Co-vid’ des hauts et des bas…

    Précédemment, je vous faisais part de mon expérience covidesque. Cette publication – tout simplement une tranche de vie partagée d’abord pour le bien commun (prévention, mise en garde, réflexion…)1 – m’a paru responsable et civique. Bon, je sais, dit comme cela, ça fait prétentieux alors que ce n’est évidemment qu’une modeste contribution ; pas de quoi postuler pour le Prix Nobel de Médecine ou de Littérature…ou la légion d’honneur ! 😉

Néanmoins, via les réseaux sociaux et autres, je sais que j’ai bien fait de publier cet article : il me semble qu’il a été une réelle source d’information utile. De plus, ce témoignage m’a permis d’avoir des échanges intéressants, bénéfiques intellectuellement, encourageants et stimulants humainement. Obligé d’employer l’expression consacrée : je dois une « reconnaissance éternelle » à toutes les personnes pour leur soutien, d’une manière ou d’une autre, même silencieusement.

Outre la diffusion, j’avais d’abord un besoin viscéral d’écrire sur le sujet car vous savez bien que, en plus d’être thérapeutique, l’écriture est une de mes passions. Cependant, je n’avais pas prévu une suite car…

Je pensais en avoir fini…

Eh ben non ! Juste pour vous donner une idée, après avoir eu de nouveaux épisodes de malaises et de fièvre (entre autres) ces trois dernières semaines, je viens de me remettre d’une infection urinaire (Escherichia Coli pour les puristes). Merci à mon Doc de m’avoir prescrit l’antibio adhoc ! Un pur bonheur quand les brûlures mictionnelles s’arrêtent ! (Dorénavant, je compatis avec les femmes qui sont fréquemment sujettes à ce genre d’infection).

J’avais – comme on nous l’explique – à l’esprit qu’il y a les asymptomatiques, les malades modérés (10 jours maxi environ), les malades graves (3 semaines de réanimation en moyenne) et après, on est tous guéris ! (Ou malheureusement décédés !). Mais je viens de découvrir le #apres20jours sur Twitter et je m’aperçois que l’on est nombreux à être symptomatiques pendant 1 mois voire beaucoup plus (40-50-60 jours). Quotidiennement, on nous annonce le nombre de « guéris » : qu’en est-il exactement de cette guérison ? Sont-ils au top de leur forme, réellement tous exemptés de symptômes, de séquelles ? L’immunité est relative… Alors un vaccin, je suis sceptique quant à sa pertinence, son efficacité, son innocuité…  Mais admettons ! Il y aura bien une solution !

Le lundi 4 mai 2020, j’étais à J 40 : la fin de « ma traversée du désert » ? (Vous savez…  Enfin, toute proportion et contexte gardés). Suis-je enfin arrivé au terme de ce voyage en duo ? Ce compagnon – déjà qu’il n’a pas été invité – n’est-il plus mon hôte ? Je lui ai bien signifié que le moment de rompre est arrivé mais il est du genre collant…

Pour la première fois depuis le début des hostilités, il s’est passé plusieurs jours sans nouveau symptôme important (ou conséquence) : YOUPI ! HOURRA ! Bon, si quand même, un p’tit grattage d’une démangeaison sur un mollet s’est transformé en hématome spontané !!! Et un « pincement » au niveau du cœur s’en va et revient, palpitant comme un refrain entêtant (on va dire que c’est de l’angoisse ; à suivre…). Bref, des détails ! (En cours d’exploration).

C’est surprenant mais c’est une des caractéristiques de ce virus : il est joueur ! Comme au loto, on ne sait pas quels numéros vont sortir…et le tirage nous est rarement favorable. C’est chacun sa grille, chacun son Covid. En effet, il y a des symptômes en commun mais on ne les a pas tous, pas dans le même ordre, pas à la même intensité, pas de la même manière… Tout dépend de notre patrimoine génétique, de notre âge, de notre état immunitaire, de nos comorbidités…ou pas !  Une aventure pleine de rebondissements ! (Y’avait mieux mais je n’avais pas coché les bons numéros…de la grille du loto, faut suivre !).

Je pourrais faire un article de 10 pages sur les affres de cette maladie et les méandres qu’elle emprunte tant elle revêt d’aspects divers et variés : ce virus peut affecter tous les systèmes (neuro, vasculaire, respiratoire, urinaire, digestif…) donc potentiellement tous les organes. Comme cela a été le cas pour moi à un niveau moindre mais malgré tout parfois bien pénible. Je vous épargne la longue liste de manifestations du virus sur mon corps et mon mental. L’angoisse n’est pas une vue de l’esprit et cette pathologie en génère tellement que l’on pourrait dire que ça en devient un symptôme à part entière. J’avais la hantise de me retrouver en réanimation avec les conséquences que ça implique : des mois de rééducation voire un décès. Je ne peux me résoudre à ne pas avoir présentement une pensée bienveillante envers ces patients quel que soit l’issu de leur hospitalisation. Dieu merci, je n’ai pas eu de dyspnée et mes poumons, tout au moins en apparence, n’ont pas été touchés. Une étude semble montrer les bienfaits de la nicotine et comme je vape depuis 15 mois…

Des traitements ?

Oui, plus ou moins si on a développé une forme grave et que l’on est hospitalisé. Et encore, on connait les polémiques sur l’hydrochloroquine, qui fonctionne un peu partout dans le monde sauf en France (à part Marseille, et ailleurs mais de manière non reconnue) et sur l’artémise (Madagascar).  Dans la majorité des cas, sans dyspnée, on reste à la maison avec pour seule indication du paracétamol…  Et de mettre un masque (si on en a) ! Super ! Magniiifike ! (Cristina sort de ce corps).

Dans mon précédent article, j’ai expliqué ce que j’ai fait pour aider mon corps à lutter contre ce virus. J’ai utilisé des huiles essentielles pendant 1 mois (que j’ai arrêté pour laisser mes défenses immunitaires agir seules). Jusqu’à maintenant, j’ai pris de la vitamine C (jusqu’à 4 gr/jour) et du zinc (et je vais continuer pendant longtemps en diminuant la dose). J’ai un traitement homéopathique prescrit par mon médecin traitant. J’ai commencé les probiotiques. Et je bois beaucoup d’eau. Par ailleurs, je pratique des exercices de relaxation (respiration abdominale, cohérence cardiaque…) et l’EFT (non, ces alternatives ne sont pas de l’autosuggestion : elles sont même reconnues médicalement)). Je suis persuadé que tout ce que j’ai mis en place (avec l’appui de personnes qui se reconnaitront) a eu une influence positive. Quoiqu’il en soit, un bilan sanguin, que je viens de faire, confirme que je n’ai plus de terrain infectieux. Une bonne nouvelle !

En aucun cas, mon ressenti et ma médication n’ont valeur de généralité. Surtout pas ! Chacun doit trouver ce qui lui convient, en fonction de son vécu, de ses connaissances, de ses intuitions. J’insiste sur le fait que je ne relate que mon expérience et je ne saurai être responsable de vos pratiques.

La plupart des gens ne sont et ne seront pas touchés par ce virus, d’autres seront asymptomatiques, d’autres auront tel ou tel symptôme, et basta ! Les cas les plus graves restent minoritaires. Ne vous laissez pas emporter par l’ambiance anxiogène. Le stress et la baisse du moral ne sont pas bons en général et encore moins pour aller vers la guérison.

Le travail, c’est la santé !?

