Depardieu, l’innocent…

     Capture Innocent Depardieu

 

    Voilà, je viens de terminer la lecture d’Innocent de Gérard Depardieu1 ! Oui, vous avez bien lu : Gérard Depardieu ! Qui ? Quoi ! Ce beauf sexiste et raciste, ce goujat ventripotent, ce vulgaire australopithèque, ce gros-sied répugnant personnage, cet ami de chefs d’états peu fréquentables, ce soi-disant « monstre sacré du cinéma » ? ! Ne niez pas, j’ai lu ces qualificatifs dans vos pensées !

     Oui, il se disperse en pensées et géographiquement. Oui, il est adepte du dérapage (et le revendique). Oui, il côtoie des personnalités sujettes à interrogations. Mais il est loin d’être ce qu’on entend de lui régulièrement. Bien au contraire, il me semble que c’est un être humain intègre, authentique, intelligent, cultivé, avec des valeurs respectables…comme nous tous, d’ailleurs, n’est-ce pas ? Une chose est sûre : lui est lucide sur notre époque !

       C’est avant tout un ogre, un boulimique de la vie.

      Dans cet ouvrage, il revient sur l’amitié, son enfance, le cinéma, la politique, les gens, les religions…

    C’est peut-être parce que je suis autodidacte comme lui que j’ai une affection particulière pour Depardieu. Mais je n’ai pas eu son destin… Il ne m’a pas été permis de rencontrer des pointures artistiques – des artisans – Blier, Gabin, Audiard, Carmet… Bien qu’il soit nostalgique du cinéma d’antan, saviez-vous qu’il produit des cinéastes inconnus en France voire au bout du monde ? Qu’il joue gratuitement dans des films à petit budget ? Qu’il s’investit dans le cinéma d’auteur ?

      Depardieu aime l’Histoire et l’a étudiée. Pas celle des manuels scolaires. Celle que l’on cache, celle qui met à mal la République Française et ses Lumières ; celle dont on ne peut être fier. La politique, c’est le pouvoir donc l’absence d’honnêteté. « Le pouvoir, c’est ce qui tue l’innocence ». Il exècre l’injustice et l’hypocrisie. Seule solution : l’amour. Même si ça devient difficile car nous sommes « entourés d’ondes négatives ».

      Gérard est un terrien ; il aime parcourir la campagne, être au contact des gens « d’en bas » ; que ce soit en France, en Europe de l’Est, en Afrique… Découvrir la culture, l’agriculture…et tout ce que cela produit ! Il a un besoin insatiable de remplir son esprit comme son estomac ! Vagabonder. « Je viens sans bagage et j’apprends ».

      La Russie ? C’est d’abord une histoire d’âme et de littérature. Pas de politique(s). Très intéressant ce passage où on peut comprendre son amitié avec Poutine et son agacement vis-à-vis des Américains, qui, « toujours la Bible en main, ont organisé l’esclavage… ». « La réalité est dans l’ombre, la lumière est réservée aux apparences » ; ce qui est loin d’être le cas avec les Russes.   Il y a bien plus à dire sur eux que sur Poutine. Nos alliés l’ont été et le sont encore par intérêts. Les Français feraient bien de relativiser…

    Vous n’imaginez pas Depardieu faire du Yoga, vivre dans un temple Shaolin ? Et pourtant… Les religions ? Il les a bien étudiées et…il les souhaite « débarrassées de la politique » c’est-à-dire liées à l’essentiel – la spiritualité, la nature…

      Il nous parle aussi de Barbara et son don de soi, de l’énergie, de ses failles…

      Vivre au présent. À l’instinct. Comme une mauvaise herbe. Libre.

      Un innocent.

                  Chriss

                                                           Le 28/12/2017- © chridriss

 

1- Innocent, Gérard Depardieu, Cherche midi, 2015.
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Johnny Hallyday n’est plus…

      Depuis ses débuts tonitruants jusqu’à sa disparition, Johnny Hallyday a su conquérir un large public divers et varié. Rares sont les personnes totalement indifférentes à son succès : sans être fan (je n’en suis pas un), vous et moi avons, en tête, plusieurs de ses nombreux tubes. En outre, il suffit d’allumer le feu la TV, de lire la presse, de faire un tour sur les réseaux sociaux pour constater qu’il a été, est, et restera à la fois objet de culte…mais aussi sujet à polémiques. Il n’est pas le seul artiste à déchaîner les passions me direz-vous mais là, depuis sa mort, c’est énorme ! (avec la voix de Lucchini). Ce billet n’a aucune prétention : juste manifester mon étonnement agacé quant à l’ampleur politico-médiatique et émotionnelle que sa vie et surtout son décès suscite.

