chriss 😉

                                      © chridriss – Tous droits réservés. Avril 2014.