Les arrêts de travail se sont succédé (prolongés semaine après semaine car j’imaginais à chaque fois que ça allait s’arranger). Et puis, je vous l’ai dit précédemment, je ne voulais pas abuser (culpabilité) et je ne suis pas habitué à m’arrêter pour un oui, pour un non mais là, j’ai dû accepter cet état de fait. Comment reprendre quand on est fatigué au bout de 500 m de marche, que l’on a des pattes de mouche à la place des jambes de cyclistes ? (-10 kg alors que je bouge un peu et me nourris ; cela vous donne une idée du résultat après 3 semaines de réanimation où il faut réapprendre à marcher…). Mais ça suffit ! Y’en a marre ! Je veux au moins essayer de retourner au travail. Mes collègues me manquent ! Eh, oui, c’est possible ! La reprise sera probablement effective lors de la publication de cet article, c’est-à-dire la semaine du 11 mai (pas vraiment original 😉). Et si je ne vais pas bien, je serais sur place, à l’hôpital, pour être pris en charge (quoique les cordonniers sont les plus mal chaussés).  On peut et on doit rester positif et optimiste (simple à dire). Tout est relatif : un mal (transcendé) peut aussi être un bien ; ah bon ? !

Une opportunité ?

Dans les pires moments, je ne pensais qu’à sortir vivant et sans préjudice de cette aventure, au moins pour mes enfants encore jeunes. Oui, j’ai eu peur, très peur. Mais maintenant, je me dis que c’est peut-être une chance. Je pense que c’est le cas de la plupart des personnes qui ont vécu un évènement où la « faux » leur est apparu comme dans un bad trip… Le clap de fin. Je pense notamment à des amis victimes d’infarctus, qui relativisent maintenant les aléas de la vie. Être malade engendre, certes des peurs, mais aussi des questionnements, des remises en question. J’ai eu la chance d’avoir des réponses. Après mon « entrevue avec Dieu », j’ai eu l’intuition qu’il fallait que je me tourne vers mon « être intérieur ». Non, je n’ai pas perdu la tête ! j’ai passé l’âge de la crise de la cinquantaine et je ne sombre pas dans un quelconque mysticisme. Le confinement n’a pas altéré mes fonctions cognitives (enfin, je ne pense pas !). Bien au contraire !

Cette maladie, c’est une porte ouverte vers une spiritualité consciente ; c’est le début d’une nouvelle aventure bien plus passionnante, le rebondissement qui valorise l’intrigue du film ou du livre, une nouvelle histoire dans l’histoire. En effet, je mesure davantage ce qui est essentiel dans la/ma vie. J’en avais déjà une idée théorique mais là, je sais que je peux, que je dois et comment aller dans ce sens, dans le bon sens. J’ai pris conscience de l’importance de mettre en pratique ce que je sais déjà, et bien plus encore ! J’ai découvert d’autres possibles. J’ai soif de l’être, je suis arrivé à satiété de l’avoir. Le changement, c’est maintenant et surtout une affaire personnelle intime. Ce n’est pas la société dans son ensemble qui va changer d’elle-même spontanément ; c’est à chacun d’entre nous de changer individuellement pour apporter sa part afin que le monde évolue globalement vers une certaine harmonie. De là, tout ce qui peut polluer mon chemin, désormais, je l’évite… Je lévite ?! 😉

Information-désinformation-manipulation-intoxication…

Comme vous, j’ai regardé des kilomètres de vidéo, j’ai lu des hectares d’articles, j’ai entendu des hectolitres de mots de peur, de haine, de contre-vérités … Une activité sans effort physique, juste ce qu’il me fallait ! Oui mais non !

Au début, je dévorais tout et puis, j’ai eu la nausée : j’ai mis de la distance avec les médias d’infos en continu (pas de pub) dont je ne suis déjà pas du tout friand. Puis, mon œil critique s’est détaché aussi des autres médias. Mais je voulais apprendre et comprendre la situation sanitaire, « ma » maladie et ses conséquences. J’ai donc surfé sur le web, regardé les liens que l’on m’a envoyé. Du convaincant, du possible, du farfelu…J’en ai fait une overdose et cela n’a fait que majorer mes angoisses. Alors je me suis éloigné du chemin tout tracé, et je me suis heurté à la vérité sans concession de ceux qui ont tout compris, preuves à l’appui disent-ils, dont on s’aperçoit en creusant un peu que ces mêmes personnes ne sont pas si cleans que ça…

Bref, à ce stade de saturation, je ne regarde plus rien ou presque. Je suis très sélectif. Exit les politiciens menteurs, exit les experts autoproclamés ou désignés, exit les spécialistes corrompus, exit les gourous de la « Terre plate », exit les sachants qui croivent…  Vous me fatiguez tous tout autant que ce virus !

  • On a manqué de masque et on a masqué le manque !
  • On a dit une chose un jour et l’inverse le lendemain ou on l’annule voire on nie l’avoir dite !
  • On ne donne pas la possibilité objective aux malades de se soigner !
  • On interdit aux médecins libéraux et aux pharmaciens de faire leur métier éthiquement !
  • On confine la liberté sans discernement et on déconfine pour le bien des travailleurs !
  • On surveille et verbalise en masse…

         Liste non-exhaustive.

Les jours d’après…

Malgré un optimisme confiant, c’est difficile de se projeter dans l’avenir en pensant que tout va bien se passer. Je ne peux m’empêcher de craindre le pire. Il y a tellement de comptes à rendre ; des procès sont déjà dans les tiroirs des avocats, des mouvements sociaux ne demandent qu’à s’exprimer, des manifestations couvent…avec comme réponse la répression violente ! (Les stocks de LBD sont au max !). Après avoir été des héros, les soignants et autres vont-ils enfin être considérés à leur juste valeur ?

La course aux profits va-t-elle se calmer ? Non ! Les actionnaires ont déjà empoché des dividendes colossaux pendant cette crise sanitaire… Va-t-on se saisir de la pandémie pour réinventer le monde pour construire une société équitable, juste, responsable ? Je suis dubitatif. Certes, on a constaté de la bienveillance, de l’entraide, un sursaut d’humanité mais l’Homme a la mémoire courte…et des crédits à rembourser, un besoin conditionné de changer de smartphone, des rêves d’apéros et de vacances…

En attendant des jours meilleurs, l’heure est au déconfinement. Un entre-deux. S’agira-t-il de « Contrôler des crétins ou informer des hommes libres » ?

En attendant que l’on mette « Bas les masques », je vous souhaite le meilleur.

Prenez soin de vous et des autres.

Chriss Brl

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1 Pour les trolls, les rageux, les aigris, les cons, faut-il préciser que ce n’était en aucun cas pour en tirer une gloriole, une vanité ou je ne sais quelle mise en avant : aucune fierté d’avoir chopé cette pathologie (ceux qui y ont échappé ne doivent pas non-plus fanfaronner). J’dis ça au cas où…

restez-a-la-maison

Covid’ de sens ?!

 Le 18 mars 2020, je publiais un article de prévention sur le Coronavirus Covid-19 sur mon site de défume. C’était mon devoir de soignant impliqué dans la santé publique. Je l’ai partagé sur différents supports et ça, c’était un acte civique citoyen. Normal !

Étant assez effrayé par cette pandémie, j’ai pratiqué moi-même, les « gestes barrières » avec assiduité voire excès de zèle. Évidemment, je le faisais pour mes patients en psy, mes collègues mais aussi pour ma famille. Normal !

Une semaine plus tard, je disparaissais des réseaux sociaux… Pas normal !

Et bim !