 

    Oui, j’insiste « divers et varié » car je sais bien qu’il est habituel de sous-entendre qu’il s’agit principalement de personnes qualifiées de beauf, de réac… Des fans pathétiques. Des gens de la France d’en bas. Or, il n’en est rien (même s’il y en a) : au fil du temps, Johnny a laissé une empreinte indélébile dans les cœurs, les âmes et les esprits de TOUS les Français (et pas qu’eux !). Un être humain, un artiste fédérateur. Ce n’est pas parce que certaines personnes n’étaient pas présentes à l’hommage qu’elles n’en étaient pas moins affectées (vous voyez à qui je pense en écrivant cela).

    Certes, il a été le premier chanteur français1 à faire connaitre le Rock’n Roll et le reprendre dans la langue de Molière… Nonobstant, il a tout emprunté à Elvis (et consorts), qui, lui-même, s’est approprié la culture noire américaine. Mais s’il en fallait un, en France, qui partage cette musique, c’est lui !

    Certes, sa voix et ses interprétations étaient sans faille ; son charisme et son charme étaient séduisants. Peu d’autres artistes brillent tout autant. Mais s’il en fallait un, en France, qui surpasse tout le monde dans la constance, dans la longévité, c’est lui !

    Certes, il a semé des mots d’amours, des accords de guitare bien sentis, des mélodies entraînantes. Évidemment, ses paroliers (heureusement que Goldman et d’autres plus récemment sont arrivés…) sont loin derrière les proses de Brel, Brassens…et ses musiques sont parfois de la variété bodybuildée. Mais s’il en fallait un, en France, qui a su transcender ses auteurs, c’est lui !

    Certes, sa carrière fut longue et intense ; il a traversé le temps avec brio dans une continuité musicale (le Rock’n Roll) tout en sachant rebondir en adoptant les codes de chaque époque (les tendances capillaires et vestimentaires, notamment, sont un must !). Mais s’il en fallait un, en France, que la chance (d’aucuns penseront Dieu) a préservé d’un crash d’avion, d’une overdose… (combien sont partis trop tôt, trop jeunes ?!), c’est lui !

Il est arrivé chanteur abandonné ; il a vécu Rock’n Roll ; il est parti adulé.

     Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours pensé que la mort de Johnny Hallyday serait un événement considérable. Cependant, j’étais loin d’en imaginer l’ampleur. Que l’on soit fan ou pas, il faut reconnaître que cette ferveur populaire sur les Champs-Élysées et devant l’église de la Madeleine était impressionnante. Étant motard, descendre la célèbre avenue, aussi nombreux, cela devait être mémorable.

Mais…

    La foule dense a bravé le froid pour assister de près ou de loin – surtout de loin – aux obsèques de « l’idole des jeunes ». Bah, c’était un choix. Pas une obligation. Certains fans ont même passé la nuit devant La Madeleine et ont eu droit à une distribution de couverture. Que dire de tous les sans-abris dont c’est le lot quotidien ? Ne méritent-ils donc pas le même intérêt ? Absurdité.

   Le gouvernement interdit des manifestations, des rassemblements à cause de l’état d’urgence. Près d’un million de personnes se sont rassemblées et là, plus de problème de terrorisme ! Absurdité.

    La laïcité est un cheval de bataille de nos dirigeants. Le jour anniversaire de la loi de 1905 (la loi de séparation des Églises et de l’État fête ses 112 ans), la France entière regarde une cérémonie religieuse catholique à la télé. Et s’il avait été musulman ou athée ? Absurdité.

     On lui fait des honneurs nationaux. Oups ! Pardon, hommages populaires ! Nationaux, c’est pour Jean D’Ormesson (vieille droite réactionnaire) ! Absurdité.

   La chasse est ouverte contre les exilés fiscaux. Johnny en était un. Pourquoi ses détracteurs se sont acharnés sur cet exil le jour même de son décès ? Absurdité.

 

« La monstrueuse mobilisation politico-médiatique autour des décès du chanteur et de l’écrivain confine à l’écœurement. Plus d’un « commentateur » a cru y voir le rassemblement national autour de deux symboles d’une France en recherche de valeurs. Vraiment ? Course à l’audimat et au clic, opportunisme politique, démagogie populiste : on a surtout vu le visage hideux d’une société de la com’ où tout se mélange et où tout se vaut, et où la mort est devenue une marchandise, commerciale et politique, sur laquelle se jettent les rapaces de tous ordres. »

Julien Salingue in NPA.

 

    À travers le personnage de Johnny, c’est surtout le souvenir fantasmé d’une France des années 60 que les gens aimaient. Et dont il faut faire le deuil pour passer à autre chose.

    Il ne me semble pas avoir vu les autres « vieilles canailles ». J’aurai bien aimé entendre un discours d’Eddy Mitchell dans l’église commençant par « Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs… » et Dutronc de conclure par « l’opportuniste »…à l’attention des politiques.

   Jean-Philippe Smet est mort et c’est d’abord un drame pour ses amis et sa famille. Qu’il repose en paix.

          Chriss

1 – d’origine belge. Mais la France a l’habitude de s’approprier et de franciser l’origine étrangère quand ça l’arrange ; et la dénigrer quand ça, la dérange…

 

                                           Le 20/12/207 – © chridriss

Flavia COELHO : une chanteuse énergisante !

    Ce 21 juin 2015 en soirée, nous avons fait une petite sortie dominicale en famille (bah, oui, à 3 mois et demi, il devrait pourrait être au lit…mais non ! Ce sera son premier concert à mon loulou n°2) ; nous sommes donc allés à la Fête de la Musique (à « l’officiel » de ma ville de banlieue).

   L’Artiste ? Flavia COELHO. Une découverte, qui m’a enchanté (et pas que moi) !

   Devant commencé à 20 h, c’est avec 30 min. de retard (peu importe pourquoi) que la musique et le chant envahirent la place de la Mairie. Du jamais vu en ce lieu ! Une ambiance chaude voire torride mais une vague pétillante et rafraîchissante d’ondes positives, à l’image de la chanteuse pour un public très réceptif donc vivant (je soupçonne qu’il y avait de nombreux fans devant la scène).
   Je pourrai vous présenter cette Brésilienne explosive (non, elles ne le sont pas toutes, quoique…)mais je préfère vous laisser la découvrir par vous-même ici et .

   Je n’ai pas fait de vidéo (j’étais loin de la scène – poussette oblige) mais Youtube est notre ami (Concert capté à Nürnberg / Allemagne en 2013) :

   Bref, nous avons passé une excellente soirée (1h30 de concert !)…et maintenant, je suis fan !  😉

   Allez donc la voir cet été en France et ailleurs…si vous aimez le reggae, le ragga, la bossa, l’électro…, c’est pour vous !

    Chriss    😉

                           © chridriss – Le 27/06/2015.

Mary Prince : un spectacle essentiel !

 

          Bonjour !

     En ce mercredi soir -hier, plutôt doux de décembre, je suis allé à la Manufacture des Abbesses (petit théâtre parisien comme il en existe tant).

  Non-pas pour me dérider les zygomatiques devant un stand-up humoristique, ni pour un divertissement visuel, musical ou je ne sais quel amusement pour oublier cette période trouble et austère qu’est cette fin d’année 2014 mais plutôt pour apprendre, me cultiver, réfléchir au sens de la vie…

    Rassurez-vous, rien d’intello, ni prise de tête ; c’est à la portée de tous !

  En fait, je suis allé voir « Mary Prince » où il s’agit d’écouter le récit de sa vie d’esclave, interprétée magistralement par Souria ADELE (d’après l’autobiographie The History of Mary prince, A West Indian Slave Narrative).



« Née en 1788 aux Bermudes d’une esclave de maison, Mary Prince subit la première des nombreuses expériences déchirantes de sa vie lorsqu’elle fut séparée de ses parents et frères et sœurs à l’âge de 12 ans. Soumise aux abus corporels et sexuels par les maîtres qui ont suivi, elle est achetée et vendue plusieurs fois avant d’être finalement libérée.