Vous savez pourquoi ? Vous savez quoi ? Personne n’est à l’abri de choper ce virus ! Personne ! Moi, non-plus ! Je n’ai même pas pu remercier le gentil donateur… On n’a pas eu l’honneur d’être présenté ! 😉   

Oui, le 24, j’étais fébrile et le 25 mars, j’ai été testé…aux Urgences (converties en Centre de dépistage) de l’hôpital où je bosse ! Le 26 au soir, on m’appelle : positif au Covid-19 ! Surpris mais pas vraiment. Mais bon, un bon coup de massue derrière la tête quand même… Cela dit, pendant les 2 jours suivants, plus de symptôme donc je me suis dit si c’est « juste ça », c’est peanuts ! Allez hop, on passe à autre chose…

Oui mais non, j’ai été malade, bien malade… Bon, j’ai surtout eu de la fièvre, de la fièvre…et de la fièvre (jusqu’à presque 40° !). Et quelques autres sympathiques désagréments… Perte de l’appétit : je confirme, le régime « Comme jeûne », ça marche ! (- 6kg), sûrement en lien avec une perte du goût et de l’odorat (heureusement réversible). C’est assez curieux de sentir des odeurs normalement, puis telles celles qui vous rappellent l’enfance – vous savez comme un vague souvenir lointain – elles s’évaporent comme elles sont venues. Ensuite, plus rien ! Quant au goût, c’était plus radical : du tout au rien ! Imaginez, grand buveur de café, je n’en ai pas bu une seule goutte pendant 3 jours ! Quel intérêt de boire de l’eau chaude ? 😉

Je suis privilégié : ça n’a duré que quelques jours cette perte totale. Un mal pour un bien : il faut perdre pour gagner, pour se rendre compte de ce qui est inestimable. Croyez-moi, dorénavant, je mesure davantage le plaisir de manger. Mon café est encore plus exceptionnel ! Je savoure pleinement la nourriture terrestre…  La qualité est la priorité ; la quantité doit être modérée : user mais ne pas abuser…

Il y a presque autant de formes de la maladie qu’il y a de malades. Certes, on trouve des symptômes typiques tel la fièvre et la toux, mais ce virus se manifeste (ou pas : patients asymptomatiques) de nombreuses autres manières (digestives, cutanées…). D’après certaines recherches, ce virus ciblerait d’abord le système neurologique (j’adhère assez à cette approche). Une chose est sûre : on ne choisit pas ; on subit. On prend ce qui vient.

La vie est une dure lutte…

Dans cet incident de parcours, j’avais un seul désavantage : un surpoids (que j’avais commencé à réduire) mais pas d’autres comorbidités. Cela me laissait une bonne marge d’espoir, d’autant plus que j’avais un atout de taille : plus de clope depuis 14 mois et surtout, a priori, exempté de conséquence de mon tabagisme passé (pas de bronchite chronique, pas de BPCO, pas d’emphysème, etc.). Bien qu’il semblerait que fumer aurait une incidence positive sur ce virus, il est clair que si vos poumons sont malades, vous êtes plus susceptibles d’être gravement touché en cas de Covid. D’ailleurs, dernièrement, on a pu être informé du fait que la nicotine – et non la fumée – aurait un effet « protecteur ». Ou pas ! Nonobstant, je suis convaincu que vapoter m’a aidé à ne pas avoir de problème pulmonaire. Et je suis loin d’être le seul à être interpellé par cela ! Lire le point sur cette hypothèse.

D’autre part, la génétique a peut-être eu un rôle favorable : mon grand-père maternel est encore de ce monde à bientôt 99 ans (début juin). Certes, il a d’intégré un E.H.P.A.D récemment et n’est plus trop en forme physiquement mais il vient encore de survivre à une énième infection pulmonaire (lui n’a jamais fumé). C’est possible que j’aie hérité en partie de sa constitution et que ça m’ait aidé. En tout cas, psychologiquement, ça me fait du bien de le penser.

Dans cette mésaventure, j’ai eu la chance d’avoir une collègue1 avec des connaissances pointues dans les médecines dites alternatives (notamment l’aromathérapie). Dès le début, j’ai donc fait des massages d’huiles essentielles (Tea Tree, Ravintsara, Lavande vraie) au niveau de la gorge, des poumons et dans le bas du dos ; elle m’a aussi conseillé de prendre de la vitamine C (j’ai pris 3 gr/jour) et du zinc. Évidemment, ce « traitement » n’empêche pas d’être contaminé par le virus mais ça aide à « booster » les défenses immunitaires. Autre considération : je n’ai pas lutté contre la fièvre ; j’ai laissé le mécanisme de défense faire son job. Bon, à plus de 39°5, je prenais quand même un gramme de Paracétamol. Ce n’est pas un traitement miracle mais je pense que ça m’a fait du bien. Je continue d’ailleurs à suivre cette « méthode ». Chacun peut s’en inspirer mais attention aux HE, il y a des précautions à prendre !

La peur n’évite pas le danger !

Le plus étonnant et le plus déstabilisant, pour moi, c’était cet état de flottement permanent pendant les 6 jours de fièvre en continue, une sensation étrange, innommable, indéfinissable. J’étais abasourdi ; je n’avais plus les repères habituels liés à une fièvre classique, aux courbatures… Une grippe mais pas du tout une grippe ! Encore moins une grippette ! Ô que non !

Pendant cet épisode, j’ai eu quelques chutes de tension et des vertiges. Je restais couché et faire quelques pas pour aller aux WC devenait un défi : c’était tout à la fois, Koh Lanta, la traversée de la forêt amazonienne, la Route du Rhum… L‘angoisse d’une possible détresse respiratoire accompagnait l’insomnie de mes nuits… Je me voyais en réanimation, branché, intubé : je n’ose imaginer le stress absolu des personnes qui y sont allées. Quant à celles qui en sont ressorties…dans un sac ! 😥

Du coup, j’ai eu la peur de ma vie : la peur de mourir ! Une vraie peur que je n’aie jamais ressentie dans d’autres circonstances périlleuses (accidents de moto, conduites à risque de ma jeunesse, etc.). Cette fois, j’ai aperçu le champ d’un possible où je ne voulais pas m’allonger… Le « Dormeur du Val », non-merci ! Ce ne pouvait être l’heure de partir, j’avais tant encore à faire, à voir, à entendre, à lire, à écrire…à aimer, à vivre !

Je vous invite à lire ce témoignage de Charlélie Couture, dans lequel je me suis assez reconnu. Je me réjouis qu’il en soit sorti mais je suis triste que Manu Dibango soit parti… Et tant d’autres, personnalités et anonymes… Quelle injustice !

Je ressens parfois le syndrôme de l’imposteur : pourquoi ai-je survécu alors que tant d’autres personnes sont décédées ? N’aimaient-elles pas la vie autant que moi ?! Et puis, je suis soignant mais en arrêt de travail, je suis inutile ; je faillis à ma mission… Quand je constate le travail de mes collègues en réanimation (dont je n’ai aucune de leurs compétences), je me sens petit, si petit…

Garder le silence…

D’autre part, j’ai « menti » pour préserver ma mère, ma sœur, mon fils ainé (ce n’est qu’après une douzaine de jours, en allant mieux, que je les ai informé). Je ne voulais pas qu’ils soient tourmentés. Un vrai cas de conscience. Je ne sais pas si c’était le bon choix mais je crois qu’ils ont compris que c’était pour leur bien.

Par mon silence, j’ai menti, aussi à vous, ami.e.s lectrices, lecteurs.

J’ai préféré n’embêter personne avec mon histoire et attendre d’être sur la voie de la guérison pour communiquer sur cette expérience. Je devais m’en sortir et dire qu’il ne faut pas sombrer dans le catastrophisme, dans la « psychose », dire que la majorité des cas ne sont pas fatals ; je devais attendre pour envoyer un message positif, optimiste. Il me fallait un dénouement heureux, pas un journal morbide !