Première femme noire à briser les chaînes de l’esclavage dans les colonies britanniques et à publier le témoignage de sa vie, Mary Prince se remémore de manière vibrante sa vie dans les Antilles britanniques, sa révolte contre les humiliations physiques et psychologiques, jusqu’à son ultime évasion en 1828 en Angleterre. Son récit direct, souvent poétique, de l’incommensurable calvaire, la séparation d’avec son mari et la lutte pour la liberté ont embrasé l’opinion publique à une époque où les débats houleux sur l’abolition étaient courants aux États-Unis et en Angleterre. » 

© La Manufacture des Abbesses



    Cette prestation de Souria Adele ne met pas le cœur en joie ! Au contraire, elle nous met la larme à l’œil ; elle nous transmet une émotion qui fait déborder notre cœur. Et ce n’est pas simplement des bons sentiments et de l’empathie…

  Ce spectacle sobre, sans décor, sans autre personnage, nous interpelle sur cette sombre période de l’Histoire humaine : l’esclavagisme et la colonisation. Il nous pousse à nous questionner sur notre vécu en lien avec notre comportement vis-à-vis de « l’autre », de « l’étranger ».

  Contrairement à l’expo « ExibitB », là, il n’y a pas de voyeurisme ; uniquement une communion entre l’interprète – Souria ADELE est l’incarnation bluffante de Mary Prince, pudique et tout en retenues– et le public attentif et silencieux ; là, la parole existe et elle est d’abord celle d’une noire, et donc des noir-e-s et des traumatismes de leur Histoire, perpétrés par des blancs.

   Mary Prince a été à l’origine de l’abolition de l’esclavage dans les colonies anglaises. D’autres – tels M.L. King, Malcom X, T. Sankara… – ont œuvré pour donner une juste et digne place aux noir-e-s dans la société : ils en sont morts !

  Hors, plus de 150 ans après l’abolition de l’esclavage, 13 ans après la loi Taubira (reconnaissance de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité), la traite des êtres humains est encore d’actualité car l’asservissement est constant partout dans le monde.

  Découlant en grande partie de cette époque colonialiste, le racisme passé et présent est d’abord une construction sociale qu’il faut admettre en tant que telle pour le comprendre afin de mieux le combattre.

  Les souffrances « modernes » des non-blan-he-s sont principalement le fait du paternalisme, de la condescendance, de l’arrogance, de la suffisance…des blanc-he-s, intrinsèquement ancrées dans les esprits depuis des lustres. Il est plus que temps de changer ! Alors quand, nous, blanc-he-s, croisons une personne non-blanche dans la rue, dans les magasins, dans les institutions… Respectons-la et laissons-la enfin vivre en paix  !

    Chriss  😉

                       © chridriss – le 18/12/2014.

PS: le spectacle s’est terminé ce samedi mais vous pouvez assister aux matinées exceptionnelles à la Manufacture des Abbesses le lundi 26 janvier et le mardi 3 février 2015 à 14H30. A l’issue de celui-ci, un échange sera mené par un historien du CIRESC.

Quelques dates en provinces possibles (à suivre) et le Festival d’Avignon en projet !

Renseignements pratiques :

La Manufacture des Abbesses  7 rue Véron  75018 Paris (Métro Abbesses)  Réservation : 01 42 33 42 03

Représentations : les mercredis, jeudis, vendredis et samedis 19 h jusqu’au 31/12/2014.

 

Le spectacle

Page Facebook du spectacle 

La presse en parle…

Le site de Souria ADELE

Sa page Facebook

Exibit B : Exhibition Bananière à Boycotter !