Je ne voulais – et d’ailleurs, je n’étais pas en état – écrire sur ce que je vivais ; je n’aurais pas su apprécier les encouragements de circonstance et encore moins supporter les apitoiements.

Cet événement m’a permis de constater que, in fine, mon absence du web est passée inaperçue pour la majeure partie de mes contacts. Dois-je en déduire que je ne compte pour quasi personne ? Dois-je reprendre les interactions, commenter, liker… ? À quoi ça sert tout ça ? Publier cet article a-t-il un quelconque intérêt ?

Je dois avouer que je n’ai guère pris de nouvelles d’autrui, mais à ma décharge, comme je ne voulais pas en donner des miennes, ce silence m’a permis de ne pas ajouter du mensonge au mensonge.   

Cela dit, je sais aussi que d’aucuns ne se sont pas manifestés, animés par la pudeur qui est aussi mienne, mais que j’étais dans leurs pensées. Je les remercie chaleureusement.

Et j’ai conscience que d’autres personnes dans la confidence ont fait preuve d’une humanité, qui restera gravée à jamais dans ma mémoire. Ils et elle se reconnaitront.

Et bam !

Dieu merci, je n’ai pas eu besoin d’être hospitalisé notamment à cause de dyspnées. Oui, vous avez bien lu ; moi, celui qui est fâché avec les religions, j’ai cité Dieu. Certes, j’ai depuis longtemps fait un distinguo entre Dieu et la religiosité. Mais j’ai toujours cru qu’une entité supérieure chapeautait l’humanité. La beauté de la nature, par exemple, ne peut pas n’être que le fruit du hasard.

Bref, quand on se retrouve dans certaines situations critiques, Dieu se rappelle à nous ou on se rappelle à lui. Que l’on soit croyant ou pas, rares sont les personnes qui restent indifférentes. En tout cas, je ne suis pas devenu un dévot mais mon rapport à Dieu s’est renforcé. Des ami.e.s catholiques et musulmans ont prié pour moi : ça m’a aussi beaucoup aidé, j’en suis intimement convaincu. Je ne les remercierais jamais assez.

En tout cas, cette « expérience » m’a permis de réfléchir sur le sens de la vie. J’étais déjà dans une démarche spirituelle, à la suite d’une mise au point sur mon existence. Maintenant, je sais que j’avais choisi la bonne voie et surtout j’ai des réponses qui me confortent dans ce choix.

Et boum !

Quant à 20h, tous les soirs, j’entends les applaudissements de mes voisins, je ressens un mélange de sentiments contradictoires : je vous dis merci intérieurement mais je ne peux m’empêcher de penser « où étiez-vous lors des manifestations de défense de l’hôpital ? Où serez-vous après cette pandémie ? ». Les soignants ne sont pas des héros ; ils sont juste des travailleurs, qui veulent un réel outil de travail, avec des moyens financiers pour l’exercer et vivre décemment. Ce texte d’un blogueur Médiapart, Théo Portais, résume assez bien ma pensée. Il est curieux (ou pas) de constater que les métiers indispensables sont les moins considérés et les plus mal payés ! Un grand merci à toutes les personnes exposées mais aussi aux travailleurs de l’ombre.

Bien sûr que les élans de générosité, de solidarité, font chaud au cœur mais qu’en restera-t-il après ? Peut-on espérer que l’humain se soit réveillé de sa léthargie consumériste ? Va-t-il continuer à privilégier le commerce local, l’artisanal ? Va-t-il faire perdurer le lien intergénérationnel ?  Va-t-il plébisciter l’éveil des consciences ?

Et badaboum !

Il y a eu un avant ; on est encore dans le pendant et il y aura un après (on en est loin). En tout cas, ce n’est pas le 11 mai que le virus nous laissera tranquille…

Mais quand on sera déconfiné, libre de vaquer, sonnera l’heure des règlements de compte. Et je suppute qu’ils seront violents ! Les manifs des Gilets jaunes ne seront qu’un souvenir light du mécontentement d’avant la pandémie. Qui pourra oublier la pénurie de masques et autres matériels/matériaux indisponibles ? Qui pourra pardonner les mensonges, les promesses non tenues, des politiques ? Peu importe vos idées politiques, je vous invite à visionner cette vidéo.

Quelle hécatombe parmi nos anciens ! Quelle honte dans leur prise en charge avant, pendant et…une fois décédé !

Quel sera l’état d’esprit de ceux qui n’ont pas respecté le confinement et les précautions ? Ont-ils eu à un moment donné pris la mesure de leur stupidité ? Rappel sur le confinement 

Face au sacrifice de soignants, de travailleurs, de bénévoles divers et variés, comment pourra-t-on les remercier ? Une pétition pour un « Prix Nobel de médecine des personnels soignants », à suivre même s’il y a peu d’espoir qu’elle aboutisse.

Covid’ de sens ?!

Et voilà !

Je crois que j’ai fait le tour de mon Covid-19. Depuis les premiers symptômes, il s’est écoulé 22 jours. Suis-je rétabli ? Non, pas complètement mais, bien que possible contaminant, je vis à peu près normalement. Certes, je n’ai pas totalement retrouvé l’odorat et le goût me joue des tours. Par ailleurs, j’ai toujours cette sensation – bien moindre – mais permanente d’être dans un « certain flou » pas du tout artistique, une « lourdeur » légère persistante dans la tête, un peu comme un mélange de l’effet de la codéine avec un mal de tête résiduel. Bref, un truc inexplicable assez subtil. J’ai un autre symptôme moins connu mais reconnu : des engelures sur le dessus des mains et des démangeaisons sur tout le corps. La fatigue a laissé la place à un manque d’énergie. J’ai la tension bien plus basse qu’habituellement mais ça va. La goute au nez alterne avec le nez bouché et la toux s’exprime de temps en temps… Bref, pas de quoi se plaindre !

A priori, j’ai franchi le cap des possibles complications graves. Il faut à peu près 1 mois pour être guéri. Si tant est qu’on le soit un jour… Normalement, je suis immunisé (quoiqu’il y ait des cas de rechute…).

Je ne vais pas prolonger mon arrêt de travail (fini le 13) parce que j’aurais le sentiment d’abuser, de ne pas respecter mes collègues soignants au plus proche du Covid. Et puis, j’ai des congés, posés antérieurement, qui ont été maintenus par ma hiérarchie ; je reprends donc le travail le 21 avril (si la Médecine du travail me déclare apte).

Déjà ce jeudi après-midi, jour d’après la publication de cet article, je vais sortir après 3 semaines de confinement strict chez moi – bon j’ai la chance d’avoir un balcon – mais ça va être un truc de dingue…d’aller faire des courses !

Vous avez remarqué que je n’ai pas insulté le virus, que je ne parle pas en mal de lui ? Pourquoi ? Parce que je ne tuerais pas un chien en prétextant qu’il a la rage. Parce que ce morceau d’ARN est une conséquence du non-respect de l’homme envers le vivant animal, envers la nature, envers son homologue. Parce que je pense que l’on peut tirer beaucoup de leçons positives de cette épreuve.

Ce récit n’a qu’une vocation informative, un retour d’expérience. Mon cas n’est représentatif que de mon vécu : chacun son Covid. J’ai la chance d’avoir pu écrire ce texte et le partager. Je suis si heureux d’être vivant.

Je vous souhaite le meilleur. Protégez-vous. Aimez-vous et dites-le à ceux qui vous sont chers. La vie est belle.

Chriss Brl


1 Cette collègue a écrit un article sur le tabac et l’hypnose sur le site je-defume.info.


EDIT :

Mon texte a été édité ce dimanche car je me suis aperçu que j’ai doublé une partie en zappant le contenu de « Et bam ! ».
Je n’étais pas encore très frais quand j’ai publié cet article. 😉  

PLUS JAMAIS L’HEURE DE FUMER !

Hello !

Toujours dans la continuité de ma défume, j’ai concocté un poème à l’attention des membres du groupe Facebook « Je ne fume plus !  » ( #jnpf ) mais aussi en soutien à toute personne qui se sent concernée par l’arrêt du tabac.    

 

             Parrainages…

 

Si vous voulez atteindre le troisième âge,

Et de votre vie, arrêter ce triste gaspillage,

Ne voyez pas dans cette parlante image,

De ma part, une provocation pas sage.

 

Non, juste vous faire changer d’aiguillage ;

Vous aider à sauter par-dessus le grillage

De cette vile habitude, en modifier l’usage.

Et un jour, vous libérez de cet esclavage !

 

En effet, fumer mérite un bon tabassage !

Dans tous les sens du terme, l’enfumage

Nuit à votre santé et à votre entourage.

Arrêter n’a assurément que des avantages ! 

 

Mesdames, à l’heure du coquin déshabillage,

Oui, vous serez belle même sans maquillage !

Messieurs, au moment – ou pas – du rasage,

Vous n’aurez plus cette fatigue collée au visage.

 

Allez sur les routes du bénéfique décrassage,

Courez patché, gommé, entre deux vapotages !

Goûtez aux rayons du soleil entre deux orages,

Vous sentirez se déverrouiller tous les blocages.

 

N’ayez pas peur de faire le grand nettoyage

De cette addiction en savourant le sevrage.

Profitez des séances illimitées de rattrapage

Si les peaux d’banane vous prennent en otage.

 

Le chemin de la défume n’est pas sans virage

Alors ne culpabilisez pas en cas de dérapage.

Comme un animal longtemps dans sa cage,

Il faut se réadapter à vivre à l’état sauvage.

 

Je vous emmène en paix dans mon sillage,

Et vous accompagne en joie pour le voyage,

Le plus beau ; sans barrière, sans péage,

À contempler de magnifiques paysages…

 

Courage !

Chriss BRL

 

@myartisreal

 

Mes précédents articles en lien :

1 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/02/28/dans-la-vape-et-alors-ou-lhistoire-fumante-et-enfumee-de-ma-vie/

2 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/04/dans-la-vape-toujours/

3 https://chrissfreevoice.wordpress.com/2019/04/28/des-fumeurs-defumeurs-jouons-avec-les-mots/

 

 

Le 03/05/2019 – © chridriss 

DANS LA VAPE… ET ALORS ?! (OU L’HISTOIRE FUMANTE DE MA VIE ENFUMÉE).

      Hello !

   Sans fumer, il est notoire que l’on respire mieux, que l’on a plus d’énergie, que l’on diminue les risques d’avoir certaines pathologies…et notre porte-monnaie nous dit un grand merci ! Alors, pourquoi fumer et surtout continuer à fumer ? Par plaisir, par habitude ? Tous les fumeurs (ou presque) savent et admettent que c’est mauvais – consciemment ou non – et désirent arrêter. Néanmoins, quand on souhaite se libérer de « la tueuse », on tergiverse, on (se) cherche des excuses : on redoute le manque, la frustration, la peur de prendre quelques kilos… On verra ça quand on ira mieux dans notre tête, quand on…

     On se dit que l’on peut arrêter, que l’on va le faire…un jour… Puis, on se motive : on va consulter son médecin traitant, un.e tabacologue, un.e hypnothérapeute, un.e homéopathe ; on tente l’hypnose, la relaxation, la méditation… ; on essaie les gommes, les patchs…

   On arrête parfois…et on recommence souvent ! Et si vapoter/vaper était la (meilleure) solution ! ?

J’ai fumé (toute) ma vie…

      Mon père avait le mégot sans filtre vissé au coin des lèvres et prisait régulièrement – il aurait pu en mourir – mais, lui, ça ne l’a pas empêché de vivre un peu plus de 70 ans et de claquer d’autre chose… Ce n’est pas toujours la vie en fumée qui nous fait partir mais s’enfumer provoque toujours des dégâts dans notre vie (et celle de notre entourage). Gainsbourg aimait citer Hemingway : « Je bois et je fume. L’alcool conserve les fruits, la fumée conserve la viande ». On a vu le résultat… (ils sont décédés respectivement à 62 et 61 ans).

    Gamin, je m’amusais, de temps à autre, à rouler des clopes pour mon père avec son tabac « gris ». Je n’avais appris qu’en le regardant et ma technique était aboutie ; excepté que mes cigarettes, esthétiquement mieux que les siennes, avaient un diamètre ridiculement petit. Il se gaussait de les voir ainsi et ça me faisait du bien car ce n’était pas un homme facile et encore moins d’un naturel comique. Cette relative et mince complicité entre nous ne m’a jamais donné, pour autant, ni l’idée, ni l’envie de fumer (enfin, je veux dire consciemment). Je devais avoir à peine 12-13 ans ; c’était la fin des années 70.

    Cependant, un jour durant ces années-là, un copain à peine plus âgé que moi subtilisa quelques blondes dans le paquet (à dominante rouge) de son grand frère. Nous vivions dans la campagne bretonne et c’est en pleine nature, au bord d’un ruisseau, que, mû par la curiosité, j’ai fumé ma première cigarette. Lui n’était déjà plus un débutant… J’ai un vague souvenir d’avoir ressenti, peut-être pas du plaisir mais une excitation, et un sentiment paradoxal : un mélange de bien-être (un parfum de liberté ?) et de culpabilité (est-ce mal ?) ; en tout cas, c’était une porte d’entrée dans le « monde des grands ».  

    Avant de retrouver nos domiciles respectifs, nous avions pris soin de manger quelques friandises, du chocolat, des chewing-gums (le père de mon pote était le boulanger-pâtissier du village) pour masquer notre mauvaise haleine. On savait bien que cette expérience avait un goût d’interdit : elle ne devait donc pas laisser de trace, surtout pour moi.

    De retour à la maison, ma mère avec son flair aiguisé, m’a dit tout de go : tu as fumé !!! J’eus beau répondre par la négative, en prétextant dans un premier temps, je ne sais quelles fadaises, que je dus finir par avouer tant elle fut incisive ; la punition à la mesure de mon méfait et surtout de l’avoir nié me passa l’envie de recommencer durant quelques années.

    Mais j’allais être un ado rebelle : fumer allait de pair !

   Vers 16-17 ans, au contact de copains fumeurs, j’allais prendre pour de bon le chemin du tabagisme. C’était ponctuel mais régulier. Puis de moins en moins ponctuel et de plus en plus régulier. J’utilisais inévitablement moult subterfuges – qui ont a priori fonctionné – afin que ma mère ne s’en rende pas compte.