      J’ai peu commenté sur les réseaux sociaux au sujet de cette expo — puisque je n’ai guère de légitimité à le faire — et je n’avais pas l’intention d’en faire un article (tout a déjà été dit, le pire comme le meilleur). Cependant, je vais pianoter, quand même, quelques mots car « Qui ne dit mot consent » et comme je ne consens pas et que je ne sais pas me taire, je me dois d’être clair et transparent :

  Je condamne cette pseudo « performance artistique » de Brett Bailey (que je n’ai pas vu – on n’est pas obligé d’avoir un cancer pour en parler !)et j’ai soutenu et je soutiendrai encore, à titre personnel, isolé, sans militantisme (?)mais publiquement, les manifestant-e-s contre celle-ci. Je préfère la plupart du temps agir dans l’ombre, modestement. C’est ma manière de contester, protester, revendiquer… Chacun sa méthode. Je laisse la lumière à ceux qui savent s’exposer. N’allez donc pas penser que j’arrive après la bataille !


     Pourquoi être contre Exibit B ?

  • Parce que sous couvert d’Art, on ne peut pas tout accepter, sans condition, ni avertissement.

  • Parce que la présentation de l’expo est financée avec de l’argent public et qu’il est du devoir de chaque citoyen de demander des comptes sur ce que l’Art, ainsi dispensé, propose aux contribuables.

  • Parce que ce spectacle montre des personnes noires :

    – en cage, tels des animaux. La symbolique peut (se) prêter à de nombreuses interprétations odieusement malsaines…

    – statiques donc passives (les noir-e-s n’ont pas le droit d’être actifs sauf si c’est – encore des clichés – dans le sport, la musique, la danse).

    – muettes par défaut donc sans le pouvoir, ni le droit de s’exprimer.

    – crûment nues pour certaines donc affaiblies par un certain voyeurisme.

    Tout cela participant à la stigmatisation d’une population et rappelant les « tristement » célèbres « zoo humains » d’un autre temps.

  • Parce que c’est un blanc, paternaliste, avec ses privilèges re-niés, qui a conçu et propose cette expo sans montrer, ni démontrer le rôle des blancs esclavagistes et l’impact de la colonisation.

  • Parce que la parole intrinsèque des concerné-e-s soit les non-blanc-he-s, dans et en dehors du spectacle, est confisquées, censurées, bafouées, dénigrées.

  • Parce que la censure va toujours à l’encontre des victimes ; qui, elles-eux, n’ont pas droit à la sacro-sainte liberté d’expression, cette dernière défendue elle-même par les censeurs. Paradoxe ! Les pro-Exibit B s’autorisent tous les droits alors que les manifestant-e-s directement concerné-e-s n’ont pas le droit de s’exprimer à bon escient ! Ils ont même eu droit à une protection policière ! (Cette dernière n’hésitant pas à faire usage de violences à l’encontre des manifestants pacifiques).

  • Parce que l’expo va rapporter de l’argent à son créateur et ne servira pas la cause de ce qu’il prétend dénoncer.

  • Parce que les responsables de la programmation (et leurs soutiens)démontrent le contraire de ce qu’ils proclament haut et fort dans les médias : ils ne sont pas antiracistes ! Bien au contraire, ils font le jeu du racisme !


            Exibit B : Blessante à Bannir !


   Cette expo a déclenché une polémique qui ne donnera pas, malheureusement, plus de visibilité aux concerné-e-s ; pire, elle les a confiné dans l’irresponsabilité, la marginalisation, l’opprobre…décrétées par les censeurs : elle les a stigmatisé encore plus. Alors qu’ils auraient dû et devaient être écoutés, entendus, considérés parce que leurs revendications étaient et sont légitimes et qu’elles-ils ont été — je me permets de reprendre leur slogan — « Droit-e-s, Dignes et Déterminé-e-s ! »

  Certes, l’expo est finie mais la lutte des détracteurs de celle-ci continue ; je vous invite donc à visiter les liens suivants, pour une reconnaissance de leurs biens fondés et pour comprendre RÉELLEMENT le racisme :

La pétition

Le Blog

La page Facebook

Antiracisme et privilège blanc

Les décolonisés

Une autre histoire

Quartiers libres

  Quelques citations à partager :

« Les nations européennes se vautrent dans l’opulence la plus ostentatoire. Cette opulence européenne est littéralement scandaleuse car elle a été bâtie sur le dos des esclaves, elle s’est nourrie du sang des esclaves, elle vient en droite ligne du sol et du sous-sol de ce monde sous-développé. Le bien-être et le progrès de l’Europe ont été bâtis avec la sueur et les cadavres des Nègres, des Arabes, des Indiens et des Jaunes. Cela nous décidons de ne plus l’oublier. » Frantz Fanon

« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment. » Malcolm X

« Aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur. » Proverbe africain

« Le racisme, c’est une vieille tradition française. La France a une tradition coloniale, colonialiste, esclavagiste, d’inégalités sociales, d’inégalité raciale très enracinée. Le poison de la colonisation et des guerres coloniales n’est pas encore disparu du corps social français. » Pierre Joxe, ancien Ministre de l’Intérieur et de la Défense in « Un parcours de conviction, Pierre JOXE ». France 3 (diffusion le 02/12/2014).