   Puis, un jour, après le déjeuner, mon père me croisa dans la rue alors que je venais d’allumer une blonde (paquet avec l’animal à une bosse) ; il n’eut rien d’autre à me dire que : « Ah, ah, je t’y prends… » tout en continuant sa route dans un rire tonitruant. Il était comme ça mon pater : il s’énervait pour des choses insignifiantes et laissait passer ce qui, probablement, devait être réprimandé. Le soir même, après dîner, je fis comme lui : je fumais une clope à table, au grand désespoir de ma mère (elle avait un peu fumé dans sa jeunesse mais avait vite abandonné). Avant qu’elle ne me dise quoique ce soit, je lui envoyais un « Puisque le père m’a déjà vu fumer et qu’il ne m’a rien dit, moi aussi, j’ai le droit de fumer ». Elle manifesta son incommensurable insatisfaction d’avoir dorénavant 2 fumeurs à ses côtés mais c’était peine perdue !

   C’était parti pour de longues années de tabagisme actif (on fumait presque partout à l’époque : à la maison, dans la voiture, dans les bars, les discothèques…) et passif (enfin, passif, ce n’était pas à l’ordre du jour : on pouvait même fumer au-dessus du berceau, dans un espace public clos).

    Je suis l’aîné. Ma sœur n’a jamais fumé et mon frère n’a qu’un rapport distancié avec le tabac, genre 1 cigare de temps en temps lors des repas de famille, des mariages, etc. Pourquoi suis-je le seul des enfants à avoir fumé comme notre père ? Peut-être parce que j’étais celui qui voulait le plus avoir un lien fort avec la figure paternelle alors que j’étais celui qui s’entendait le moins avec lui ? Un besoin de reconnaissance, de conciliation, de légitimité ? (J’étais un fils adopté – à noter que j’ai eu connaissance que mon père biologique était aussi fumeur).

   Bref, passons sur ces considérations peut-être un peu capillotractées (mais bon, il n’y a pas de hasard : je suis, depuis une douzaine d’année, aide-soignant dans un service de psychiatrie-addictologie ! Étonnant, non ?!)

J’ai arrêté et recommencé tant de fois…

   Étrangement, pendant toute mon existence, j’ai vécu des périodes où être fumeur m’exaspérait au plus haut point (tout en aimant fumer ! Va comprendre cette ambivalence !). J’aurais même voulu n’avoir jamais commencé !  

    Une fois, vers 21-22 ans, encore jeune fumeur et bien malade – ça ne m’a que rarement empêché de tirer sur ma clope – je dis à ma compagne de l’époque et à des potes qui étaient venus me visiter : j’arrête de fumer ! Tout le monde a bien ri. Pourtant, du jour au lendemain, sans aucune aide, ni préparation, et encore moins de volonté, j’ai bel et bien rompu avec la cigarette ; et cela a perduré pendant 1 an et demi !

     J’ai recommencé, tout aussi curieusement, parce que je me suis réveillé un matin avec une envie irrésistible (craving) de fumer ! Ce fut soudain, inexplicable (je n’avais pas de problème, ni de contrariété…) ; j’y pensais toute la journée mais je résistais. Ce conflit permanent dura 2 semaines et puis, n’en pouvant plus tellement c’était une lutte intense, j’ai replongé au rythme d’un paquet/jour (ce que je fumais en moyenne avant cette abstinence).

   Pendant environ une trentaine d’année, j’ai alterné des périodes fumeur/non-fumeur, en arrêtant toujours d’un seul coup sans substitut (leur existence est relativement récente). Les épisodes sans tabac ont varié généralement entre 2 semaines et 5-6 mois (j’ai même eu une période de 4 ans environ où je ne fumais que la moitié de l’année). En 2010, j’avais écrit cet article sur mon blog.

   À noter qu’ il m’est arrivé, entre 20 et 30 ans, de griller régulièrement 2 paquets voire 3 dans une journée !!!). Des brunes, des blondes, des roulés, des cigarillos… What else ?

  L’addiction à une substance a toujours été pour moi source de questionnement. Pourquoi fumer, boire…et pourquoi devient-on dépendant ?  

   Entre 18 et 23 ans, j’aimais faire la fête avec mes potes, et en Bretagne, ce n’est pas au jus d’orange que l’on s’éclate (je sais, ça fait un peu cliché mais c’est une réalité encore en 2019). J’avais une aptitude phénoménale à « encaisser » l’alcool et ce, presque tous les jours. Pourquoi ai-je arrêté de consommer sans même le vouloir, sans même m’en apercevoir ? (De ma jeunesse jusqu’à maintenant, je n’ai plus bu qu’occasionnellement). Pourquoi ne suis-je pas devenu alcoolo-dépendant ? je ne sais pas. Pour le tabac, c’est une autre histoire…

   J’ai fait de nombreuses recherches, et au fil du temps, elles m’ont conduit à développer une « méthode » basée sur de l’autosuggestion, de la visualisation mentale afin de créer une détermination, une motivation sans faille (avant et au moment de l’arrêt). Il n’a jamais été question de volonté (juste le fait de vouloir ne suffit pas et paradoxalement, on constate que de nombreux fumeurs ont arrêté la clope sans même le vouloir – juste en vapotant par exemple). Cette technique personnelle m’a permis d’arrêter facilement de nombreuses fois. Néanmoins, les premiers jours de sevrage (voire plus), je ressentais plus ou moins de la frustration. Du coup, j’ai toujours eu tendance à compenser le manque par la nourriture avec la suite que l’on devine…

   Ma technique d’arrêt était bonne (pour moi) mais j’aurai dû prévoir une technique pour ne pas rechuter… Comme j’aime fumer – parce que c’est un réel plaisir pour moi – j’ai toujours fini par reprendre…  Bref, il faut intégrer que ce n’est pas parce que l’on aime quelque chose, que l’on doit y succomber ! Facile à dire…

   Cela fait environ 5-6 ans que je n’ai plus arrêté. Sauf lors d’un premier essai de vapotage bien peu concluant…

Chaque échec est une victoire.

   En effet, malgré la reprise du tabac, le temps que vous avez arrêté est de toute façon bénéfique puisque vous avez fait du bien à vos poumons (et pas qu’eux). Par ailleurs, il serait plus facile d’arrêter définitivement après plusieurs tentatives.

   Bien sûr, pour ceux qui gardent le cap, l’envie s’estompe avec le temps et disparaît. Mais même après une longue abstinence (des dizaines d’années), on peut craquer ! Si on ne veut pas recommencer, il faut garder une vigilance de tous les instants : le café, l’alcool, la fête, mais aussi une grosse contrariété, un chagrin peut vous inciter à reprendre une clope ; puis, deux, puis…et c’est reparti ! Fumer est inscrit dans notre mémoire comme un vieux dossier oublié voire effacé dans notre ordinateur ; il reste toujours une trace ; il suffit d’un clic pour l’ouvrir ou d’un logiciel pour le voir réapparaître…

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

    Parce que chaque fumeur a commencé et continué dans un contexte qui lui est propre. Je viens juste de vous raconter le mien. J’ai l’impression d’avoir peut-être un rapport atypique au tabac : en tout cas, chacun a sa propre histoire.

   En effet, que vous ayez fumé 10, 20, 30, 40 ans ou plus, vous avez développé un lien si personnel avec le tabac qu’il fait partie intégrante de votre quotidien. C’est une histoire forte, faite de convivialité, de rire, de détente…, de solitude, de pleurs, d’énervements. L’acte de fumer a accompagné vos émotions, créant une relation intime quasi affective entre le tabac et vous-même. Fumer se confond avec votre identité. Vivre de nouveau sans fumer revient d’une certaine manière à retrouver une identité perdue. Ce n’est déjà pas simple de ne plus dépendre du tabac alors quand cela devient une véritable addiction donc une pathologie… Cette problématique est sensiblement la même quand il s’agit d’alcool, de cannabis, etc. C’est bien plus qu’une routine, c’est un rituel. Le café après le déjeuner et l’apéro alcoolisé ne peuvent exister sans la cigarette ? L’endormissement ne peut se faire qu’après un joint ? On peut changer cela !

Et la vape ?

    J’avais déjà tenté la vape il y a 2 ans mais mal conseillé – pour faire du chiffre (les petites fioles à 6€, ça fidélise le client) – comme souvent en boutique, alors équipé de matériel au liquide fuyant, à l’autonomie en énergie contraignante, sous dosé en nicotine (ça, je l’ai compris dernièrement), je n’ai pas résisté longtemps au rappel de « la tueuse »…

   Par intermittence au cours de l’année dernière et surtout en septembre/octobre 2018, j’en ai eu à nouveau suffisamment marre de fumer, de dépenser de l’argent (que je n’ai pas vraiment), de porter atteinte à ma santé (je viens d’avoir 54 ans), qu’il fallait réagir !

   J’avais l’idée, l’envie mais pas la grosse détermination, le déclic imparable. Je n’ai jamais été enclin à mettre des patchs et autres substituts. Je n’avais plus le feeling pour « ma méthode ». Que faire ?

   Je ressentais une sorte de confusion : ne plus être fumeur mais en garder (que) le plaisir. J’avais peur aussi d’être encore sujet à la frustration. Et puis, je me suis trouvé, encore et toujours, plein d’excuses : par exemple, ça fume beaucoup au travail (collègues, patients).

   J’ai donc décidé d’un arrangement avec ma conscience. J’allais vapoter mais en gardant les « meilleures » clopes de la journée : une après chaque repas (donc entre 3 et 5/jour). J’ai tenu relativement facilement ce rythme en me disant que c’était un mieux –même si ce n’était pas le top : disons, un compromis acceptable ! J’ai malgré tout retrouvé un peu de souffle, un petit regain d’énergie. Mais…

  Pendant les fêtes de fin d’année, j’ai mis un coup de canif dans le contrat jusqu’à revenir progressivement courant janvier à 10-12 clopes industrielles/jour en vapotant de moins en moins (mon rythme de croisière de fumeur est de 15 roulées de tabac/jour sans additifs au nom à consonance espagnol… 😉).

   Voilà le résultat de faire des compromis ! On finit par faire revenir au galop le naturel que l’on a chassé…

  Cependant, je ne pouvais, ni ne voulais reprendre la clope comme avant ce deuxième essai de vapotage. Et je n’ai pas investi dans du matériel pour qu’il finisse au fond d’un tiroir, non merci ! Déjà que j’avais fait des mauvais choix de réservoir/résistance… En effet, il faut savoir que vaper pour arrêter la clope se fait presque toujours en indirect car c’est ce qui ressemble le plus à la manière de tirer sur la cigarette. Il faut donc user de résistance d’environ 1.5 ohm mini et vaper en faible puissance, 10 watts ou moins. Pour la vape directe, c’est le contraire ; j’ai essayé – cela s’apparente plus à la chicha – et j’ai cru que j’allais finir en réa… (j’exagère évidemment). Au moins, avec cette expérience, j’ai franchi une étape : j’ai appris à préparer mon liquide (le fameux DIY) car plus économique (mais en 6 mg trop léger en nicotine). J’ai parcouru un bon nombre de pages, groupes, blogs sur la vape en France et ailleurs. J’ai appris beaucoup grâce aux travaux de Jacques Le Houezec.

   Bref, dans la foulée de ce quasi échec, je me suis ressaisi. J’ai compris que vapoter en continuant de fumer même peu n’est pas la bonne solution (en tout cas, pas pour moi). Bien sûr que 5 clopes, c’est moins nocif que 15 mais c’est nocif quand même ! Fuck le goudron ! 

 

J’arrête !

J’arrête !

J’arrête !

 

   Prêt pour la 3eme tentative et la bonne (J’ai bon espoir), j’ai refait du liquide mieux dosé (12 mg) : la nicotine est à la feuille de tabac ce que la caféine est au grain de café ; elle n’est pas notre ennemi (Il faut vraiment un dosage extrêmement conséquent de ces 2 molécules pour que ce soit dangereux). Au pire, je serai dépendant à la nicotine mais plus addict à la clope. Au fil du temps, je diminuerai le dosage…ou pas ! 

  Outre les motivations déjà citées pour l’arrêt du tabac, je dois reconnaître que j’ai eu une discussion avec l’addictologue de mon service au sujet d’une patiente une semaine avant ce troisième essai. Elle me suggéra que je pouvais être référent, auprès des patients, pour le vapotage (elle y adhère à 100%). Fort de cette proposition, je me suis dit que ce serait plus crédible si je ne fumais plus du tout. Bien m’en a pris ! Voilà le « p’tit truc en plus » qui me manquait pour avoir THE déclic !

   Un lundi, j’ai diminué à 5 clopes sans en fumer le matin, tout en vapotant avec plus de nicotine. Cela m’a coûté un effort vraiment pas insurmontable. Ce soir-là, j’ai rangé le briquet, et bien sûr, je n’avais plus de clope. J’ai profité du mardi et du mercredi (2 jours de repos consécutifs en semaine car j’ai bossé le we d’avant) pour repartir de bon pied : que du vapotage, rien que du vapotage ! La matinée du mardi, j’ai eu envie de fumer surtout à l’approche et après le déjeuner. Mais j’ai résisté ! Arrivé au soir du 1er jour, j’étais content de moi et même si l’envie de fumer est revenue de temps en temps au cours de la journée, ça allait et puis, c’eut été trop bête de foncer au bureau de tabac… Le mercredi, plus facile que je ne pensais ; j’ai beaucoup vapoté. Normal, je n’étais occupé que par l’écriture de cet article et en principe, je fume beaucoup quand je suis en phase d’écriture.

   Voilà donc 2 jours sans toucher une clope ! Il suffisait juste de me mettre dans la peau d’un vapoteur à temps plein (et d’un ex-fumeur) ! Une petite victoire !

   Le jeudi matin, tout allait bien. Mais j’avais une appréhension car je devais affronter les fumeurs sur mon lieu de travail durant tout l’après-midi et la soirée… Eh, bien, fort de mes 2 jours et demi d’abstinence, cela se passa sans encombre.

  Au 5ème jour, j’étais à l’aise avec la vape et je n’ai pas eu envie de fumer. Les fumeurs m’indiffèrent mais je ne peux m’empêcher de taquiner mes rares collègues encore fumeurs (beaucoup vapotent). Je n’ai pas rencontré d’hostilité ; bien au contraire. Par ailleurs, j’ai senti que quelque chose changeait dans mon organisme : l’élimination du goudron et autres a commencé : une fatigue, j’ai choppé un rhume (il parait que les défenses immunitaires chutent avant de remonter au top), je tousse un peu… Cela a duré 5-6 jours.   

   Le temps a passé et je n’ai pas ressenti de manque donc pas de frustration. Le goût et l’odorat se sont améliorés. Je suis moins essoufflé.  Je revis !

   Dans la vape ? Oui à fond ! (Arôme framboise, menthe glaciale ou anis toujours en 12 mg, tirage indirect ; 2 kits complets – batterie et clearomiseur – pour alterner les arômes).

   J 9 : J’aime vaper la menthe alors que je n’aimais pas du tout les cigarettes mentholées.  En parallèle à cet arrêt du tabac, je fais une cure de détox (même si certains pensent que ça n’a pas d’effet) ; c’est un assemblage de plantes censé nettoyer les reins, les intestins, le foie, les poumons et en plus c’est bon pour la peau ! Le bon sens populaire dit « si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal » alors pourquoi ne pas essayer ?