   Je terminerai cet article en vous proposant d’aller voir Mary Prince (prolongation jusqu’au 31/12/2014), qui est, cette fois, un spectacle essentiel, pour la compréhension de l’esclavage, du racisme institutionnalisé (article à suivre bientôt).

     Chriss   😉

                        © chridriss – le 14/12/2014.

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Nabillesquement…ou pas ?

         Vous allez, sans doute, trouver étrange – même ma compagne dit que c’est suspect – que je rédige un article sur cette égérie de la Télé-réalité ; vu que c’est le genre d’émissions que je ne regarde jamais (sauf pour savoir à quoi ça ressemble et me donner le droit de critiquer !).

En effet, je vomis cette télé-poubelle qui abrutit les consciences en décervelant (formule volontairement pléonastique)les téléspectatrices (et téléspectateurs, bien sûr !). Ont-elles-ils un cerveau, digne de s’appeler ainsi ? Je m’interroge…

   Alors pourquoi prendre la peine de m’offusquer en public du fait divers (presque d’hiver) concernant Nabilla ?

   Bien que n’étant pas fan de Nabilla (ni de son physique ; vous savez bien que je préfère le naturel), j’ai, cependant, envie de prendre sa défense : je suis pour que justice soit faite (notamment dans le respect de la présomption d’innocence)mais pas n’importe comment, ni à la hâte comme c’est le cas ! Je suis sidéré que la procédure ait été si rapide, si rapidement bouclée. À peine interpellée, elle est déjà en détention ! Alors que de nombreuses affaires traînent des années, Nabilla est déjà condamnée avant même d’avoir été jugée. Pourquoi un tel empressement ? D’ailleurs, jugée surtout par les merdias qui l’ont encensé ! Et même par beaucoup d’aficionados de la Télé-réalité…ceux-là même qui l’ont tant adulé ! (là encore, le cerveau…).

        Quelle est donc cette in-justice ?

   Pourquoi ?

Parce que c’est une femme ? Une femme qui ose s’afficher ? Une femme « d’origine algérienne et italienne » ? N’y aurait-il pas une once de sexisme et de racisme derrière tout ça ?

   Pourquoi un tel acharnement sur les réseaux sociaux, sur le web ?

Parce qu’on veut lui faire payer sa notoriété ?

Parce que l’on veut en faire un exemple comme dans cette pétition odieuse (pour une fois que je parle d’une pétition que je refuse de signer et que je n’enjoins personne à le faire) : ici.

   Certes, Nabilla s’est contredit, change de défense… Mais son compagnon poignardé est crû sur parole alors que sous l’emprise de la cocaïne (pas elle), il a pu se poignarder lui-même (oui, c’est possible !) ; alors qu’il serait lui aussi capable (coupable ?)de violences et qu’elle se serait juste défendu… Il est notoire qu’une femme battue s’accuse de tous les torts afin de ne pas nuire à l’homme qu’elle aime…

Une autre vérité semble émerger : ici.

   J’ai le sentiment que, malgré tout ce qui l’accuse a priori, Nabilla, ne doit pas être considérée comme la « coupable idéale »…

Eux seuls savent ce qui s’est réellement passé… Personne d’autre ! Plus que l’argent, c’est bien la spéculation (dans tous les domaines) qui gangrène la société.

   Cette histoire me permet de rebondir sur celle d’une femme qui vient d’être injustement – à mon humble avis – condamnée à 10 ans de prison ferme. Voici donc les faits et la pétition, qui, cette-fois, je vous encourage à signer : ici.

        N’oublions jamais les violences faites aux femmes !