  J 15 : L’envie de fumer n’est pas liée uniquement à un manque de nicotine ou autres substances mais à un conditionnement, un automatisme. Je ne ressens absolument aucun manque et pourtant, ce jour, alors que je venais de prendre un goûter, j’ai eu envie de fumer : je me suis « vu » me lever, prendre une clope, le briquet, ma veste et sortir sur le balcon comme ce que je faisais avant. J’ai vite chassé cette « image » de mon esprit et j’ai aussitôt vapé comme pour créer et ancrer une substitution à cet automatisme. Cependant, je ne veux pas être un vapoteur scotché à son matériel ; je souhaite garder un certain détachement dans l’idée de me passer de ça aussi un jour. Alors, la plupart du temps, je fais exprès d’attendre un peu pour vapoter à chaque fois que dans une même circonstance, j’aurai fumé.

   J 24 – J 25 : Hasard du calendrier, je suis en formation d’addictologie dans le cadre de mon travail. Je suis ravi de parfaire mes connaissances et de constater que les différents intervenants plébiscitent la vape – mais un peu trop frileusement à mon goût ! 

 

   Voilà 31 jours (ce 28 février 2019) que je suis uniquement vapoteur ! Exit la cigarette !

   Il est temps pour moi de publier cet article. Désolé pour la longueur – il me semble que c’était nécessaire de faire un article complet – et merci aux personnes qui ont eu le courage de tout lire !

  En guise de conclusion, je vous livre une lapalissade : « Le meilleur moyen de ne pas fumer, c’est de ne pas commencer ».

   Bonne vape ! 😉

   Chriss BRL

                                   ——————————————————-

Quelques conseils :

Vaper ou pas, l’essentiel, c’est d’arrêter de fumer. N’hésitez pas à consulter, à vous faire aider. Rappelez-vous que la nicotine est votre meilleure alliée dans l’arrêt du tabac : ne soyez pas pressé de diminuer son taux. Vaper n’est pas pris en charge par l’assurance maladie contrairement aux autres substituts nicotiniques ; cependant, l’achat d’un bon matériel et préparer ses liquides soi-même restent abordable — rien à voir avec les dépenses liées au tabac ! 

 

Quelques liens utiles :

https://fr.vapingpost.com/conseils-tabacologue/?fbclid=IwAR2LP4SJzSkW7wLq_G73OLOpUX215ySKuswYFPnT1f8AomUxxjQxg0H3Y5c 

https://www.facebook.com/groups/lesvapoteurs/ 

https://www.facebook.com/vapyou/ 

 

Edit (le 14/03/2019) :

44 jours de vape  et tout va bien !

Je souhaite attirer votre attention sur le point suivant.

Le lobby du tabac, conscient de perdre des clients, notamment à cause du vapotage a réagi en créant le tabac chauffé !

Attention ! Cela n’a rien à voir avec la vape et est quasi tout aussi mauvais que la clope classique.

Voici une vidéo instructive sur le sujet :
https://www.rts.ch/play/tv/369/video/lempire-du-tabac-contre-attaque-?id=10279439&startTime=47.76342

 
 

Edit (le 20/03/2019) :

50 jours de vape  et tout va bien ! (alternance entre le 12mg et le 9mg).

Une vidéo sur un test entre fumée de cigarette et vape : édifiant !

https://www.viously.com/6fun/W91oeEFwUm8?fbclid=IwAR1V4vc5St6vPCihBaXdCP3xMr4ubNIbvcPFfN-BCQAbQLaTRPP6BbZQcxQ

 

Une artiste que je viens de découvrir et qui nous raconte son arrêt du tabac via la vape :

 

 

 

Le 28/02/2019 – © chridriss

 

L’Homéopathie: c’est « ma » médecine…

 

       Lors d’une intervention sur un blog concernant la vaccination anti grippale H1N1, une tierce personne, à qui je parlais de prévention homéopathique, me fit remarquer qu’elle n’y croyait pas, juste une question de ressenti.
Je lui répondais que l’homéopathie fonctionne très bien avec les animaux et que ceux-ci ne sont adeptes d’aucune croyance… A l’instar de cette discussion, je  décidai de créer un article sur le sujet. Merci à toi de m’en avoir donné l’idée !

Pourquoi suis-je convaincu des biens fondés de l’homéopathie ? Pourquoi n’ai-je plus recours aux antibiotiques ? Pourquoi un traitement préventif de la grippe par homéopathie ?

Quand j’étais jeune adulte, en Bretagne, je me moquais gentiment de cette discipline médicale et pharmaceutique (alors que ma mère, mon frère et ma sœur  l’ utilisaient)…jusqu’au jour où, j’essayai sans conviction, ni croyance et toujours avec des a priori négatifs.

En effet, je faisais des angines à répétitions tous les hivers (j’étais déjà fumeur !) et une année en Janvier, une angine dégénéra  en  phlegmon.

Je ne pouvais plus rien avaler ! J’avais un « coup de taureau » ! Une fièvre de cheval ! Une haleine de phoque ! Je crachais des choses innommables…

BEURK !

Il y avait urgence ! Un médecin allopathe me mit  d’emblée sous pénicilline et commença à parler d’opération…je fus malade 3 semaines et c’est là que l’on s’aperçu que j’étais allergique (comme toute ma famille d’ailleurs) à la dite pénicilline ! Super !
La même année, à Pâques (bonjour la résurrection !), nouveau phlegmon ! Cette fois, une antibiothérapie en vint à bout après environ 3 semaines (encore ! Décidément…); ce qui au passage me détruisit la flore intestinale et provoqua une diarrhée (descente aux enfers !) qui dura plus d’ un mois !
Jamais 2 sans 3 ! En juillet, nouveau phlegmon ! Que faire ? L’opération m’attendait ! Par peur de celle-ci et en dernier recours, j’allais voir l’homéopathe de la famille. Il me donna un traitement qui me remit sur pieds plus confortablement et plus rapidement (sans effet secondaire !) et ne me parla pas d’opération ! Ouf !
Je suivis un traitement de fond (pendant 6 mois) et depuis ce jour, je ne fais plus d’angine !!! Et j’ai toujours mes amygdales !

Mon médecin actuel (homéopathe et acupuncteur) -celui qui me suis depuis que je vis à Paris (20 ans !)- me connaît très bien (c’est essentiel !) et me voit rarement ! Je m’auto-médique homéopathiquement (avec son accord téléphonique) et je suis « adepte » des recettes de « grand-mère » (miel; etc); en outre, l’herboristerie, la phytothérapie sont aussi mes copines !
Mon médecin est contre la vaccination anti-grippale A et m’a prescrit (ainsi qu’à mon fils) un traitement préventif; bien que je pense que cette fameuse grippe A est une fumisterie économico-politico-médiatico-…mais c’est une autre histoire !

Je suis rarement malade et jamais gravement. A noter, cependant, que j’ai  « la chance » de cumuler 2 maladies rares ! Je les ai mises en sommeil grâce à mon approche de la santé et à mon mental positif !  Je suis persuadé du pouvoir de l’esprit sur le corps. Les médecins spécialistes qui m’ont suivi ( je ne vais plus les voir depuis des années) ne comprennent rien à « mon cas »…

Ceci dit, je ne suis pas un gourou et ne tient pas à le devenir; chacun est libre de se gaver d’antibiotiques, de se faire vacciner contre tout et n’importe quoi…

Si je relate mon expérience, ce n’est que pour ouvrir des portes…Chacun fait ce qu’il veut, bien entendu !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

        Chriss 😉

 

Le 11/04/2010 – © Chridriss