   Bien sûr, je peux me tromper et être moi-même piégé dans cette histoire Nabillesque. Nonobstant, il me semble qu’il vaut mieux dans toute circonstance s’abstenir de juger hâtivement voire de juger tout simplement autrui. Qui sommes-nous pour juger ?

     À suivre…

      Chriss 😉

                               © chridriss – le 12/11/2014.

Dieudonné : la fo(ll)i(e) dans l’humour ?

       J’ai aussi été sensible pendant longtemps, moi aussi, comme tant d’autres, à l’humour de Dieudonné. J’avais même écrit un article en 2010 sur ce blog, qui, sans vraiment prendre sa défense, encourageait, néanmoins, à aller à ses spectacles. Jetez donc un œil à ceci avant de poursuivre votre lecture.

Je dois avouer qu’il me fait même parfois encore rire actuellement (je regarde ses vidéos sur Youtube)…avant de (le) vomir ! Oui, un rire empli de spasmes bileux car là (rien à voir avec la femme de N.S.), j’ai atteint le point de non-retour ! « Enfin ! » me diront certains.

     S’il n’était resté que le « bouffon du Roi »…

   Je faisais une différence entre l’humoriste et l’homme. On peut apprécier le talent voire le génie artistique tout en exécrant les valeurs défendues – ou leurs absences – par l’individu (Cf. S. Dali par exemple). Je faisais donc fi de l’accointance de Dieudonné avec la famille Le Pen : je pensais que c’était pour mieux combattre l’ennemi de l’intérieur ; je ne voulais pas voir son alliance, désormais transparente et officielle, avec A. Soral dans l’ombre de R. Faurison : j’imaginais une manœuvre politique de ses détracteurs… C’en est trop ! J’ai enfin ouvert les yeux : « Mieux vaut tard que jamais » !

D’autant plus que Dieudonné et Soral viennent de créer un parti politique : Réconciliation nationale, bien plus nationaliste que réconciliateur…

    Je ne pouvais et ne pourrai jamais cautionner et adhérer aux valeurs plus que douteuses, défendues par ce(s) personnage(s) obscur(s).

    Cependant, il faut lui reconnaître – et c’est ce qui m’a plu et m’a induit en erreur (comme de nombreuses personnes) – qu’il est fort voire très fort pour fédérer presque tous les « mécontents » de France, d’où qu’ils soient, d’où qu’ils viennent ; c’est le seul qui arrive à faire cela. Les politicards établis le jalousent – entre autre – pour ça ; d’autant plus qu’il n’appartient pas au sérail politico-énarco-blanco-bourgeois.

Ceux qui le suivent y mettent tous leurs espoirs d’un « monde meilleur » soi-disant plus juste mais se rendent-ils compte du danger ? Comment peuvent-ils l’ovationner sans commune mesure vu sa proximité avec l’extrême droite, les néo-nazis, le révisionisme ?

   J’admets qu’il y a une différence entre antisémite et antisioniste ; mais quel crédit apporter à ce prétendu « complot juif » ? Les personnes se réclamant victimes de complot(s) ne sont-elles pas bien souvent des êtres persécutés psychiquement, paranoïaques ?

Dieudonné n’a-t-il pas un ego surdimensionné ? Cultive-t-il un mysticisme, bien plus qu’un mystère ? Ne se voit-il pas en « gourou » rassembleur et sauveur du peuple ? Et ceux qui le suivent, ne le voient-ils pas ainsi ?

     Qui est réellement cet homme ? Je me le demande…

  Ceci dit, objectivement, je peux le défendre pour une seule chose : je suis contre la censure en général.  Je préfère entendre ce qui me déplaît plutôt que subir le silence ou la parole hypocrite. Pourquoi le censure-t-on ? Pourquoi s’acharne-t-on sur lui ?

Les B.H.L., Zemmour, Fourest & Co  s’expriment à tout va – ils en ont le droit – dans les merdias, soutenus par les pouvoirs publicsmais eux ne sont pas censurés voire sont encouragés. Deux poids, deux mesures.

 Je vous invite à lire cet article qui est bien plus explicite que le mien.

  Bref, continuez à plébisciter Dieudonné si vous voulez ; moi, je dis STOP !

        Chriss  😉

                                      © chridriss – 12/11/2014.